Réglage d'un exosquelette dorsal sur un opérateur par une physiothérapeute, avant l'essai au poste

Exosquelette dos : soulager les lombaires dans les métiers physiques en Suisse

Essais suivis par RTS · Canal 9 · La Gruyère

Flexions, port de charges : le dispositif qui prend une partie du travail des lombaires, à faire essayer à vos équipes avant de choisir.

✓ Passif ou motorisé · ✓ Réglage à la personne, geste par geste · ✓ Un mois d’essai au poste

En bref : un exosquelette dos est un dispositif passif ou motorisé qui reprend une part de l’effort lombaire en flexion et au port de charges. Il complète les mesures techniques et organisationnelles contre les TMS, troubles musculo-squelettiques : il ne les remplace pas. NovaFree le fait essayer au poste.

Aux Transports publics lausannois, une roue complète pèse septante kilos. « Le matin quand je me lève, j’ai plus mal au dos. » C’est ce qu’un collaborateur équipé racontait à Blick (19 décembre 2023).

Son cas n’a rien d’isolé. Le mal de dos fait partie des troubles musculo-squelettiques, les TMS : en Suisse, 45,8 % des salariés déclarent avoir souffert de mal de dos au cours des douze derniers mois, toutes causes confondues, selon les Conditions de travail et santé en Suisse et en Europe du SECO (2023, tableau 5) (PDF).

Si vos équipes plient et portent, cette page vous explique où un exosquelette dorsal les soulage, où il s’arrête, et comment le vérifier chez vous ; le guide de l’exosquelette professionnel pose le cadre d’ensemble.

À quoi sert un exosquelette dos ?

Il prend une partie du travail des lombaires. Quand vous vous penchez, des éléments élastiques ou des ressorts se tendent à la descente ; quand vous vous redressez, ils vous restituent une partie de l’effort emmagasiné. Le geste reste le vôtre, la structure en absorbe une fraction.

Concrètement, sur un poste de manutention, cela peut se traduire par des fins de journée moins lourdes sur le bas du dos, à condition que le modèle soit adapté au geste réel et réglé à la personne. C’est tout l’objet de l’essai au poste.

Passif ou motorisé : comment ça fonctionne ?

Le passif travaille à l’élastique et au ressort : pas de moteur, pas de batterie, un textile qui se lave et un entretien réduit. Parmi les postes équipés d’un exosquelette, c’est lui qu’on trouve dans la grande majorité des cas. Le motorisé accompagne le geste avec une assistance active, utile sur des flexions très répétées ou des situations particulières ; il pèse et coûte davantage.

Le bon réflexe n’est pas de trancher sur catalogue : c’est le geste qui décide. Exosquelette actif ou passif détaille les deux familles, leurs forces et leurs limites.

Pour quels gestes et quels métiers ?

Deux familles de gestes appellent l’exosquelette dorsal : les flexions répétées (se pencher vers un bac, une palette, un patient, un cep) et le port de charges proche du sol. On le retrouve donc partout où le dos plie : quel exosquelette pour l’entrepôt et la livraison, l’assistance dorsale sur les chantiers, mais aussi dans l’industrie et la production, en agriculture et viticulture, dans l’agroalimentaire comme dans les soins.

Un repère simple pour vous situer : si le bac se saisit à hauteur de cheville plusieurs centaines de fois par jour, le poste est candidat. Si la contrainte vient des bras levés ou de la nuque, c’est une autre zone du corps qu’il faut assister.

Qu’en disent les études, et quelles limites ?

La science a fait le tri : la revue de littérature commandée par le SECO à la ZHAW (trente-sept études retenues sur mille quatre cent soixante-deux articles examinés, 4 juillet 2024) montre que les exosquelettes dorsaux réduisent la sollicitation de certains muscles, mais peuvent en solliciter d’autres de manière inhabituelle et limiter certains mouvements : tout se joue dans l’adéquation entre le dispositif, la tâche et le réglage.

Le terrain dit la même prudence : l’étude Hilti, ITMP et OPPBTP, conduite par un fabricant auprès de 161 professionnels du bâtiment et des travaux publics (BTP) équipés d’un exosquelette d’épaules (France, juin 2025), mesure d’abord l’adhésion : 90 % d’avis favorables avant usage, 75 % après usage réel, plus de la moitié souhaitant poursuivre. Ses auteurs concluent qu’un exosquelette s’intègre dans une démarche globale, avec diagnostic préalable.

