
Aide à la manutention manuelle de charges : quelle famille pour quel geste, en Suisse ?
Terrain relayé par RTS · Canal 9 · La Gruyère · Agri Hebdo
La Suva refuse de donner un poids maximum sans connaître le geste : c’est exactement ainsi qu’on choisit une aide.
✓ Trois modèles au moins mis en regard sur le même poste · ✓ Six familles d’aide, et le geste auquel chacune répond · ✓ Réponse sous 48 h ouvrées
Des entreprises suisses accompagnées par NovaFree








En bref : une aide à la manutention manuelle de charges équipe la tâche telle qu’elle est, pour soulever, porter, tirer ou pousser à votre place. Six familles existent. NovaFree les met en regard sur votre poste. Le geste décide, pas le poids.
Interrogée sur un poids maximum, la Suva commence par demander le contexte : le poids, la fréquence, la distance. C’est un refus, et c’est le bon.
Cette page reprend ce réflexe et va au bout : elle liste les familles d’aide, dit à quel geste chacune répond, et situe l’exosquelette parmi elles. Elle prolonge la prévention des TMS en entreprise, où les troubles musculo-squelettiques, les TMS, se traitent dans un ordre écrit.
Qu’appelle-t-on une aide à la manutention manuelle de charges ?
Tout équipement qui prend l’effort à la place du corps pour soulever, porter, tirer ou pousser, sans changer la tâche elle-même.
La nuance compte. Supprimer la reprise au sol relève de la substitution (le S de STOP). Le niveau technique, lui, se lit sur les mesures techniques (le T de STOP), qui portent les seuils de charge. Ici, on compare les familles d’aide entre elles.
Quelle contrainte cherche-t-on à réduire ?
Pas celle qu’on croit. La charge lourde n’est pas la contrainte la plus répandue au travail.
29,0 % des salariés portent ou déplacent des charges lourdes au moins un quart de leur temps de travail, contre 62,1 % qui effectuent des mouvements répétitifs de la main ou du bras sur la même durée (Secrétariat d’État à l’économie, le SECO, Enquête suisse sur la santé 2022, 2024, tableau 1 p. 11).
Conséquence directe : une aide qui soulage le dos ne fait rien pour un poignet. C’est la première raison de partir du geste.

Quelles familles d’aide existent, et que prend chacune en charge ?
Six familles, et chacune répond à un geste précis.
Le chariot et le transpalette déplacent : ils règlent le port sur une distance. La table élévatrice et le rayonnage à hauteur suppriment la flexion : ils règlent la prise au sol. Le palan et la potence lèvent une charge ponctuelle et lourde. Le manipulateur et le palonnier tiennent la charge pendant que la personne la guide.
Un convoyeur, lui, supprime le transfert entre deux postes. Et l’exosquelette ne fait rien de tout cela : il redistribue l’effort sur le corps de la personne qui porte.
Une règle les départage, et elle vient du feuillet 66128-1 de la Suva : « l’effort nécessaire ne dépend souvent pas uniquement du poids ou d’un couple ». La fréquence, la distance, la hauteur de prise et le dégagement comptent autant.
Comment choisir, et où l’exosquelette se situe-t-il en Suisse ?
Par le geste, puis par le poste. Cinq questions suffisent à écarter la moitié des familles : que fait-on de la charge, combien de fois, sur quelle distance, à quelle hauteur de prise, et quel dégagement reste-t-il entre deux machines.
Ces cinq réponses se relèvent devant le poste, pas au catalogue. Elles ne coûtent rien et elles évitent l’achat le plus fréquent : un équipement qui règle un geste que personne ne fait.
Quant à l’exosquelette, sa place est écrite. Il appartient aux mesures personnelles, le dernier niveau du principe S-T-O-P : il complète les mesures techniques et organisationnelles, il ne les remplace pas (SECO, Travail et santé, 2025).
Autrement dit, il se discute quand une aide mécanique n’est pas installable, pas avant. Le détail des modèles se lit sur le guide de l’exosquelette professionnel, et l’ordre complet sur la hiérarchie STOP, du premier au dernier niveau.
Nicolas Wüst met trois solutions en regard sur le même poste avant toute recommandation. Si la bonne réponse est un rayonnage remonté de vingt centimètres, c’est celle-là qui est écrite.
Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande
Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn
Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique
La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn
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Vos questions sur l’aide à la manutention
Quels sont les outils d’aide à la manutention ?
Six familles : chariot et transpalette, table élévatrice, palan et potence, manipulateur et palonnier, convoyeur, exosquelette. Les cinq premières déplacent ou tiennent la charge à votre place. La dernière redistribue l’effort sur le corps de la personne, et elle vient en dernier.
Quelle est la limite de charge pour la manutention manuelle en Suisse ?
Il n’existe pas de poids maximum universel, et la Suva refuse d’en donner un sans le contexte. Des valeurs de référence existent chez nous, par âge et par sexe, et elles sont traitées sur la page consacrée aux mesures techniques. Attention : les valeurs françaises qui circulent ne s’appliquent pas ici.
Quels sont les deux types de manutention ?
La manutention manuelle et la manutention mécanisée. La première fait porter la charge par une personne, la seconde par un équipement. Entre les deux, il y a un continuum : la plupart des postes sont mixtes, et c’est précisément là que le choix d’une aide se joue.
Un exosquelette remplace-t-il un transpalette ?
Non : il complète, il ne remplace pas. Un transpalette retire la charge du corps ; un exosquelette la laisse sur le corps et en redistribue une partie. Le SECO le range parmi les mesures personnelles et recommande de privilégier d’abord les autres mesures.