Deux intervenants observent un opérateur à son poste dans un atelier de production

Accompagnement ergonomique en entreprise : comment se déroule le mois au poste, en Suisse ?

Méthode adossée à : OLT 3 art. 23 · art. 328 CO · Suva 66128 · protocole décrit par Agri

Le rapport d’analyse est sur votre bureau depuis trois semaines, et personne n’a encore changé un geste. Et ensuite ?

✓ Un physiothérapeute au poste pendant le mois, pour régler sur la personne · ✓ Le port reste volontaire, et un arrêt se consigne comme un résultat · ✓ Réponse sous 48 h ouvrées

En bref : un accompagnement ergonomique est le mois qui suit l’analyse. NovaFree vient au poste avec un physiothérapeute, mesure avant, règle le dispositif sur la personne, consigne les refus, puis mesure de nouveau. Ce qui change une entreprise, c’est ce mois-là, pas le rapport qui l’a précédé.

Vous avez déjà vu un rapport d’expert finir dans un classeur. Ce n’est pas un diagnostic de plus que vous cherchez.

Voici ce qui se passe pendant le mois qui suit l’analyse : qui vient, quand, ce que vous fournissez, ce qui se mesure au début et à la fin, et à quelles conditions nous vous disons d’arrêter. Les troubles musculo-squelettiques (TMS) ne reculent pas parce qu’un document l’a écrit.

Qu’est-ce qu’un accompagnement ergonomique, et où s’arrête l’audit ?

L’audit établit un diagnostic des contraintes au poste, au regard de l’ordonnance 3 relative à la loi sur le travail (OLT 3), qui demande à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé (art. 2). L’accompagnement installe ce que le diagnostic a recommandé.

Ce sont deux métiers et deux moments. L’analyse observe les gestes réels, nomme les contraintes avec un instrument daté et classe les mesures dans l’ordre. Elle se lit sur l’analyse de poste qui précède, et elle s’inscrit dans les cinq étapes de la démarche.

L’accompagnement commence là où le rapport s’arrête : au moment où quelqu’un doit changer sa façon de travailler. C’est le seul moment où une recommandation devient un fait.

Que se passe-t-il pendant le mois, semaine par semaine ?

Quatre semaines au poste, trois rôles, et des relevés à chaque bout.

Le mois au poste : qui fait quoi, dans quel ordre Trois rôles en lignes, quatre semaines en colonnes. L’ergonome-conseil relève puis ajuste, le physiothérapeute règle le dispositif sur la personne, les équipes portent sur la base du volontariat et remplissent le questionnaire avant et après. Le mois au poste : qui fait quoi Semaine 1 Semaine 2 Semaine 3 Semaine 4 Ergonome-conseil relevé au poste ajustements Physiothérapeute réglage à la personne point de contrôle Vos équipes questionnaire avant port volontaire au poste questionnaire après Aucune étape ne produit de résultat promis : elles produisent des relevés datés.
Le mois au poste, rôle par rôle. Le protocole est décrit par un tiers (Agri, 14 avril 2023), pas par nous.

Un à deux mois de mise à disposition, selon un plan d’occupation prédéfini, un physiothérapeute ou un médecin en accompagnement, et un questionnaire rempli avant et après par chaque testeur : c’est ainsi qu’un tiers l’a décrit (Agri, 14 avril 2023).

La prévention des risques ne se délègue pas à un document : elle s’installe. Ce que vous fournissez tient en trois choses : l’accès au poste pendant le travail, des créneaux tenus, et un interlocuteur qui décide. Quand l’objet du mois est un équipement, le déroulé de l’essai se lit sur organiser un essai au poste réel.

Qui est présent au poste, et pourquoi un physiothérapeute ?

Parce qu’un dispositif mal réglé ne se porte pas deux jours.

Le physiothérapeute règle le dispositif sur la personne qui le porte, jamais sur la moyenne. Hauteur, tension, appuis, amplitude autorisée : ces réglages se font sur le corps de quelqu’un, pas sur une fiche technique.

Il ne soigne pas dans ce cadre. NovaFree fait de l’ergonomie-conseil, pas de l’ergothérapie : quand une douleur relève d’une prise en charge individuelle, elle s’oriente vers un cabinet, et nous le disons sur place. Pour savoir qui vient au poste avec nous, voyez le réseau qui intervient avec nous.

Comment les équipes sont-elles embarquées ?

En leur laissant le droit de dire non, dès le premier jour.

« […] si on veut les avoir 20, 30 ans dans notre entreprise »

Le patron d’une fromagerie fribourgeoise, sur la RTS, 20 mai 2023

Un chef d’équipe qui a déjà vu passer trois projets vous dira qu’on a déjà essayé ce genre de chose. Il a raison de le dire, et c’est l’information la plus utile de la semaine 1.

