Deux personnes examinent un tableau de chiffres imprimé sur une table de réunion

ROI de l’ergonomie en entreprise : comment le calculer en Suisse ?

Chiffres sourcés : AISS 2011 · OFS · OFSP · SECO · Suva

Votre direction demande ce que ça rapporte, et le seul chiffre que vous trouvez n’a pas de source. Elle le verra avant vous.

✓ Chaque montant porte l’organisme qui le publie, son année et ce qu’il mesure · ✓ Les critères de notre recommandation vous restent, même sans suite donnée · ✓ Réponse sous 48 h ouvrées

Des entreprises suisses accompagnées par NovaFree

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En bref : le ROI de l’ergonomie le plus cité vaut 2,2 pour 1, et ses auteurs écrivent que c’est une estimation non représentative d’une entreprise donnée (AISS, 2011). NovaFree publie donc une méthode de calcul avec ses sources, jamais un ratio seul.

Vous présentez un budget prévention jeudi. Le directeur financier demandera d’où vient chaque chiffre. Un ratio sans source ne survit pas à cette question.

Cette page donne la source primaire du ratio que tout le monde répète, les repères fédéraux qui alimentent un calcul, les données que vous détenez déjà, et ce que le calcul ne dira jamais. Les troubles musculo-squelettiques (TMS) coûtent, et le chiffrage se défend ou il se démonte.

D’où vient le chiffre de 2,2 pour 1 que tout le monde répète ?

D’une enquête de 2011, et ses auteurs en écrivent eux-mêmes les limites.

Le ratio provient de Bräunig et Kohstall, The return on prevention, pour l’Association internationale de la sécurité sociale (AISS), 2011 : un retour estimé à 2,20 euros pour 1 euro investi, sur la base d’entretiens standardisés menés dans 300 entreprises de 15 pays, la Suisse comprise.

Or les auteurs précisent eux-mêmes que ces résultats sont des estimations, qu’ils ne sont pas représentatifs d’une entreprise particulière, et que les entreprises interrogées étaient déjà engagées dans la prévention. Un ratio tiré d’entreprises déjà convaincues ne prédit rien pour la vôtre.

C’est pour cela que nous publions une méthode plutôt qu’un chiffre. La démarche complète se lit sur la démarche, étape par étape.

Que coûte l’inaction, et avec quelles sources ?

Des ordres de grandeur publics existent. Ils ne remplacent pas votre comptabilité.

Coûts des maladies de l’appareil locomoteur en Suisse, en milliards de francs Deux barres à l’échelle, depuis zéro. Coûts de santé directs : 9,1 milliards de francs. Coûts totaux : 21 milliards de francs, dont les 9,1 milliards directs et le reste en pertes de production. Source unique : ZHAW, Université de Lucerne et BFH pour l’Office fédéral de la santé publique, données 2022. Maladies de l’appareil locomoteur : le coût annuel 0 10 20 9,1 coûts de santé directs 21 coûts totaux Échelle en milliards de francs, depuis zéro. Toutes causes confondues, dont une part seulement est liée au travail. Source : ZHAW, Université de Lucerne et BFH pour l’OFSP, données 2022.
Les 9,1 milliards de coûts de santé directs sont compris dans les 21 milliards.

Les maladies de l’appareil locomoteur représentent, en Suisse, CHF 21 milliards de coûts annuels : 9,1 milliards de coûts de santé directs et le reste en pertes de production (ZHAW / Université de Lucerne / BFH pour l’OFSP, données 2022). Toutes causes confondues, dont une part seulement est liée au travail.

Deux séries d’absences existent, et elles ne se mélangent pas. L’Office fédéral de la statistique compte 8,2 jours d’absence par emploi salarié à plein temps en 2025, contre 7,2 en 2019. MonAM (OFSP / Obsan) compte 58,2 heures par salarié et par place de travail la même année. Deux dénominateurs différents : on ne les additionne ni ne les convertit.

Pour le seul mal de dos, la perte de productivité est estimée à CHF 4 939 par personne et par an, présentéisme compris (Ligue suisse contre le rhumatisme, Rapport sur le dos 2020).

Selon une estimation du Secrétariat d’État à l’économie (SECO) de 2009, plus de 3 milliards de francs seraient évitables par de meilleures conditions de travail. La suite se lit sur prévenir les TMS : par où commencer.

Quelles données faut-il collecter dans votre entreprise ?

Celles que vous détenez déjà, sur une période fixée avant de commencer.

  • Les absences par service, et non par entreprise : une moyenne d’établissement masque le poste qui pose problème.
  • La rotation sur les postes physiques et le taux de départ, avec le coût de remplacement que vos RH savent chiffrer.
  • Les postes aménagés et les retours progressifs déjà en cours, qui coûtent et qui ne figurent nulle part.
  • Le présentéisme déclaré, recueilli par questionnaire, seul moyen d’approcher ce que l’absence ne montre pas.

