Quatre personnes debout autour d'un établi où repose une structure dorsale, en discussion

FAQ exosquelette en Suisse : les questions qu’on nous pose

Réponses adossées au droit suisse : SECO 2025 · OLT 3 · office AI cantonal

Onze questions reviennent toujours. Les voici avec le cadre qui s’applique ici, y compris celles qu’un vendeur préfère éviter.

✓ Les limites sont dites avant les avantages · ✓ Le conseil peut conclure : pas d’exosquelette · ✓ Réponse sous 48 h ouvrées

En bref : cette FAQ exosquelette répond avec le droit suisse. On commence par les limites, on donne ensuite le statut légal, l’entretien, puis le financement. NovaFree ne vend aucun modèle et ne tient aucun stock : ces réponses ne cherchent rien à placer.

Est-ce que ça marche ? Combien ça coûte ? Qui paie ? Les mêmes questions reviennent à chaque visite d’atelier. Les réponses en ligne viennent souvent de France, dont le droit ne s’applique pas ici.

Voici les questions, une par une, avec le cadre qui vaut chez nous. Le guide du matériel est sur le guide de l’exosquelette professionnel, et le vocabulaire sur le glossaire de l’exosquelette.

Qu’est-ce qu’un exosquelette de travail ?

Une structure portée par-dessus les vêtements, qui reprend une part de l’effort sur un geste précis. Elle ne crée pas de force dans sa version la plus répandue : des ressorts ou des élastiques emmagasinent l’énergie du mouvement et la restituent, avec des pertes. Le vocabulaire du matériel est détaillé sur notre glossaire.

Le Secrétariat d’État à l’économie parle de dispositifs d’assistance physique, et les range parmi les mesures Personnelles au sens du principe S-T-O-P, en recommandant de privilégier d’autres mesures avant d’y recourir (SECO, brochure exosquelettes, 2025, p. 5). L’ordre des mesures est détaillé sur la hiérarchie STOP.

Quels sont les inconvénients d’un exosquelette ?

Il y en a cinq, et aucun n’est anecdotique. Les risques que les exosquelettes créent ou déplacent sont documentés, et les bénéfices pour la santé ne sont pas démontrés.

Ce que la zone assistée ne supporte plus, une autre articulation le supporte. Le poids du dispositif s’ajoute à la journée. L’enfilage prend du temps à chaque reprise de poste. Un équipement partagé se lave. Et la structure gêne dès que le geste sort de ce qui était prévu.

L’institut français de recherche en prévention recense le même faisceau : contraintes posturales, gêne mécanique, collisions, perte d’équilibre, charge cardiovasculaire, inconfort, surcharge attentionnelle (INRS, exosquelettes, France).

Le SECO écrit qu’il n’y a pas de données scientifiques concluantes indiquant une diminution des douleurs ou des troubles musculo-squelettiques, et ajoute que « peu d’études permettent de constater une amélioration de la productivité des travailleurs utilisant des exosquelettes » (brochure exosquelettes, p. 4). Nous ne promettons donc aucun résultat.

Quel est le statut d’un exosquelette en Suisse ?

Aucun texte fédéral ne le nomme. Ce n’est pas un équipement de protection individuelle : le SECO écrit que le potentiel de protection des exosquelettes n’est pas suffisamment démontré, et qu’ils ne sont donc pas considérés comme tels.

Ce qui s’applique, ce sont les obligations générales de l’employeur en matière de protection de la santé. La question du régime juridique complet, marquage compris, est traitée sur la norme exosquelette et ce qu’elle n’oblige pas.

Attention à une confusion fréquente : la référence en ligne sur ce sujet est française, et ce droit-là ne s’applique pas ici. Les repères utiles sont l’ordonnance 3 relative à la loi sur le travail, l’ordonnance sur la prévention des accidents et les recommandations du SECO.

Comment s’entretient un exosquelette partagé ?

Chaque jour, et ce n’est pas un détail. Les parties en contact avec la peau se retirent et se lavent, sinon le dispositif finit au vestiaire au bout de trois semaines. Le SECO n’en dit rien.

Trois règles suffisent. Une taille par personne quand c’est possible, un protocole de réglage écrit quand le partage est inévitable, et un responsable nommé dans l’équipe pour le contrôle hebdomadaire des sangles et des points d’usure.