Le port reste volontaire du premier au dernier jour. Un testeur qui arrête est un résultat consigné, avec son motif, et non une ligne effacée du rapport. Un poste entier qui refuse dit quelque chose du poste, pas des personnes.

Que mesure-t-on au début et à la fin ?

Ce que les porteurs déclarent, et ce que le poste impose. Jamais un gain annoncé d’avance.

  • Avant : le questionnaire de pénibilité rempli par chaque testeur, et le relevé des contraintes au poste.
  • Pendant : les arrêts, les motifs, les réglages repris, les postes écartés.
  • Après : le même questionnaire, rempli par les mêmes personnes, sur les mêmes gestes.

Nous ne promettons aucun pourcentage. Le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) écrit qu’il n’y a « pas de données scientifiques concluantes » permettant d’attribuer à ces équipements une diminution des douleurs, et qu’il existe peu d’études montrant une amélioration de la productivité (SECO, 12 juin 2025, p. 4). Pour mettre des chiffres sur ce mois, voyez comment chiffrer ce que l’accompagnement change.

Qui paie un accompagnement en Suisse ?

L’employeur, dans la très grande majorité des cas. En France, la question est celle de la subvention ; en Suisse, elle se pose autrement.

Un financement par l’assurance-invalidité reste possible au cas par cas, au titre des moyens auxiliaires liés au poste (art. 21 LAI), de l’intervention précoce, ou de la procédure pour nouveaux produits. La décision appartient à l’office AI cantonal, jamais au fournisseur et jamais à nous.

Les voies existantes sont décrites sur les voies de financement en Suisse, et la façon d’instruire un dossier sur monter un dossier avec l’office AI.

Quand un accompagnement ne sert-il à rien ?

Trois fois, et nous le disons avant d’encaisser quoi que ce soit.

  • Quand rien n’a été mesuré avant. Sans relevé d’avant, il n’existe aucun après, et le mois ne produit qu’une impression.
  • Quand la décision est déjà prise et que l’accompagnement sert à l’habiller. Le protocole ne sert plus à décider, il sert à justifier.
  • Quand l’organisation du travail interdit le changement qu’on vient installer : une cadence non négociable annule le réglage le plus fin.

Dans ces trois cas, l’équipement porté n’est de toute façon pas la première mesure : il arrive au dernier cran de la hiérarchie STOP, après la substitution, les mesures techniques et l’organisation. Plusieurs dizaines d’entreprises accompagnées nous ont appris à le dire tôt.

Décrivez votre site, vos postes et ce que votre rapport recommande. Nicolas Wüst vous dit ce que le mois peut installer chez vous, et ce qu’il ne pourra pas.

Nicolas Wüst, fondateur de NovaFree

Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande

Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn

Nadja Broquet, ergonome NovaFree pour la Suisse alémanique

Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique

La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn

Parlons de vos postes de travail

ou appelez
Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89

Vos questions sur l’accompagnement ergonomique

Combien de temps dure un accompagnement ergonomique ?

Un à deux mois, selon un plan d’occupation défini d’avance. Le protocole décrit par un tiers prévoit une mise à disposition sur cette durée, un physiothérapeute ou un médecin en accompagnement, et un questionnaire rempli avant et après par chaque testeur (Agri, 14 avril 2023). La durée n’est ni un tarif ni un engagement de résultat : c’est le temps qu’il faut pour qu’une habitude se prenne ou se refuse.

Faut-il arrêter la production pendant l’accompagnement ?

Non. L’intervention a lieu au poste, pendant le travail, sur des créneaux que vous fixez. C’est même la condition pour que les relevés veuillent dire quelque chose : un geste fait en démonstration n’a ni la cadence ni la fatigue du geste réel. Ce qui vous est demandé, ce n’est pas du temps d’arrêt, c’est de l’accès.

Que se passe-t-il si les équipes refusent de porter l’équipement ?

Le refus se consigne, et il compte. Le port reste volontaire : un testeur qui arrête en cours de mois est un résultat inscrit au rapport avec son motif, pas un échec à effacer. Quand un poste entier refuse, c’est le poste qu’il faut regarder, et souvent l’organisation du travail avant l’équipement.

Qui paie un accompagnement ergonomique en Suisse ?

L’employeur le plus souvent, au titre de ses obligations de protection de la santé et de prévention des risques. Un financement par l’assurance-invalidité reste possible au cas par cas, au titre des moyens auxiliaires liés au poste (art. 21 LAI), de l’intervention précoce ou de la procédure pour nouveaux produits ; la décision appartient à l’office AI cantonal. Le détail se lit sur le financement d’un équipement.