Responsable des ressources humaines et conseiller NovaFree préparant un dossier d'aménagement de poste destiné à un office AI cantonal

Détection précoce AI : le mode d’emploi de l’employeur en Suisse, canton par canton

Partenaires institutionnels : AI Vaud · Groupe Mutuel

La loi qui décide de votre dossier est la même dans les sept cantons ; le guichet où vous frappez, lui, n’a pas la même forme.

✓ Accompagnement jusqu’à la décision de l’office · ✓ Chaque chiffre cantonal porte l’office qui le publie et son année · ✓ Suivi en français et en allemand, depuis nos deux pôles

En bref : la détection précoce AI est l’annonce de l’employeur à son office AI cantonal, et elle ouvre le calendrier fédéral de l’intervention précoce. Loi, formulaires et délais sont fédéraux ; seul le guichet change. NovaFree prépare le dossier au poste. Aucun office ne publie de délai d’obtention.

Vous cherchez à faire financer un équipement de poste par l’assurance-invalidité, et vous ne savez pas à quelle porte frapper. Tout commence par une annonce, et c’est votre office cantonal qui la reçoit.

Un cariste en arrêt depuis six semaines, un devis sur le bureau, et une question qui n’a rien d’administratif : faut-il appeler Vevey ou Givisiez ? Voici la marche à suivre depuis l’entreprise, en Suisse : qui annonce, avec quel formulaire, dans quel délai, ce que l’office peut financer, et le numéro de votre canton. La page Financer un exosquelette pose l’ensemble des voies.

Qu’est-ce que la détection précoce AI, et qui peut l’annoncer ?

C’est une annonce, pas une demande de prestations. La détection précoce signale à l’assurance-invalidité qu’un collaborateur risque de perdre son poste pour des raisons de santé, assez tôt pour que quelque chose soit encore possible. Elle n’ouvre aucun droit à elle seule : elle ouvre un dialogue, et elle déclenche un calendrier.

L’employeur en fait partie, et il n’est pas seul. L’Office AI Canton de Berne publie la liste d’annonceurs la plus complète de la zone : l’employeur, les membres du ménage, les services sociaux, les médecins traitants, les chiropraticiens, les assurances d’indemnités journalières, les caisses-maladie, l’assurance-accidents, les caisses de pension, le chômage et l’assurance militaire. Dans les faits, l’employeur est souvent le premier à voir.

Le seuil, lui, ne se lit pas de la même façon partout. Neuchâtel et Berne publient un repère chiffré : une incapacité de travail d’au moins trente jours d’affilée, ou des absences répétées de courte durée sur douze mois.

Les cinq autres offices cantonaux romands ne l’écrivent pas et retiennent la formule fédérale, plus large : il suffit que l’assuré soit menacé d’une incapacité de travail. En cas de doute, l’annonce ne coûte qu’un formulaire.

Une précision qui évite un faux pas : à Saignelégier, l’Établissement cantonal des assurances sociales indique que l’employeur peut déclencher la détection précoce à condition d’informer préalablement son collaborateur. La démarche se fait avec la personne, jamais dans son dos.

L’Office de l’assurance-invalidité pour le canton de Vaud résume l’esprit de la chose en quatre mots : « Prévenir vaut mieux que guérir », avant d’indiquer que ses spécialistes accompagnent les entreprises dans leurs actions de prévention. La page L’AI et les exosquelettes : les trois voies détaille ensuite ce que l’assurance peut prendre en charge.

Quand annoncer, et avec quel formulaire ?

Le formulaire est fédéral, et il porte un numéro : le 001.100, « Communication pour adultes : Détection précoce » (le formulaire fédéral). Il est publié tel quel par Vaud, Genève, le Valais, le Jura et Berne.

Pour un apprenti ou un jeune collaborateur, c’est le 001.101. Deux cantons y ajoutent une pièce à eux : le Valais et le Jura publient le 008.001, « Autorisation de détection précoce », et Fribourg publie l’AI-PROC, une procuration de communication des données.

Quant au moment, deux repères circulent et ils ne disent pas la même chose. Le premier est le seuil des trente jours d’incapacité, publié par Neuchâtel et Berne.

Le second est un repère de dépôt : l’Établissement cantonal des assurances sociales jurassien écrit que la demande de prestations se dépose « au plus tard dans les six premiers mois qui suivent le début de l’incapacité de travail ». Ce n’est pas une règle jurassienne : c’est du droit fédéral que le Jura est le seul des sept offices à afficher.

