
Études de cas d’exosquelettes : que montrent les essais documentés en Suisse ?
Cas adossés à : SECO 2025 · Canal 9 · Agri · employeurs suisses, sources liées
Onze utilisateurs, six semaines de port, un questionnaire avant et après : 27 % de soulagement ressenti (Canal 9, 2025). Voilà ce que ce chiffre ne prouve pas.
✓ L’essai se déroule au poste réel, plan d’occupation établi d’avance · ✓ Le port reste volontaire, arrêter est prévu et se consigne · ✓ Réponse sous 48 h ouvrées
Des entreprises suisses accompagnées par NovaFree








En bref : une étude de cas d’exosquelette dit précisément ce qui s’est passé à un poste, chez un employeur, sur une durée donnée. NovaFree ne publie que des cas que leur auteur a publiés lui-même. Aucun d’eux ne vaut pour votre poste.
Votre direction demande des preuves avant d’ouvrir une ligne budgétaire. Tout ce que vous trouvez est signé par celui qui vend.
Quelques employeurs suisses ont publié leurs propres essais : leur méthode, leurs résultats, et parfois leurs déceptions. Les voici, attribués, avec ce que chacun prouve, puis ce qu’aucun ne prouve. Les troubles musculo-squelettiques (TMS) ne se règlent pas par un chiffre lu ailleurs.
Sur cette page :
- Qu’est-ce qu’une étude de cas prouve, et que ne prouve-t-elle pas ?
- Que montrent les essais publiés par les employeurs suisses ?
- Comment un essai se conduit-il sur le terrain ?
- Pourquoi certains porteurs arrêtent-ils en cours d’essai ?
- Que dit le cadre suisse de ces résultats ?
- Comment documenter un essai chez vous ?
Qu’est-ce qu’une étude de cas prouve, et que ne prouve-t-elle pas ?
Elle prouve qu’une chose a eu lieu quelque part, dans un contexte donné. Elle ne prouve rien sur votre atelier.
Un cas décrit un poste, pas une population. Il porte sur des gestes précis, une cadence précise, des personnes précises et une durée précise. Changez l’un des quatre et le résultat n’est plus transposable. C’est vrai des cas que nous citons ici comme de tous les autres, et le SECO le dit avant nous.
- Ce qu’un cas établit : qu’un protocole a été suivi, que des personnes ont porté un équipement, et ce qu’elles en ont dit.
- Ce qu’un cas suggère : qu’un geste comparable au vôtre pourrait réagir de façon comparable, à vérifier chez vous.
- Ce qu’un cas n’établit jamais : une réduction des douleurs, une baisse de l’absentéisme, un retour sur investissement.
C’est la raison pour laquelle nous publions la méthode avant le résultat. Le cadre général se lit sur ce que couvre le guide de l’exosquelette, et le point de départ reste l’analyse du poste, jamais le catalogue : l’analyse de poste avant l’équipement.
Que montrent les essais publiés par les employeurs suisses ?
Quatre employeurs ont publié eux-mêmes, avec leur nom et leur date. C’est ce qui les rend citables.
Aucun d’eux n’est un client ; aucun de ces essais n’a été conduit par nous. Ce sont des documents publics, et nous ne reprenons ici que ce que leurs auteurs ont écrit.
| L’employeur | Ce qu’il a publié | La réserve à garder en tête |
|---|---|---|
| La Poste Suisse (2022) | Un test de dispositifs de soutien sur ses sites logistiques, mené avec des volontaires. | Les objectifs annoncés par l’employeur ne sont pas des résultats mesurés. |
| DPD Suisse (20 février 2023) | L’essai d’un dispositif passif léger sur le tri et la remise de colis. | Un communiqué d’entreprise : pas de protocole publié, pas de mesure indépendante. |
| Jumbo avec SWICA (11 septembre 2024) | Un test en centre logistique, publié par l’assureur, avec des testeurs qui n’ont perçu aucun bénéfice. | L’essai est conduit avec un assureur ; le récit est celui de ses auteurs. |
| Heiniger Kabel (29 juillet 2026) | Un palonnier d’abord, l’équipement porté ensuite : l’ordre des mesures, écrit noir sur blanc. | Ni le modèle ni le prestataire ne sont nommés : rien à en déduire. |
Deux cas valaisans ont été racontés par la presse. Sur un site pharmaceutique valaisan, 33 collaborateurs ont été équipés d’un exosquelette et 115 d’une ceinture lombaire, selon l’entreprise (Canal 9, 13 décembre 2024).
Sur un chantier valaisan, onze utilisateurs ont rempli un questionnaire de pénibilité avant puis après six semaines de port : leurs réponses donnent 27 % de soulagement ressenti en moyenne (Canal 9, 30 octobre 2025). Ce sont des ressentis mesurés en situation, pas une performance assurée.

Comment un essai se conduit-il sur le terrain ?
Par un protocole que personne n’improvise, et qui a été décrit par un tiers avant d’être décrit par nous.
