Bras d'aspiration articulé positionné au-dessus d'un poste de soudage dans un atelier

Ventilation du poste de travail : que demande le droit suisse ?

Ateliers suivis par Les Echos · La Télé

Tout ce que vous trouvez sur la ventilation cite un code qui n’est pas le vôtre : le droit suisse, lui, demande autre chose.

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En bref : la ventilation du poste de travail commence par ce qui émet, pas par un débit. Capter à la source, puis renouveler le local, puis vérifier dans la durée. NovaFree regarde l’air là où le geste se fait. Le cadre est l’OLT 3, jamais un code étranger.

Cherchez « ventilation poste de travail » et vous tomberez sur le Code du travail français, un décret de 1984 et des débits en mètres cubes. Rien de tout cela ne s’applique ici.

Cette page donne le cadre suisse, le choix qui compte vraiment entre capter et ventiler, ce que l’air dégradé fait à l’endurance, donc au geste et au risque de troubles musculo-squelettiques (TMS), et pourquoi une installation posée se vérifie. Les trois autres composantes se lisent sur l’ambiance physique au travail.

Que demande le droit suisse sur l’air d’un poste de travail ?

De l’air en quantité suffisante, adapté à l’usage du local. L’ordonnance 3 relative à la loi sur le travail traite la ventilation à son article 17 et la pollution de l’air à son article 18, et demande à l’article 23 que les postes soient conçus selon les principes de l’ergonomie (OLT 3, texte officiel sur Fedlex).

Pour les substances dangereuses, le régime est ailleurs : l’ordonnance sur la prévention des accidents charge la Suva d’émettre les valeurs limites aux postes de travail (OPA, texte officiel sur Fedlex).

L’ordonnance est explicite sur le principe : quand l’air est chargé de polluants, « il doit être aspiré efficacement le plus près possible de la source de pollution » (OLT 3, art. 18). Les valeurs limites des substances, elles, se consultent chez la Suva : elles ne se recopient pas.

Les débits qui circulent, en mètres cubes par heure, viennent du droit français ou de fabricants d’installations.

Capter à la source ou ventiler le local ?

Capter d’abord. C’est le seul choix qui change le résultat : un polluant arrêté au point d’émission ne se retrouve jamais dans l’air que respire l’atelier entier.

Les quatre branches d’une question d’air au poste Un tronc, l’air du poste, et quatre branches : la source, le captage, le renouvellement, le contrôle. La liste sous le schéma reprend chaque branche. L’air du poste OLT 3, art. 17 et 18 1. La source 2. Le captage 3. Le renouvellement 4. Le contrôle ce qui émet à la source le local entier dans la durée
  • 1. La source : ce qui émet, et si la tâche peut se faire autrement. Un produit substitué ne se capte plus.
  • 2. Le captage : une aspiration au point d’émission, avant que l’air du local soit chargé.
  • 3. Le renouvellement : la ventilation du local, qui dilue ce qui a échappé au captage.
  • 4. Le contrôle : la vérification périodique, sans laquelle les trois premières branches se dégradent sans bruit.
Les quatre branches, dans cet ordre. Les deux premières traitent le problème, les deux dernières le limitent.

La ventilation générale n’est pas inutile pour autant : elle traite ce qui a échappé au captage, et elle règle le confort. Mais l’employer seule pour un poste de soudage ou de ponçage revient à diluer le problème dans un plus grand volume. En cas de pollution spécifique due à des substances dangereuses, l’aération du local ne remplace jamais le traitement à l’émission.

Qu’est-ce que l’air dégradé fait au geste ?

Il fait tomber l’endurance avant de toucher la santé. C’est un lien que l’on fait rarement : poussière, fumées et chaleur d’un poste chargé coûtent de l’énergie, et l’énergie tient la qualité du geste en fin de journée.

Trois effets se voient sur le terrain. On raccourcit les cycles pour sortir de la zone. On tourne la tête pour éviter le panache, en prenant une posture de travers. Et on retire le masque quand il gêne, ce qui annule la mesure censée protéger.

C’est pour cela que l’air entre dans une analyse de poste, et pas seulement dans un contrôle d’hygiène industrielle. La prévention d’ensemble se lit sur prévenir les TMS en entreprise, et le poste de production sur l’ergonomie en atelier et en production.

Une installation posée reste-t-elle efficace ?

Pas d’elle-même, et c’est l’angle mort du sujet. Un bras d’aspiration perd sa puissance à mesure que le filtre se charge, qu’un flexible se perce ou qu’un clapet reste ouvert dans un autre atelier.

La perte est progressive et silencieuse : personne ne remarque le jour où l’aspiration ne suffit plus, parce qu’il n’y a pas de jour. Une installation vérifiée une fois par an et consignée vaut mieux qu’une installation neuve dont personne ne tient le carnet.

Trois choses se vérifient sans expert : la position du bras, réellement au point d’émission et pas rangé contre le mur ; l’état du flexible et du filtre ; et l’usage, c’est-à-dire si les opérateurs l’allument.

Que change-t-on, et dans quel ordre ?

La tâche, puis le captage, puis le local, puis la personne. Un procédé qui émet moins règle la question avant qu’elle se pose : c’est la substitution, et elle est toujours moins chère qu’une installation.

Vient ensuite le captage au point d’émission, puis le renouvellement du local. Le masque arrive en dernier, parce qu’il protège une personne à la fois, tant qu’elle le porte.

Nicolas Wüst regarde l’air là où le geste se fait, avec vos équipes, et vous remet ce qu’il a relevé. La lumière, le bruit et le climat se regardent dans la même visite : bien éclairer un poste de travail, réduire le bruit au poste, chaleur et froid au poste de travail.

Nicolas Wüst, fondateur de NovaFree

Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande

Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn

Nadja Broquet, ergonome NovaFree pour la Suisse alémanique

Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique

La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn

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Vos questions sur la ventilation du poste de travail

La ventilation est-elle obligatoire dans un local de travail en Suisse ?

L’air en quantité suffisante l’est, la machine ne l’est pas. L’OLT 3 demande une aération adaptée à l’usage du local : selon le local et l’activité, elle s’obtient naturellement ou mécaniquement. C’est une ventilation suffisante qui est exigée, dans les bureaux comme dans les locaux de production.

Ouvrir les fenêtres suffit-il dans un atelier ?

Pour un bureau souvent, pour un atelier rarement. Une fenêtre dilue, elle ne capte pas : dès qu’un procédé émet des fumées ou des poussières, l’aspiration au point d’émission fait ce qu’aucun courant d’air ne fera.

À quelle fréquence vérifie-t-on une installation d’aspiration ?

Assez souvent pour que la perte se voie avant qu’elle coûte. Aucun barème général n’existe en droit suisse : la fréquence se fixe avec le fournisseur et s’inscrit au carnet d’entretien, comme pour tout équipement de travail. Un bâtiment rénové et rendu étanche change d’ailleurs la donne : les installations dimensionnées avant les travaux ne suffisent plus toujours.