Une fois l’annonce reçue, l’office dispose de trente jours pour prendre position : le délai est fédéral, il figure à l’art. 1quater du règlement sur l’assurance-invalidité. Neuchâtel et Fribourg l’affichent ; les autres l’appliquent sans l’écrire. L’ergonomie du poste de travail décrit ce qui se regarde pendant ce temps-là.

L’office AI peut-il financer un exosquelette ou un aménagement de poste ?

Au cas par cas, et la formulation compte. Il n’existe pas de reconnaissance générale des exosquelettes dans la liste des moyens auxiliaires de l’AI. Un financement est en revanche possible au cas par cas : moyens auxiliaires du poste de travail (art. 21 LAI), mesures d’intervention précoce, ou procédure d’examen des nouveaux produits, sur décision de l’office AI cantonal.

La raison de ce « cas par cas » n’est pas administrative, elle est écrite dans les critères : un moyen auxiliaire se juge sur un objectif de réadaptation et sur l’économicité. Deux critères qui se constatent sur une personne et sur un poste, jamais sur une catégorie de produit.

Le Tribunal fédéral raisonne de la même façon dans son arrêt 9C_820/2019, résumé par une revue de jurisprudence : la décision porte sur la situation, elle ne se généralise pas.

Une troisième voie existe et elle est peu connue : la procédure d’examen des nouveaux produits. Un fabricant ou un importateur peut demander à l’Office fédéral des assurances sociales d’examiner la prise en charge d’un produit nouveau, et l’office publie la liste des produits qu’il a évalués.

Enfin, l’ordre des choses ne change pas parce qu’un financement devient possible. Un équipement porté est un moyen de dernier rang : il complète le poste et l’organisation, il ne les remplace pas (SECO, Les exosquelettes et la prévention des atteintes à la santé au travail, 2025). Les voies de financement sont détaillées sur les trois voies de prise en charge par l’AI.

Responsable des ressources humaines et consultante en ergonomie réunies autour d'un dossier ouvert devant un poste de travail d'atelier
Le dossier se monte devant le poste : c’est là que se trouvent les pièces que l’office demandera.

Que se passe-t-il après l’annonce, étape par étape ?

Voici la suite, dans l’ordre où elle arrive. Les cinq étapes sont fédérales : elles se déroulent de la même façon à Vevey, à Givisiez et à Saignelégier.

  1. L’annonce de détection précoce. Formulaire 001.100, adressé à l’office AI de votre canton, après information du collaborateur.
  2. La prise de position de l’office, sous trente jours. Délai fédéral, art. 1quater du règlement sur l’assurance-invalidité. L’office dit s’il entre en matière.
  3. Les mesures d’intervention précoce. Aménagement du poste, formation, placement, orientation. L’AI Vaud publie une durée maximale de douze mois pour cette phase ; le schéma fribourgeois annonce six à douze mois.
  4. La demande de moyens auxiliaires. Formulaire 001.002 (publié par le Valais), sur la base de l’art. 21 de la loi sur l’assurance-invalidité et de son ordonnance, dont l’annexe traite du poste de travail.
  5. La facturation par le fournisseur. Formulaire 318.635, « Facture de moyens auxiliaires servant à l’aménagement du poste de travail / dans le domaine de tâches de la personne assurée ». Il est rempli par le fournisseur du moyen auxiliaire, pas par l’assuré.

Deux remarques valent mieux qu’une promesse. La première : une étape franchie n’engage pas la suivante ; chacune se décide sur la situation de la personne.

La seconde : l’étape 3 et l’étape 4 relèvent de deux régimes différents, avec deux formulaires différents, et c’est la confusion la plus fréquente. L’essai encadré au poste réel, un mois durant, se place avant le dossier, pas après : il fournit ce que le dossier devra démontrer.

Qu’est-ce qui est fédéral, et qu’est-ce qui dépend de votre canton ?

Presque tout est fédéral. Trois familles de guichet se partagent ces sept cantons, et elles appliquent la même règle.