La durée de vie, elle, tient surtout au textile et au nombre de lavages, pas à la structure. Ces postes de coût sont détaillés sur le prix d’un exosquelette.

Comment savoir si c’est la bonne réponse pour votre poste ?

Quatre questions, dans l’ordre, et vous saurez avant d’appeler qui que ce soit. Aucune foire aux questions ne remplacera ce passage devant le poste.

Quatre questions, et vous saurez

Arbre de décision : l’exosquelette est-il la bonne réponse pour ce poste Quatre questions posées dans l’ordre. Un, le geste peut-il disparaître ? Si oui, supprimez le geste, il n’y a pas d’exosquelette. Deux, la charge peut-elle remonter à hauteur de coudes ? Si oui, remontez la charge. Trois, la rotation peut-elle réduire le temps d’exposition ? Si oui, changez l’organisation. Quatre, la contrainte reste-t-elle après ces trois mesures ? Si oui seulement, un essai d’exosquelette se justifie. 1. Le geste peut-il disparaître ? oui : supprimez le geste. Pas d’exosquelette. 2. La charge peut-elle remonter ? oui : table ou chariot. Pas d’exosquelette. 3. La rotation peut-elle aider ? oui : changez le planning. Pas d’exosquelette. 4. La contrainte reste-t-elle ? oui : un essai se justifie, un mois, au poste. non non non
L’ordre compte : les trois premières mesures coûtent moins cher et agissent plus fort que la quatrième.

Si la quatrième réponse est oui, la suite se joue au poste, pas au catalogue : Nicolas Wüst observe le geste, puis l’essai dure un mois avec un physiothérapeute. Les modalités sont sur notre page d’essai en entreprise, et les voies de prise en charge sur le financement d’un exosquelette.

Nicolas Wüst, fondateur de NovaFree

Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande

Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn

Nadja Broquet, ergonome NovaFree pour la Suisse alémanique

Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique

La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn

Parlons de vos postes de travail

ou appelez
Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89

Six autres questions, et leurs réponses

Un exosquelette peut-il être porté toute la journée ?

Rarement, et ce n’est pas l’usage visé. Un dispositif se porte sur les phases où la contrainte existe, pas sur les huit heures. Le porter en continu ajoute son poids à des moments où il n’apporte rien, et c’est l’une des causes les plus fréquentes d’abandon au bout de quelques semaines.

Que se passe-t-il avec la transpiration et la chaleur ?

Une structure sanglée couvre une grande surface de peau, et cela se sent. En été, en cuisine ou en atelier chaud, c’est un critère de choix à part entière : on regarde les matières, la ventilation des appuis et la possibilité de retirer les parties en contact pour les laver. Un essai en juillet ne donne pas le même résultat qu’un essai en février.

Un exosquelette convient-il à tout le monde dans une équipe ?

Non, et cela se vérifie avant la commande. Chaque modèle a une plage de réglage bornée : hauteur d’appui, longueur des montants, tour de thorax. Une personne hors plage ne portera pas le dispositif, quelle que soit sa bonne volonté. Certaines situations médicales appellent en outre un avis du médecin du travail.

Combien coûte un exosquelette, et qui paie ?

Le prix dépend de la zone assistée, de la motorisation et du volume. Nous ne publions pas de tarif unitaire tant qu’un modèle n’est pas rattaché à un poste. Côté financement, il n’existe pas de reconnaissance générale des exosquelettes dans la liste des moyens auxiliaires de l’assurance-invalidité ; un financement reste possible au cas par cas (moyens auxiliaires du poste, art. 21 LAI, intervention précoce, procédure nouveaux produits), sur décision de l’office AI cantonal.

Faut-il acheter ou louer pour commencer ?

Ni l’un ni l’autre : commencez par essayer. Un mois de port au poste dit plus qu’un comparatif de fiches, et il coûte beaucoup moins qu’un achat qui dort. La question de la location ou de l’achat se pose ensuite, quand le modèle est choisi et que les porteurs l’ont validé.

Que faire si l’équipe refuse de porter le dispositif ?

L’écouter, parce que ce refus est une information. Il désigne presque toujours un réglage manqué, une gêne réelle ou un geste que le dispositif n’assiste pas. Une adoption ne se décrète pas : elle se constate à la troisième semaine, une fois la nouveauté retombée, et un essai qui se conclut par un non a fait son travail.