Collaboratrice et responsable regardant ensemble un poste réglé plus haut avant une reprise

Récupération après un TMS : reprendre le travail sans le refaire, en Suisse

Approche relayée par RTS · Blick · Les Echos · 24 heures

Votre collaborateur revient lundi, et le poste, lui, n’a pas changé : voici ce qui se prépare avant.

✓ Suivi en français depuis Saillon, en allemand depuis Malleray · ✓ Cinq étapes du retour, et qui tient chacune · ✓ Réponse sous 48 h ouvrées

En bref : la récupération après un TMS, un trouble musculo-squelettique, ne se joue pas qu’en cabinet : elle se joue aussi sur le poste du retour. 8,2 jours d’absence par emploi à plein temps en 2025 (OFS). NovaFree prépare ce poste. Le soin, lui, appartient au soignant.

Votre collaborateur revient lundi après six semaines d’arrêt. Le certificat est rangé, la douleur a baissé, et le poste n’a pas bougé d’un centimètre.

Cette page dit ce qui se prépare avant ce lundi-là : les cinq étapes d’un retour durable, qui tient chacune, ce que l’office AI peut faire et ce qu’il ne fait pas. Elle prolonge la prévention des troubles musculo-squelettiques par l’autre bout, celui dont personne ne parle.

Que veut dire récupérer d’un trouble musculo-squelettique ?

Deux choses différentes, et les confondre coûte cher.

La première est un travail de soin : la douleur, la mobilité, la force. Elle appartient au médecin, au physiothérapeute, à l’ergothérapeute. Nous n’y touchons pas, et cette page n’y touchera pas non plus.

La seconde est un travail d’entreprise : le poste, le geste, la cadence, l’ordre des tâches. Sans elle, la personne revient exactement dans ce qui l’a fatiguée. Le corps répare, puis le travail défait la réparation : c’est le mécanisme décrit sur comment un TMS s’installe.

Les facteurs de risque qui ont produit l’atteinte, eux, n’ont pas disparu : les contraintes biomécaniques, l’organisation, les ambiances environnementales et les facteurs individuels sont toujours là. Les conséquences pour les salariés se rejouent au premier jour.

Le coût de cette confusion se compte en jours. En 2025, un emploi salarié à plein temps a compté en moyenne 8,2 jours d’absence pour raisons de santé, contre 7,2 jours en 2019 (Office fédéral de la statistique, statistique du volume du travail, mai 2026).

Plan de travail remonté et outillage rapproché sur un poste d'atelier, avant le retour d'un collaborateur
Le poste se règle avant la reprise, pas après le deuxième arrêt.

Comment se prépare un retour au travail durable ?

Avant la reprise, pas après. Un retour qui se prépare la veille est un retour qui se refait. Nicolas Wüst fait sa première visite pendant l’arrêt, jamais le jour du retour.

  1. Rouvrir le dossier du poste. Ce que la personne faisait, combien de fois, avec quoi. Si rien n’a été relevé, c’est le moment, et cela se fait devant le poste.
  2. Écouter la contrainte, pas le diagnostic. La personne sait quel geste réveille la douleur. C’est une donnée d’entrée, pas une plainte.
  3. Décider ce qui change avant lundi. Une hauteur, une aide mécanique, un ordre de tâches, une alternance. L’aménagement se lit sur l’ergonomie du poste de travail.
  4. Caler la progressivité avec le médecin. Le taux et la durée appartiennent au médecin ; l’entreprise fournit le poste qui rend la progressivité tenable.
  5. Fixer un point de contrôle. Une date, écrite, où l’on regarde si ce qui a changé tient. Sans elle, l’aménagement se défait tout seul.

Chaque étape a un titulaire. L’entreprise tient la première, la troisième et la cinquième. Le médecin tient la quatrième. La deuxième se tient à deux.

Qui finance quoi en Suisse, et quel est le rôle de l’office AI ?

La question tombe toujours, et la réponse d’ici n’a rien à voir avec ce qu’on lit ailleurs.

Il n’existe pas d’indemnisation des TMS comme dispositif. Ce qui existe, c’est un parcours : l’assurance perte de gain ou l’assurance-accidents selon l’origine, puis, quand l’emploi est menacé, la détection précoce et l’intervention précoce de l’assurance-invalidité. Le mémento officiel qui les décrit ne porte d’ailleurs aucun montant.

Deux précisions que la loi écrit noir sur blanc. La première : « Nul ne peut se prévaloir d’un droit aux mesures d’intervention précoce » (LAI, art. 7d al. 3). La seconde : l’aménagement du poste peut être pris en charge comme moyen auxiliaire lié au poste de travail, au sens de l’art. 21 LAI, au cas par cas et sur décision de l’office AI cantonal.

Ce que cela change pour vous : on annonce une demande, jamais un droit, et le dossier se monte avec des pièces précises. La mécanique complète se lit sur le financement par l’assurance-invalidité, cas par cas.

Où s’arrête l’ergonomie-conseil, et où commence le soin ?

À une ligne, et elle est nette.

L’ergothérapeute exerce une profession de la santé réglementée : bachelor obligatoire, trois écoles, prestations remboursées sur prescription médicale à raison de neuf séances par ordonnance. L’ergonome, lui, exerce une discipline scientifique, qui n’est pas une profession de santé réglementée.

Autrement dit : nous ne soignons personne. Nous regardons un poste, nous mesurons ce qu’il demande, nous disons ce qui doit changer et nous l’écrivons. Quand c’est la personne qu’il faut accompagner, cela relève d’un soignant, et nous le disons plutôt que de le taire. Les rôles de chacun se lisent sur nos partenaires de santé et leurs rôles.

Nicolas Wüst revient au poste après la reprise, à la date fixée. C’est la seule façon de savoir si ce qui a changé a tenu.

Nicolas Wüst, fondateur de NovaFree

Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande

Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn

Nadja Broquet, ergonome NovaFree pour la Suisse alémanique

Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique

La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn

Parlons de vos postes de travail

ou appelez
Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89

Vos questions sur la récupération après un TMS

Quels sont les traitements naturels pour les troubles musculo-squelettiques ?

Cette question appartient à un soignant, pas à une entreprise de conseil. Ce que nous pouvons dire relève de l’autre moitié du problème : tant que le geste qui a produit l’atteinte revient à l’identique, aucun traitement ne tient dans la durée. Le poste fait partie du traitement, il ne le remplace pas.

Quelle est l’indemnisation pour un TMS en Suisse ?

Le mot n’a pas d’équivalent ici. Il n’existe pas de dispositif d’indemnisation des TMS : selon l’origine, c’est l’assurance-accidents ou l’assurance perte de gain maladie, et la plupart des TMS ne sont pas reconnus comme maladie professionnelle. Quand l’emploi est menacé, l’assurance-invalidité intervient par la détection et l’intervention précoces.

Combien de temps faut-il pour reprendre après un TMS ?

Aucune durée standard n’existe, et le taux de reprise se décide avec le médecin. Ce qui se prépare, en revanche, ne dépend pas du calendrier médical : le poste peut être réglé, l’ordre des tâches revu et l’aide mécanique installée avant même que la date soit connue.