Deux personnes assises de part et d'autre d'une table d'atelier, l'une remplit une feuille, l'autre écoute

Questionnaire nordique : comment dépister les TMS dans une entreprise suisse ?

Vus dans Terre & Nature · La Télé · Blick

Avant de mesurer un poste, il y a plus simple et souvent plus juste : demander aux gens où ça fait mal.

✓ Chaque chiffre publié porte sa source ; sinon, nous l’écrivons · ✓ Vos équipes répondent dans leur langue, en français depuis Saillon, en allemand depuis Malleray · ✓ Réponse sous 48 h ouvrées

En bref : le questionnaire nordique est un dépistage déclaratif, zone du corps par zone du corps. Il rend une carte, pas un diagnostic. NovaFree le fait passer avant toute analyse de poste. Il ne remplace ni un médecin ni une mesure, et il ne prétend pas le faire.

Un agriculteur vaudois résume vingt ans de dos abîmé en une phrase : « Avoir mal, c’est le lot de tous les paysans. » (Florian Etter, dans Terre & Nature, 17 octobre 2024).

Tant que la douleur reste normale, personne ne la signale. Cette page dit comment poser la question autrement et ce que les réponses permettent. Elle prolonge la page sur le choix d’une méthode d’évaluation ergonomique selon la contrainte, contre les troubles musculo-squelettiques, les TMS.

Qu’est-ce que le questionnaire nordique ?

Une check-list de dépistage, remplie par les personnes elles-mêmes. Elle demande, région du corps par région du corps, quels symptômes sont apparus et depuis quand.

Il a une histoire suisse que personne ne raconte. L’étude SBiB, commandée en 2010 par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) à la Haute école de Lucerne, a bâti sa partie musculo-squelettique sur ce questionnaire. Ce n’est pas une curiosité étrangère.

Ce qu’il rend est une carte : telle équipe se plaint des épaules, telle autre de rien. C’est peu, et c’est ce qui déclenche le reste.

Qui le fait passer, et à quelle fréquence ?

Quelqu’un qui n’évalue pas les personnes. La condition compte davantage que la méthode elle-même, et c’est ce que montre l’usage qu’en fait la recherche suisse.

Dans l’enquête SBiB du SECO et de la Haute école de Lucerne, l’entreprise activait elle-même le questionnaire de ses collaborateurs, mais les réponses partaient chez la direction de l’étude, qui les enregistrait anonymement. La distribution peut rester interne ; le dépouillement doit sortir de la hiérarchie.

Un chef d’équipe qui lit lui-même les feuilles obtiendra des réponses prudentes, là où un tiers en obtient d’autres : c’est une question de position, pas de confiance.

Pour la fréquence : une fois avant de changer quelque chose, une fois après, sans quoi personne ne saura si le changement a produit un effet. Un poste saisonnier se dépiste à la saison dure.

Que faut-il avoir réglé avant de le faire passer ?

Neuf points, et aucun n’est technique. Chacun, négligé, suffit à rendre l’enquête inutilisable.

Avant la première feuille distribuée : neuf points à vérifier

Cochez ce que vous pouvez constater vous-même. Chaque ligne est un fait, pas une intention.

Ce qui se règle avant de distribuer

Ce qui se règle sur la feuille elle-même

Points tirés de notre pratique et de l’ordonnance 3 relative à la loi sur le travail (OLT 3), article 23. Cette liste s’imprime.

Le point que l’on oublie en premier

Une enquête sans suite promise devient une enquête sans réponse l’année d’après.

Main qui coche une case sur une feuille vierge posée sur un établi, atelier flou au second plan
Une carte, pas un diagnostic : il dit où le corps encaisse, jamais pourquoi.

Que fait-on des réponses, dans une entreprise suisse ?

On va voir les postes que la carte désigne, et eux seuls : cela évite d’analyser vingt postes quand trois posent problème.

Le relais se choisit selon la carte. Des épaules sur des gestes répétitifs appellent une cotation du haut du corps avec la méthode RULA, que la Suva nomme pour ce groupe. Un poste qui change sans cesse appelle la méthode OWAS, retenue par le SECO.

Sans point de départ, il reste le balayage d’ensemble : le feuillet Suva 66128, mode d’emploi. Les mesures viennent ensuite, dans l’ordre écrit sur la hiérarchie STOP et sur prévenir les TMS, la démarche entière.

Nicolas Wüst restitue les résultats à l’équipe avant la direction. Nous contacter pour organiser un dépistage : nous vous dirons quoi préparer, et quoi ne pas promettre.

Que ne dit pas le questionnaire ?

Il ne sert pas à diagnostiquer. Une réponse est une déclaration, pas un examen. Confondre les deux exposerait l’entreprise et, surtout, la personne.

Il ne mesure pas le poste : il dit qu’un dos souffre, pas pourquoi. La carte désigne ; elle n’explique pas. Objectiver l’effort demande autre chose : la mesure instrumentale de l’effort.

Enfin, une frontière. NovaFree fait de l’ergonomie-conseil : nous décrivons le travail. Une douleur installée relève d’un thérapeute, et nos partenaires de santé sont là.

Nicolas Wüst, fondateur de NovaFree

Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande

Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn

Nadja Broquet, ergonome NovaFree pour la Suisse alémanique

Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique

La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn

Parlons de vos postes de travail

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Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89

Vos questions sur le questionnaire nordique

Où trouver le questionnaire nordique en français ?

Chez ses éditeurs, et nulle part ailleurs. Les copies qui circulent sur les plateformes de partage ne sont fidèles à rien de vérifiable. Nous n’en publions aucune.

Les réponses doivent-elles être anonymes ?

Oui, sans exception. Et l’anonymat ne tient pas qu’à l’absence de nom : dans une équipe de quatre, une réponse se devine. Sans regroupement assez large, les réponses deviennent polies.

Que faire si personne ne déclare rien ?

Regarder d’abord comment l’enquête a été faite. Un taux de plaintes nul dans un métier physique signale plus souvent un problème de confiance qu’une absence de douleur. Les absences et les départs disent alors ce que la feuille tait.