La règle est la même dans les sept cantons ; la porte n’a pas la même forme

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Ce qui ne change pas, où que soit votre entreprise
  • La base légale est fédérale : l’art. 7d et l’art. 21 de la loi fédérale sur l’assurance-invalidité, puis l’ordonnance concernant la remise de moyens auxiliaires et son annexe.
  • Un moyen auxiliaire « doit poursuivre un objectif de réadaptation et satisfaire aux critères fixés par la loi, notamment au critère d’économicité », écrit l’Office fédéral des assurances sociales dans sa fiche du 23 décembre 2024.
  • L’office prend position dans les trente jours qui suivent votre annonce.
  • L’intervention précoce est plafonnée à 20 000 francs par assuré (art. 1octies du règlement sur l’assurance-invalidité, RS 831.201).
  • Les formulaires sont fédéraux, le 001.100 en tête, à deux exceptions près : le 008.001 et l’AI-PROC.
  • La procédure d’examen des nouveaux produits relève de la Confédération, jamais du guichet cantonal.
  • Le service médical régional qui appuie l’office est régional, pas cantonal : quatre de ces cantons partagent le même.
Ce qui change d’un canton à l’autre
  • Qui instruit votre dossier : l’office AI du canton où travaille votre collaborateur, et lui seul.
  • La forme du guichet : un office AI autonome à Vaud, en Valais, à Neuchâtel et à Berne ; un office cantonal multi-assurances à Genève ; un établissement cantonal multi-assurances à Fribourg et dans le Jura.
  • Qui décroche : quatre offices publient une ligne ou une boîte réservée aux employeurs, trois n’en publient aucune.
  • Le formulaire employeur qui s’ajoute : le Valais et le Jura demandent le 008.001, Fribourg l’AI-PROC.
  • Le délai que vous lirez : douze mois au maximum pour l’intervention précoce à Vaud, six à douze mois dans le schéma fribourgeois, le repère de six mois affiché par le seul Jura.
  • Ce que l’office met en ligne, et ce qu’il tait : chacun publie une pièce que les six autres gardent pour eux.
  • L’adresse, les horaires et le numéro : sept organisations diffèrent, pas sept droits.

Ce socle a une conséquence directe pour une entreprise multi-sites : le dossier ne change pas de nature selon le canton du collaborateur. Ce sont les pièces qui voyagent, pas les règles.

Un mot sur les délais, parce qu'ils se lisent mal les uns à côté des autres. Fribourg en publie trois, Vaud un, Neuchâtel un, le Jura un : aucun ne contredit l'autre, ils portent sur des étapes différentes. Alignés sans précaution, ils donneraient l'impression de quatre règles concurrentes. Il n'y en a qu'une.

Et trois écarts très visibles n'en sont pas. La liste publique des experts que chaque office édite est une obligation fédérale exécutée sept fois (art. 41b du règlement sur l'assurance-invalidité), et elle porte sur l'expertise médicale, jamais sur l'aménagement d'un poste.

Le repère de six mois publié par le Jura est du droit fédéral : il est seul à l'afficher, il n'est pas seul à l'appliquer. Une absence de publication ne prouve donc rien : elle dit qu'un office ne l'écrit pas, pas qu'il ne le pratique pas.

Que publie l'office AI de votre canton, de Vaud au Jura ?

Sept fiches, relevées sur les sites officiels le 15 septembre 2026 (voir la liste fédérale des offices AI). Que votre atelier soit à Yverdon, à Bulle ou à Martigny, c'est l'office de votre canton qui décide, et il applique le même droit fédéral.

Deux choses à savoir avant de décrocher votre téléphone. Quatre offices publient une ligne ou une boîte réservée aux employeurs : Vaud, Fribourg, le Valais et le Jura. Les trois autres, Genève, Neuchâtel et Berne, n'en publient aucune : vous passerez par la centrale, et vous raconterez votre affaire deux fois.

Chaque fiche se termine par la pièce que cet office met en ligne et que les six autres gardent pour eux. C'est là que vous trouverez une réponse écrite, au lieu d'avoir à la demander.