Un à deux mois de mise à disposition, selon un plan d’occupation prédéfini, un physiothérapeute ou un médecin en accompagnement, et un questionnaire rempli avant et après par chaque testeur (Agri, 14 avril 2023). Ce sont les quatre pièces qui séparent un essai d’une démonstration commerciale.
Le questionnaire est la pièce décisive : sans mesure d’avant, il n’existe aucun après. Pour savoir qui intervient pendant ces essais, voyez les partenaires qui accompagnent les essais.
Pourquoi certains porteurs arrêtent-ils en cours d’essai ?
Parce que l’acceptation se joue à l’usage, et pas à la démonstration. C’est documenté, secteur par secteur.
« Ici, beaucoup d’actions se font manuellement et les organismes peuvent en souffrir »
L’étude la plus large disponible le chiffre. Sur 161 professionnels du bâtiment suivis de six à douze mois, l’avis favorable sur l’équipement passe de 90 % avant usage à 75 % après usage réel, et plus de la moitié souhaitent continuer (Hilti / OPPBTP / ITMP, juin 2025, France).
Les auteurs concluent qu’il faut intégrer l’équipement dans une démarche globale, avec diagnostic préalable. L’étude est co-signée par un fabricant : elle se lit avec cette information, et elle porte sur l’acceptation par les opérateurs autant que sur la santé.
Un testeur qui arrête est un résultat consigné, pas une ligne effacée du rapport. Le port reste volontaire du premier au dernier jour, et le refus d’un poste entier est une information plus utile qu’un taux de satisfaction.
Que dit le cadre suisse de ces résultats ?
Il demande de la prudence, et il l’écrit.
Le SECO, le Secrétariat d’État à l’économie, est explicite : il n’y a « pas de données scientifiques concluantes » indiquant que les exosquelettes entraînent une diminution des douleurs ni des troubles musculo-squelettiques (TMS) (SECO, 12 juin 2025, p. 4).
Il ajoute que « peu d’études permettent de constater une amélioration de la productivité des travailleurs utilisant des exosquelettes » (p. 4), ce qui ferme tout argument de rendement et tout calcul de prix adossé à un gain de cadence.
Les exosquelettes ne constituent qu’une mesure complémentaire et restent limités dans leur portée (p. 9). Cela les place au dernier cran de la hiérarchie STOP, après la substitution, les mesures techniques et l’organisation. Le détail des obligations se lit sur ce que dit le droit suisse de l’exosquelette.
Un cas publié ne déplace pas cette ligne. Il montre comment un employeur a travaillé, pas que l’équipement a soigné quelqu’un.
Comment documenter un essai chez vous ?
En décidant avant de commencer ce que vous mesurerez, et en acceptant le résultat qui en sortira.
- Écrivez la question avant l’essai : quel poste, quel geste, quelle cadence, sur quelle durée.
- Mesurez l’avant avec le même questionnaire que l’après, rempli par les porteurs eux-mêmes.
- Consignez les arrêts et leurs motifs au même titre que les retours favorables.
- Gardez la trace des postes écartés : ils expliquent la décision autant que les autres.
Le déroulé complet d’un essai encadré se lit sur organiser un essai documenté au poste.
Décrivez vos postes et la question que votre direction vous pose. Nicolas Wüst vous dit ce qui se mesure chez vous, et ce qu’aucun cas publié ne dira à votre place.
Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande
Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn
Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique
La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn
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Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89
Vos questions sur les études de cas d’exosquelettes
Comment tester un exosquelette ?
Au poste réel, sur une durée, avec une mesure avant et après. Le protocole décrit par un tiers tient en quatre pièces : un à deux mois de mise à disposition, un plan d’occupation prédéfini, un physiothérapeute ou un médecin en accompagnement, et un questionnaire rempli avant et après par chaque testeur (Agri, 14 avril 2023). Une démonstration d’une heure en salle ne teste rien : elle montre.
Qui paie un essai d’exosquelette en Suisse ?
L’employeur, dans la très grande majorité des cas. Un financement par l’assurance-invalidité reste possible au cas par cas, au titre des moyens auxiliaires du poste (art. 21 LAI), de l’intervention précoce ou de la procédure pour nouveaux produits. La décision appartient à l’office AI cantonal, jamais au fournisseur. Le détail se lit sur le financement d’un exosquelette.
Un résultat mesuré chez un autre employeur vaut-il pour mon poste ?
Non. Un cas porte sur des gestes, une cadence, des personnes et une durée donnés. Votre poste diffère sur au moins l’un des quatre, et souvent sur les quatre. Un résultat publié sert à formuler une hypothèse ; il ne sert jamais de preuve pour votre atelier. C’est aussi ce que dit le SECO quand il refuse de conclure à une diminution des douleurs.
Quels résultats une entreprise peut-elle publier sans autorisation ?
Aucun qui permette de l’identifier. Le nom d’un employeur, un site reconnaissable, un chiffre propre à un atelier : tout cela demande son accord écrit. C’est pourquoi nos propres accompagnements sont décrits de façon anonymisée tant qu’ils ne sont pas documentés avec autorisation, et pourquoi les employeurs cités sur cette page le sont uniquement d’après ce qu’ils ont publié eux-mêmes.