Ces quatre séries se relèvent avant l’intervention et après, sur la même période de l’année. Le relevé au poste se commande sur la page faire mesurer un poste avant de chiffrer, et le moment où ces indicateurs se reprennent est décrit sur ce qui se passe après le rapport.

Quels gains ne se calculent pas ?

Trois, et ce sont souvent ceux qui décident.

  • La rétention d’un collaborateur de 55 ans sur un poste physique : son savoir-faire ne se remplace pas au prix du recrutement.
  • La capacité à recruter sur un bassin tendu, quand les conditions de travail se racontent d’un atelier à l’autre.
  • Ce qui n’est pas arrivé : un accident évité ne produit aucune ligne comptable.

Ces gains comptent et aucun chiffrage sérieux ne les capte. Les inscrire au calcul avec un montant inventé fragilise tout le reste du dossier : mieux vaut les nommer en clair et laisser la direction les peser.

Que dit le cadre suisse des incitations financières ?

Deux voies existent, et aucune ne finance l’achat d’un équipement.

Pour un poste aménagé à des fins de réinsertion, la Suva peut verser à l’entreprise une indemnité forfaitaire de 20 000 francs si les conditions sont remplies (Suva, postes de travail aménagés). Elle précise que ce soutien financier n’a aucune influence sur les primes d’assurance.

Un financement par l’assurance-invalidité reste possible au cas par cas, au titre des moyens auxiliaires liés au poste (art. 21 LAI), de l’intervention précoce ou de la procédure pour nouveaux produits ; la décision appartient à l’office AI cantonal. Le détail se lit sur les voies de financement en Suisse, et les obligations qui précèdent sur les obligations avant l’équipement.

Peut-on calculer le retour d’un exosquelette ?

Non, et c’est la phrase la plus importante de cette page.

Le SECO écrit que « peu d’études permettent de constater une amélioration de la productivité des travailleurs utilisant des exosquelettes » et qu’il n’y a « pas de données scientifiques concluantes » sur une diminution des douleurs (SECO, 12 juin 2025, p. 4). Sans effet établi, il n’y a pas de retour à calculer.

Ce qui se chiffre, c’est la dépense : elle se lit sur ce que coûte un exosquelette. Ce qui se documente, c’est le ressenti des porteurs avant et après, et le nombre de postes concernés.

Décrivez vos postes et la question que votre direction vous pose. Nicolas Wüst vous dit quelles données vous détenez déjà, et lesquelles manquent pour que le calcul tienne en séance.

Nicolas Wüst, fondateur de NovaFree

Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande

Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn

Nadja Broquet, ergonome NovaFree pour la Suisse alémanique

Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique

La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn

Parlons de vos postes de travail

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Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89

Vos questions sur le calcul du retour

Comment calcule-t-on le ROI d’une démarche ergonomique ?

Par un avant-après sur des données que vous détenez déjà. Fixez la période avant de commencer, relevez les absences par service, la rotation sur les postes physiques, les postes aménagés en cours et le présentéisme déclaré, puis reprenez les mêmes séries après l’intervention, sur la même période de l’année. Le coût de la démarche se met en regard de l’écart constaté. Le relevé initial se commande sur l’analyse de poste.

Le ratio de 2,2 pour 1 s’applique-t-il à mon entreprise ?

Non, et ses auteurs le disent. Le chiffre vient d’entretiens menés dans 300 entreprises de 15 pays pour l’AISS en 2011 ; les auteurs précisent eux-mêmes que ces résultats sont des estimations, qu’ils ne sont pas représentatifs d’une entreprise particulière, et que les entreprises interrogées étaient déjà engagées dans la prévention. Il sert à montrer qu’un retour existe, jamais à prédire le vôtre.

Quel est un bon taux de ROI ?

Il n’existe pas de seuil universel, et surtout pas en prévention. Un retour se juge sur la période que vous avez fixée, sur des données que vous détenez, et contre le coût de ne rien faire. Comparer votre résultat à un ratio publié par d’autres revient à comparer deux entreprises qui n’ont ni les mêmes postes, ni la même pyramide des âges, ni la même organisation du travail.

Un exosquelette se rentabilise-t-il ?

On ne peut pas l’affirmer. Le SECO écrit qu’il y a peu d’études montrant une amélioration de la productivité et pas de données scientifiques concluantes sur une diminution des douleurs (12 juin 2025). Un calcul de rentabilité suppose un effet établi : il ne l’est pas. Ce qui se chiffre est la dépense, et ce qui se documente est le ressenti des porteurs.