  • Vaud : Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud, avenue Général-Guisan 8, 1800 Vevey ; ses lignes répondent du lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 00. Un office AI autonome vous répond, et il publie une ligne réservée aux employeurs, 021 925 24 14 ; la centrale reste au 021 925 24 24 et le service Entreprises écrit depuis reinsertion@vd.oai.ch. Il affiche la durée maximale de la phase d'intervention précoce, douze mois. Ses réponses aux questions des employeurs.
  • Genève : Office cantonal des assurances sociales, rue des Gares 12, 1211 Genève 2, réception et centrale ouvertes du lundi au vendredi de 9 h 00 à 16 h 00. C'est un guichet cantonal multi-assurances, qui traite l'AVS, l'AI, les allocations familiales et les prestations complémentaires sous le même toit : une ligne générale qui transfère, 022 327 27 27, et pas d'adresse électronique publiée, les échanges passant par les e-démarches et les formulaires. En contrepartie, il met en ligne des statistiques d'intervention précoce et de moyens auxiliaires, millésime 2021. Son entrée destinée aux employeurs.
  • Valais : Office cantonal AI du Valais, avenue de la Gare 15, case postale, 1951 Sion, ouvert de 8 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 17 h 00 les quatre premiers jours de la semaine, le vendredi jusqu'à 16 h 00. Autre office AI autonome, avec un seul numéro pour tous, entreprises comprises, 027 324 96 11, doublé d'une boîte dédiée à la réadaptation, readaptation@aivs.ch. On y lit la page la plus explicite de la zone sur les moyens auxiliaires du poste de travail. Son espace entreprises.
  • Fribourg : Office AI du canton de Fribourg, rattaché à l'Établissement cantonal des assurances sociales, impasse de la Colline 1, 1762 Givisiez, du lundi au vendredi de 8 h 00 à 11 h 30 puis de 14 h 00 à 16 h 30. L'établissement couvre plusieurs assurances, mais l'AI y tient sa propre ligne pour les employeurs, 026 426 72 72, derrière la réception au 026 426 70 00, avec la boîte readaptation@ecasfr.ch. Il détaille un schéma de fonctionnement en quinze étapes, avec trois délais. Sa page sur l'AI au service des entreprises.
  • Neuchâtel : Office de l'assurance-invalidité du canton de Neuchâtel, rue de Chandigarh 2, case postale 1209, 2301 La Chaux-de-Fonds, accueil de 8 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 16 h 30 en début de semaine, puis le vendredi de 8 h 00 à 14 h 00 sans interruption. Office AI autonome là aussi, mais ni numéro ni adresse électronique pour les entreprises : tout arrive par le 032 910 71 00. Il écrit le seuil des trente jours et le délai de réponse de l'office, les deux ensemble, ce qu'aucun autre ne fait. Son espace employeurs.
  • Jura : Office de l'assurance-invalidité, Établissement cantonal des assurances sociales, rue Bel-Air 3, case postale 368, 2350 Saignelégier, ouvert de 8 h 15 à 11 h 45 et de 13 h 30 à 17 h 00 jusqu'au jeudi, avec une fermeture à 16 h 00 le vendredi. L'AI y garde sa ligne directe, 032 952 11 99, devant la centrale 032 952 11 11 ; attention à la boîte, qui s'écrit ai@ecasju.ch alors que le site s'écrit ecasjura.ch. Deux bureaux reçoivent sur rendez-vous, rue du 24-Septembre 1 à Delémont et chemin des Vauches 7 à Porrentruy. Il affiche le repère de six mois pour déposer la demande de prestations. Son entrée employeurs.
  • Berne : Office AI Canton de Berne, siège à la Scheibenstrasse 70, case postale, 3001 Berne, du lundi au jeudi de 8 h 00 à 12 h 00 puis de 13 h 30 à 17 h 00, le vendredi jusqu'à 16 h 00 ; le courrier de tous ses sites part à cette adresse. Aucune ligne n'y porte le nom d'employeurs, mais une équipe de conseil leur est explicitement ouverte au 058 219 74 74, la centrale répondant au 058 219 71 11 sans adresse électronique publiée. Il range ses formulaires sous une rubrique intitulée « Aménagement du poste de travail ». Ses formulaires pour les employeurs.

Une précision qui compte pour un atelier du Jura bernois : il n'existe aucune antenne AI à Tavannes ni à Malleray. Le bureau le plus proche est celui de Bienne, rue Alexander-Schöni 12, 2501 Bienne, 058 219 74 54. C'est aussi le plus proche de notre pôle de Malleray.

Chacune de ces fiches décrit ce que l'office publie, pas ce qu'il fait. Un office qui n'affiche pas son seuil l'applique quand même ; un office qui ne nomme pas de contact employeur en a un au bout de sa ligne générale.

Un cas particulier, et il n'en existe qu'un seul. Depuis le 1er janvier 2026, les entreprises de Moutier relèvent de l'office AI du canton du Jura, et non plus de celui de Berne : les demandes, et les factures de moyens auxiliaires avec elles, partent à Saignelégier.

Le fait est publié par l'établissement jurassien, qui écrit que les demandes doivent désormais être déposées auprès de l'office AI du canton du Jura, et par le bureau AVS-AI de la commune. Ce dernier est une agence communale, pas une antenne de l'office AI. Les rentes en cours ne bougent pas, et la portée s'arrête à Moutier : Tavannes, Reconvilier et Saint-Imier restent bernoises.

