Technicien de réseau accroupi devant un compteur placé bas dans une cave d'immeuble

Troubles musculo-squelettiques dans les métiers de l’énergie : quelles contraintes sur le réseau, en Suisse ?

Un relevé fait en intervention, du premier compteur au dernier regard, jamais au dépôt

Vos équipes partent seules le matin. Personne ne voit dans quelle position elles travaillent.

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En bref : les troubles musculo-squelettiques des métiers de l’énergie viennent d’un cumul, pas d’un geste. On relève d’abord ce que la position impose, ensuite ce que la tournée impose, et l’équipement en dernier. Une relève en cave coche les trois contraintes le même matin. NovaFree relève en intervention, jamais au dépôt.

Vos équipes partent seules le matin et reviennent le soir. Entre les deux, personne ne voit la position dans laquelle elles ont travaillé, ni combien de fois elles l’ont reprise avant midi.

Aucune source suisse ne décrit ces contraintes pour le secteur. Vous lirez ici ce que la relève, la fosse et le poteau font au corps, combien de contraintes une intervention cumule, et dans quel ordre agir. La démarche d’ensemble se lit sur la prévention des TMS en entreprise.

Agente de réseau accroupie au fond d'une fosse ouverte en voirie, bras tendus vers une conduite latérale
En fosse, la position est imposée par la conduite. Le corps s’adapte à l’ouvrage, jamais l’inverse.

Quels TMS dans ce métier : relève, maintenance de réseau, fosse ou travail en hauteur ?

Quatre situations, un point commun : la position n’est jamais choisie. Elle est imposée par l’ouvrage, et l’ouvrage a été dessiné pour durer, pas pour être entretenu.

La relève met le corps à la hauteur du compteur. Accroupi dans une cave, à genoux derrière une chaudière, le bras tendu dans un placard technique. Le geste dure une minute et se répète cent fois par semaine. Ce qui se plaint : les genoux, les épaules, le bas du dos.

La maintenance de réseau demande de porter loin du véhicule. Tampons de regard, outillage, tourets : la charge n’est pas énorme, la distance et le terrain font le reste.

Plus bas encore, la fosse impose l’accroupissement prolongé. Les genoux supportent le poids du corps pendant que les bras travaillent loin devant, souvent en torsion, dans un espace qu’aucun réglage ne corrige.

Le travail en hauteur ajoute la tenue statique. Sur un poteau ou en nacelle, les bras restent au-dessus de l’épaule et le corps se tient, sans point d’appui et sans moment pour redescendre. Le déneigement, lui, cumule le froid, la poussée et l’imprévu du sol.

Les situations décrites viennent de relevés en entreprise.

Combien de contraintes une intervention cumule-t-elle ?

Trois, presque toujours, là où les enquêtes les mesurent séparément. Aucun chiffre de branche n’existe pour ce secteur en Suisse : ce que l’on peut montrer, c’est l’ordre de grandeur national des trois contraintes qu’une intervention réunit.

Trois contraintes physiques déclarées souvent ou toujours par les salariés en Suisse Trois barres horizontales issues d’une seule enquête et d’une seule modalité. Les valeurs sont données en toutes lettres dans la légende sous le graphique. Mouvements répétitifs de la main ou du bras Positions douloureuses ou fatigantes Porter ou déplacer des charges lourdes 45,3 % 19,4 % 16,2 %
Part des salariés qui déclarent ces contraintes souvent ou toujours : mouvements répétitifs de la main ou du bras 45,3 %, positions douloureuses ou fatigantes 19,4 %, port ou déplacement de charges lourdes 16,2 %. Enquête européenne sur les conditions de travail 2021, résultats suisses publiés en 2023.

Lues séparément, ces trois valeurs concernent l’ensemble des salariés et pas un secteur. Leur intérêt est ailleurs : une relève en cave coche les trois le même matin, et c’est le cumul qui construit le trouble.

Le détail de chaque facteur se lit sur les facteurs de risque des TMS. Retenez que la répétition est le facteur dominant.

Quelles solutions dans cet environnement de travail ?

Dans l’ordre de la hiérarchie STOP des mesures, avec une particularité de secteur : presque tout se décide au dépôt, pas sur le terrain.

La tournée est le premier levier. Alterner les relèves difficiles et les relèves faciles dans la journée, répartir les caves basses sur la semaine, éviter d’enchaîner trois fosses : c’est de l’organisation, et aucun budget n’est engagé.

Le véhicule est le second. Ce qui se prépare au dépôt ne se porte plus sur place : chariot embarqué, rangement à hauteur de hanche, aide au levage des tampons. L’ordonnance 3 relative à la loi sur le travail demande d’ailleurs de fournir les équipements qui évitent le déplacement manuel (OLT 3, art. 25).

Le cadre suisse, lui, demande une justification. Selon l’effectif et les dangers présents, l’entreprise doit pouvoir justifier son organisation de la sécurité et le recours à des spécialistes (directive CFST 6508). Un relevé daté y répond.

L’équipement porté arrive en dernier, et il se heurte aux EPI. Harnais, veste haute visibilité, ceinture d’outils : la compatibilité se tranche au poste. Le Secrétariat d’État à l’économie, le SECO, écrit que les exosquelettes ne constituent qu’une mesure complémentaire (SECO, brochure exosquelettes 2025, p. 9). Le versant équipement se lit sur l’exosquelette dans les métiers de l’énergie.

Par où commencer quand l’équipe part seule le matin ?

Par la tournée, et pas par le dépôt.

  1. Cartographier les points difficiles de vos tournées : caves basses, regards lourds, accès en hauteur. Cette carte manque presque toujours, et elle se fait en une semaine.
  2. Rééquilibrer les tournées à partir de cette carte, avant tout achat : le gain est immédiat, il ne coûte rien, et il survit au changement de matériel qui viendra plus tard.
  3. Équiper le véhicule plutôt que la personne : ce qui est préparé au dépôt ne se porte plus sur le terrain.
  4. Ne décider de l’équipement porté qu’ensuite, et seulement après avoir posé le harnais, la veste haute visibilité et la ceinture d’outils sur la table, devant le fabricant.

Nicolas Wüst monte dans le véhicule et suit une tournée entière, de la première cave à la dernière. Le relevé peut conclure qu’il n’y a rien à acheter.

Nicolas Wüst, fondateur de NovaFree

Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande

Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn

Nadja Broquet, ergonome NovaFree pour la Suisse alémanique

Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique

La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn

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Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89

Vos questions

Que signifie l’abréviation TMS dans un service industriel ?

Troubles musculo-squelettiques. Les mêmes trois lettres désignent aussi un logiciel de gestion des transports. Cette page traite les atteintes des muscles, des tendons et des nerfs entretenues par le travail.

Existe-t-il des chiffres suisses pour ce secteur ?

Non, et il faut le dire. Aucune enquête fédérale ne ventile ces contraintes pour les métiers du réseau. Ce qui existe, ce sont des ordres de grandeur nationaux par type de contrainte ; l’intérêt d’une intervention est qu’elle les cumule.

Un exosquelette passe-t-il avec un harnais et une ceinture d’outils ?

C’est la question qui se tranche au poste, pas au catalogue. L’analyse mesure les dégagements, les points de contact avec les équipements déjà portés et l’encombrement réel du geste, et l’essai le vérifie sur les personnes qui travaillent là.