
Location ou achat d’un exosquelette en Suisse : comment trancher ?
Méthode vue sur RTS · Canal 9 · La Télé · La Gruyère
On vous répondra en euros et à la journée ; la seule question qui tranche, c’est combien de temps ce poste aura besoin d’être assisté.
✓ Les limites d’un contrat de location, dites d’avance · ✓ Trente minutes pour en parler, sans rien signer · ✓ Le conseil peut conclure « pas d’exosquelette »
Des entreprises suisses accompagnées par NovaFree








En bref : louer ou acheter un exosquelette se tranche sur la durée du besoin, pas sur le tarif. Un poste permanent s’achète, un besoin borné se loue, un doute se lève à l’essai. En Suisse, aucun prix de location n’est publié. NovaFree compare les offres, sans en vendre.
Le chantier a une date de fin ; le poste de préparation de commandes, lui, n’en a pas. C’est cette différence qui dit s’il faut louer un exosquelette ou l’acheter, poste par poste.
La question qui décide n’est pas celle du prix : c’est combien de temps ce poste aura besoin d’être assisté. Cette page pose ce critère, nomme les postes de coût qu’un contrat ne porte pas, et dit ce qui reste quand le matériel repart. Le cadre d’ensemble est dans le guide de l’exosquelette professionnel.
Sur cette page :
- Faut-il louer ou acheter un exosquelette ?
- Pourquoi les offres de location visibles en ligne ne sont-elles pas suisses ?
- Dans quels cas la location est-elle le bon premier pas ?
- Dans quels cas l’achat se défend-il ?
- Que se passe-t-il quand le matériel repart ?
- Que ne comprend pas un contrat de location ?
- Peut-on essayer avant de décider ?
- Combien coûte l’un, combien coûte l’autre ?
- Qui peut participer au financement, quelle que soit la formule ?
- À qui cette page ne s’adresse-t-elle pas ?
- Comment trancher sur vos postes, et avec qui ?
Faut-il louer ou acheter un exosquelette ?
C’est la durée du besoin au poste qui tranche, jamais le tarif affiché. Un poste qui durera se traite comme un investissement ; un besoin qui s’arrête avec un chantier, comme une charge d’exploitation. Trois situations reviennent ; une seule est un vrai choix de formule.
- Le besoin est borné. Chantier daté, saison, poste en transformation : la location suit la durée. Quand louer.
- Le poste est permanent. Le modèle a déjà tenu à ce poste : l’achat s’amortit. Quand acheter.
- Le doute n’est pas levé. On ignore si l’équipement tient au poste : ni louer ni acheter, essayer. L’essai d’abord.
Louer, acheter ou essayer : deux questions suffisent
- Fin datée, modèle éprouvéLa location. Elle suit la durée du besoin et s’arrête avec lui.
- Fin datée, modèle non éprouvéL’essai, puis la location. Un mois au poste réel tranche là où le contrat se tait.
- Poste permanent, modèle éprouvéL’achat. Le réglage acquis reste au poste, et plus rien ne justifie de payer chaque mois une incertitude levée.
- Poste permanent, modèle non éprouvéNi louer ni acheter : essayer. La formule se choisit après le bilan.
Pourquoi les offres de location visibles en ligne ne sont-elles pas suisses ?
Pour une raison simple : les premiers résultats sont tenus par des loueurs étrangers. Aucun site du pays n'apparaît parmi les premiers résultats : des loueurs français, des tarifs en euros, du matériel de ski mêlé aux équipements de travail.
Ce premier écran vous sert donc un marché voisin. Un tarif journalier en euros n'est pas une offre locale : il ne dit rien de la disponibilité du matériel ici, ni de qui viendra le régler.

Dans quels cas la location est-elle le bon premier pas ?
Quand la fin du besoin est au calendrier. Un chantier daté, une saison de vendange, un pic logistique, un poste en réaménagement : immobiliser un budget sur un équipement qui dormira ensuite n'a pas de sens.
Quand le doute porte sur les porteurs, aussi : un équipement subi finit au vestiaire. Une formule réversible laisse à l'équipe le droit de dire non.
Christian Duc, directeur de Vacherin Fribourgeois SA, raconte l'inverse une fois le temps passé, dans La Gruyère (2 avril 2024) : « C'est un peu comme quand on a dû mettre la ceinture de sécurité pour conduire. Au début, elle nous gênait. Maintenant, on se sent tout drôle si on ne la met pas. »
Une limite tout de suite : la location ne remplace pas l'essai, elle le suit. Le premier tri ne change pas, quelle que soit la formule ; il est posé dans les différences entre actif et passif.
Dans quels cas l'achat se défend-il ?
Quand le poste ne bougera pas et que le modèle a déjà tenu à ce poste. Un équipement vérifié en conditions réelles, réglé à la personne, porté depuis des semaines : une location paierait chaque mois une incertitude qui n'existe plus. Et un réglage qui a demandé du temps ne se transfère pas : rendre l'équipement, c'est recommencer.
Reste l'objection qui arrive toujours ici : c'est trop lourd. Elle se traite en mettant en face le coût de la situation actuelle, absences comprises, poste par poste et jamais en moyenne.
Que se passe-t-il quand le matériel repart ?
Le geste appris part avec la machine. La contrainte du poste, elle, reste. Ni le contrat ni la facture ne posent cette question, et c'est la seule qui engage votre prévention.
C'est une mesure personnelle, la dernière marche de la hiérarchie STOP (substitution, technique, organisationnel, personnel) : elle complète les mesures techniques et organisationnelles, elle ne les remplace pas (SECO, Les exosquelettes et la prévention des atteintes à la santé au travail, 2025). Une contrainte qui reste au poste quand le matériel repart n'a jamais été traitée ; elle a seulement été portée.
D'où notre règle avant de parler formule : on regarde d'abord ce qui peut être supprimé, mécanisé ou réorganisé. Une location qui s'achève devient alors une échéance de réexamen.