Par où commencer, et quelles trois pièces réunir ?

Commençons par les limites, parce que personne ne les publie. Aucun des sept n'annonce de délai d'obtention d'un moyen auxiliaire. Aucun office ne publie de position sur les exosquelettes. La décision reste individuelle : elle porte sur une personne, un poste et un projet de maintien en emploi. Quiconque vous annonce un délai ou un taux d'acceptation invente.

Le reste vous appartient, et c'est l'essentiel. Annoncez tôt : le formulaire ne coûte rien et il ouvre le calendrier. Documentez le poste pendant que l'office instruit : gestes, charges, cadences, ce qu'une personne peut encore faire et ce qu'elle ne peut plus. Gardez la trace de vos tentatives précédentes : c'est cette trace qui montre l'objectif de réadaptation.

C'est là que nous intervenons, et pas ailleurs : nous ne décidons rien à la place de l'office, nous préparons ce qu'il faudra lui montrer. L'analyse du poste, conduite par Nicolas Wüst, produit les pièces ; le reste appartient au droit fédéral et à votre canton.

  1. Le formulaire 001.100, rempli. Nom du collaborateur, poste occupé, nature de la difficulté, et la date de début de l'incapacité si elle est connue. Il part à l'office de votre canton, après information de la personne.
  2. La description du poste, écrite. Gestes, charges, cadences, hauteurs de prise, ce que la personne peut encore faire et ce qu'elle ne peut plus. C'est la pièce que l'office n'a pas et que vous seul possédez.
  3. La trace de vos tentatives précédentes. Aménagement déjà tenté, rotation mise en place, équipement essayé : c'est cette trace qui montre l'objectif de réadaptation, et c'est l'un des deux critères de la loi.
Nicolas Wüst, fondateur de NovaFree

Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande

Vos équipes méritent mieux qu'une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C'est ma conviction depuis mes années d'industrie, et c'est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn

Nadja Broquet, ergonome NovaFree pour la Suisse alémanique

Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique

La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C'est ma conviction, et elle guide chaque poste que j'analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn

Parlons de vos postes de travail

ou appelez
Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89

Vos questions sur la détection précoce et les offices AI

Chaque canton a-t-il ses propres règles ?

Non, et c'est le contresens le plus fréquent. La loi, les critères, la procédure, les délais et onze formulaires sur treize sont fédéraux. Ce qui change d'un canton à l'autre, c'est la forme du guichet et ce que chaque office choisit de publier de la marche à suivre. Trois écarts très visibles n'en sont d'ailleurs pas : la liste publique des experts est une obligation fédérale, le repère de six mois du Jura est du droit fédéral, et les horaires relèvent de l'organisation, pas du droit.

Faut-il l'accord du collaborateur pour une détection précoce ?

Il faut au minimum l'informer. L'Établissement cantonal des assurances sociales jurassien écrit que l'employeur peut déclencher la détection précoce à condition d'informer préalablement son collaborateur. Fribourg publie de son côté une procuration cantonale de communication des données, l'AI-PROC. La démarche se conduit avec la personne : c'est aussi ce qui la rend efficace, puisque le maintien en emploi suppose son accord.

Un office peut-il refuser ce qu'un autre a accepté ?

Oui, et cela ne signifie pas que l'un des deux se trompe. Le droit appliqué est fédéral et identique, mais la décision porte sur une personne, un poste et un objectif de réadaptation. Le Tribunal fédéral raisonne ainsi dans son arrêt 9C_820/2019 : l'examen se fait sur la situation concrète, et il ne se généralise pas à une catégorie de produit. Deux dossiers voisins peuvent recevoir deux réponses différentes sans qu'aucune règle cantonale n'existe.

Combien de temps prend une décision sur un moyen auxiliaire ?

Aucun de ces offices ne le publie. Ce qui est publié porte sur d'autres étapes : les trente jours de la prise de position, les douze mois au maximum de la phase d'intervention précoce à Vaud, les six à douze mois du schéma fribourgeois, le repère de six mois du Jura pour déposer la demande.

Mon entreprise est à Moutier : quel office est compétent ?

L'office AI du canton du Jura, depuis le 1er janvier 2026. Le fait est publié par l'Établissement cantonal des assurances sociales jurassien et par le bureau AVS-AI de la commune de Moutier. Les factures, y compris celles de moyens auxiliaires, suivent le même chemin. Les rentes en cours se poursuivent sans démarche. Ce transfert concerne Moutier : Tavannes, Reconvilier et Saint-Imier restent rattachés à l'office bernois.