D’où la place exacte de l’outil, et son statut. La brochure 2025 du SECO sur les exosquelettes l’écrit : « Le potentiel de protection des exosquelettes n’étant pas suffisamment démontré, ils ne sont actuellement pas considérés comme des équipements de protection individuelle (EPI). » C’est une mesure personnelle, au niveau P de la hiérarchie STOP : elle complète l’aménagement du poste et l’organisation du travail, elle ne s’y substitue pas.

Nicolas Wüst le dit d’entrée aux entreprises : jamais d’exosquelette immédiatement, d’abord le poste. Un levage peut souvent se supprimer ou se mécaniser ; ce qui reste se mesure avec le feuillet Suva 66128, et un soutien mal choisi peut déplacer la contrainte au lieu de la réduire. L’essai encadré vérifie précisément ce point avant d’investir.

Physiothérapeute ajustant la sangle d'un exosquelette dos sur une collaboratrice, directement au poste de travail
Le réglage à la personne, geste par geste : la condition d’un exosquelette dos qui soulage.

Quel modèle pour votre poste ?

Le marché du dos est le plus fourni : Paexo Back, Laevo, la gamme HMT, et d’autres encore, en passif comme en motorisé. NovaFree travaille toutes marques confondues et n’a aucun modèle à vendre : notre travail est de faire correspondre un dispositif à vos gestes, vos cadences et vos gabarits.

Pour structurer l’arbitrage, les 6 critères pour choisir un exosquelette donnent la méthode complète, et la matrice comparative des modèles garde la trace de chaque essai, ressentis et réglages compris.

Comment l’essayer au poste en Suisse ?

En trois temps : l’analyse de vos postes d’abord, puis un mois d’essai en conditions réelles avec plusieurs modèles candidats, suivi par un physiothérapeute qui règle, observe et recueille les ressentis ; enfin le bilan, mesures comparées à l’appui : la décision vous appartient, achat, location ou autre mesure de prévention. Les options de financement, y compris au cas par cas avec l’AI, se regardent à ce moment-là.

Nicolas Wüst, fondateur de NovaFree

Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande

Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn

Nadja Broquet, ergonome NovaFree pour la Suisse alémanique

Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique

La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn

Et si vos équipes l’essayaient au poste ?

Sélection multi-marques, un mois d’essai encadré, bilan objectivé, avant toute décision.

ou appelez
Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89

Vos questions sur l’exosquelette dos

Un exosquelette dos est-il un EPI ?

Non : les exosquelettes ne sont pas considérés, à ce jour, comme des équipements de protection individuelle. L’INRS les classe parmi les dispositifs d’assistance physique (DAP) : ils assistent le geste, ils ne protègent pas d’un danger extérieur. Cela change le cadre : le port reste volontaire et l’intégration passe par une démarche de prévention, pas par une simple dotation. En Suisse, la brochure 2025 du SECO tranche dans le même sens : le potentiel de protection n’étant pas suffisamment démontré, l’exosquelette n’y est pas considéré comme un EPI, et l’utilisation volontaire est préconisée.

Combien pèse un exosquelette dos ?

Autour d’un à deux kilos pour la plupart des passifs, portés comme un sac à dos ou un gilet ; les modèles motorisés pèsent davantage, batterie comprise. Au-delà du chiffre, c’est la répartition du poids et la compatibilité avec vos équipements qui décident du confort réel : cela se juge au poste, pas sur la fiche technique.

Exosquelette ou ceinture lombaire : quelle différence ?

La ceinture maintient, l’exosquelette assiste. Une ceinture lombaire rigidifie et rappelle la posture ; un exosquelette dorsal stocke une partie de l’effort de flexion et le restitue au redressement. Les deux peuvent coexister dans une démarche de prévention, mais ils ne répondent pas au même besoin ni au même niveau de contrainte.

L’assurance-invalidité peut-elle financer un exosquelette dos ?

Au cas par cas, oui : un financement est possible au titre des moyens auxiliaires liés au poste (art. 21 LAI), de l’intervention précoce ou de la procédure applicable aux nouveaux produits ; la décision revient à l’office AI cantonal. Le dossier se prépare avec des mesures objectives du poste : les options de financement détaillent les quatre voies possibles, l’AI comprise.

Que disent les collaborateurs qui le portent ?

Que le confort se gagne, et que le port doit rester un choix. Les retours de terrain convergent : quelques jours d’adaptation, des réglages repris au fil des semaines, et des usages différents selon les personnes, du port continu au port ciblé sur les tâches pénibles. Le mois d’essai encadré le mesure, ressentis compris, avant toute décision.