Que ne comprend pas un contrat de location ?
Un contrat porte le matériel et sa disponibilité. Il ne porte pas ce qui fait qu'un exosquelette est porté. Six postes se vérifient avant de signer.
- Le réglage à la personne. Mal ajusté, il déplace la contrainte au lieu de la réduire.
- La formation des porteurs. Un équipement enfilé sans explication ne se porte pas trois jours.
- Le suivi des premières semaines. Les réglages se reprennent, l'usage se stabilise ou s'arrête.
- L'entretien et l'usure. Élastiques, sangles, textiles : qui contrôle, qui remplace.
- L'hygiène entre deux porteurs. Un textile déjà porté se lave, et un poste se partage.
- L'assurance et la caution. Perte, casse, vol : rarement dans le prix.
Nous ne chiffrons aucun de ces postes : leur montant dépend du modèle, du nombre de porteurs et du fournisseur. Ce qui se vérifie, c'est qu'ils soient nommés dans l'offre avant la signature.
Peut-on essayer avant de décider ?
Oui, et c'est l'étape qui rend les deux autres décisions faciles. Un mois au poste réel, avec un physiothérapeute qui règle et recueille les ressentis, puis un bilan. Le déroulé est sur l'essai encadré au poste réel, jusqu'au bilan.
Combien coûte l'un, combien coûte l'autre ?
Cette page ne publie aucun montant : aucun tarif de location d'exosquelette professionnel n'est publié en francs. Les prix d'achat, eux, se relèvent en francs : le budget d'un exosquelette professionnel les rassemble.
Qui peut participer au financement, quelle que soit la formule ?
Plusieurs dispositifs allègent la charge. Aucun ne dépend de la formule retenue.
Côté assurance invalidité : il n'existe pas de reconnaissance générale des exosquelettes dans la liste des moyens auxiliaires de l'AI ; un financement reste possible au cas par cas, au titre des moyens auxiliaires du poste de travail (art. 21 LAI), des mesures d'intervention précoce ou de la procédure d'examen des nouveaux produits, sur décision de l'office AI cantonal. Le détail est dans financer un exosquelette : le panorama.
À qui cette page ne s'adresse-t-elle pas ?
À qui cherche un exosquelette de ski, de randonnée ou de trail : équipement de loisir. Pas davantage à qui cherche une aide à la marche ou un dispositif de rééducation : domaine médical, sur prescription. Ni à un particulier, enfin : nous travaillons avec des entreprises, sur des postes de travail.
Et parfois, un conseil peut conclure qu'aucun exosquelette n'a sa place à ce poste. Ni la location ni l'achat ne se posent.
Comment trancher sur vos postes, et avec qui ?
Le premier des trois temps n'a rien de commercial. L'analyse du poste : gestes, charges, cadences, durée prévisible du besoin. L'essai encadré, s'il subsiste un doute. La comparaison des formules enfin.
Ce que nous faisons alors tient en un mot : nous mettons en relation. NovaFree est un conseil indépendant en exosquelettes : nous ne louons ni ne vendons de matériel, nous n'avons d'exclusivité avec aucun fabricant.
Nous cherchons les offres, nous les comparons, nous les faisons essayer à vos postes et nous discutons les conditions avec le fournisseur. Le contrat, lui, se signe entre vous et lui. Le marché bouge vite : aucun catalogue arrêté aujourd'hui ne vaudra celui de l'an prochain, et c'est une raison de plus de partir du poste plutôt que du modèle.
Cela vaut sur vos postes, où qu'ils soient : nos deux bases, Saillon et Malleray, couvrent le pays. Côté matériel, quelle marque pour quel usage donne le panorama. Le point de départ ne change pas : votre poste. Parlons-en avec Nicolas Wüst.
Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande
Vos équipes méritent mieux qu'une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C'est ma conviction depuis mes années d'industrie, et c'est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn
Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique
La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C'est ma conviction, et elle guide chaque poste que j'analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn
Et si vos équipes l'essayaient au poste ?
Sélection multi-marques, un mois d'essai encadré, bilan objectivé, avant toute décision.
ou appelez
Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89
Vos questions sur la location et l'achat d'un exosquelette
Quel est le prix de la location d'un exosquelette ?
Aucun tarif de location d'exosquelette professionnel n'est publié en francs. Les montants visibles en ligne sont en euros et visent un autre marché. Le repère utilisable reste le prix d'achat relevé en francs : prix d'un exosquelette le détaille. Une location se chiffre au cas par cas, modèle et durée compris.
Où louer un exosquelette en Suisse ?
Auprès des fournisseurs, et le plus sûr est de passer par quelqu'un qui les connaît tous. Aucune offre locale n'apparaît sur la première page de résultats : les formules se demandent fabricant par fabricant. NovaFree les interroge et compare leurs propositions. Nous ne louons pas de matériel.
Louer engage-t-il à acheter ensuite ?
Pas de notre côté. Nous n'avons d'exclusivité avec aucun fabricant, et aucun intérêt à voir une location se transformer en achat. Ce qui vous engage, c'est le contrat signé avec le fournisseur : la question de la suite, option d'achat comprise, se pose avant la signature.
Combien de temps faut-il pour savoir si l'équipement tient au poste ?
Comptez un mois au poste réel. C'est la durée de l'essai encadré : le temps que les réglages se stabilisent et que les porteurs donnent leur avis. Plus court, on mesure une découverte. Plus long, on retarde une décision déjà prise.