Agent de voirie qui soulève un conteneur roulant vers la benne d'un camion de collecte, buste fléchi

Exosquelette dans une commune en Suisse : voirie, déchets, espaces verts

Démarches de prévention relayées par RTS · La Télé · Les Echos

On teste sur les tournées avant d’équiper. Ce qu’une assistance physique change au geste d’un service technique, et ce qu’elle ne change pas.

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En bref : un exosquelette en collectivité se teste sur une tournée avant de s’acheter. NovaFree observe la voirie, la collecte et les espaces verts, puis classe les mesures. Toutes marques, aucun stock. L’équipement porté complète les mesures techniques, il ne les remplace pas.

« La Suva ne l’exige pas, ce n’est pas obligatoire. » C’est exact, et c’est rarement la bonne question à se poser.

Ce que la loi exige, c’est une démarche : que le risque soit évalué, puis que les mesures adaptées à votre service soient prises. Voici quels gestes d’un service technique une assistance physique peut soutenir contre les troubles musculo-squelettiques, les TMS, lesquels elle ne soutient pas, et comment un achat se prépare dans une commune. Le cadre est sur le guide de l’exosquelette professionnel.

Quels TMS dans ce métier ?

Trois tâches concentrent la charge dans un service technique. La collecte, qui reprend des conteneurs et des sacs au sol, des centaines de fois par tournée. La voirie, pelle, balai, pavé, bordure. Les espaces verts, taille en hauteur, débroussaillage, souffleur porté.

Le chiffre fédéral donne l’ordre de grandeur : 29,0 % des salariés portent ou déplacent des charges lourdes au moins un quart du temps de travail (SECO, Krieger et Arial, 2024). Dans une équipe de voirie, presque tout le monde est concerné.

S’y ajoute l’ancienneté. Un agent communal fait souvent le même métier pendant toute une carrière, et la contrainte s’accumule sur les mêmes articulations.

Pourquoi la polyvalence des agents complique-t-elle le choix ?

Parce qu’un agent communal ne fait pas un geste, il en fait douze. Le lundi la collecte, le mardi le cimetière, le jeudi la déchetterie, et la neige en hiver.

L’ampleur du problème dans les collectivités tient à cette variété : les métiers les plus exposés sont aussi les plus polyvalents, et les leviers pour prévenir les TMS changent d’un jour à l’autre.

Un dispositif conçu pour la flexion répétée gêne au moment de conduire. Un dispositif d’épaule ne sert à rien derrière une balayeuse. La polyvalence transforme le choix d’un modèle en choix d’un créneau : pour quelles heures de la semaine, et pour qui.

C’est aussi pour cela qu’un équipement acheté pour toute une équipe finit souvent au vestiaire. Un exosquelette qui se met et s’enlève huit fois par jour ne se met plus du tout.

Quelles solutions dans cet environnement ?

D’abord ce qui se change sans rien porter : un lève-conteneur sur la benne, une hauteur de quai à la déchetterie, une rotation entre collecte et espaces verts. Ce sont les mesures techniques de prévention, et elles précèdent l’équipement porté dans l’ordre que décrit la hiérarchie STOP, du S au P.

Le droit, lui, ne nomme aucun équipement. Il fixe les critères des mesures (l’expérience, l’état de la technique, les conditions de votre exploitation) et vous laisse choisir lesquelles. L’article qui encadre les équipements de travail est le suivant, et il mérite d’être lu tel qu’il est écrit.

Les équipements de travail

OPA, article 24, alinéa 1

Des équipements de travail ne peuvent être employés dans les entreprises […] que dans la mesure où ils ne mettent pas en danger, s’ils sont utilisés avec soin et conformément à leur destination, la sécurité et la santé des travailleurs.

Ordonnance sur la prévention des accidents, article 24, alinéa 1
Ce qu’il oblige
N’employer que des équipements qui ne créent pas eux-mêmes un danger, et les utiliser conformément à leur destination.
Ce qu’il n’oblige pas
Il ne nomme aucun équipement et n’en impose aucun. Il ne vise pas nommément les exosquelettes.
Qui contrôle
La Suva pour les entreprises qui relèvent de sa compétence, l’inspection cantonale du travail pour les autres.

Reste alors l’assistance elle-même. Pour la reprise de conteneurs et de sacs, elle porte sur la flexion du buste : voir l’exosquelette pour le dos, à la flexion. Le Secrétariat d’État à l’économie rappelle que l’exosquelette ne constitue qu’une mesure complémentaire (SECO, brochure exosquelettes, 2025). Plusieurs marques couvrent ces postes : Laevo, Auxivo, Paexo d’Ottobock, HMT.

Comment tester sur les tournées avant d’équiper ?

Sur une tournée entière, avec des volontaires, et deux familles de dispositifs. Un test de deux heures ne prouve rien.

Trois règles rendent un test lisible. Un questionnaire rempli avant et après, par chaque agent. Une période d’adaptation respectée, parce qu’un jugement porté le premier jour est faux. Un compte rendu écrit, qui vous reste, et que l’exécutif communal peut lire.

Cette trace sert deux fois. Elle documente la décision d’équiper ou de ne pas équiper, et elle appuie le dossier si un financement au cas par cas est demandé ensuite à l’assurance-invalidité. Le détail est sur le financement d’un exosquelette par l’assurance-invalidité.

Comment un exosquelette s’achète-t-il dans une commune ?

Comme tout achat public : par un marché, et donc par un cahier des charges. Ce point décide du résultat.

Un cahier des charges utile décrit le geste à assister, pas un produit. Il fixe la zone du corps, la durée de port attendue, la compatibilité avec les équipements de protection déjà portés, le nettoyage et la disponibilité des pièces d’usure. Écrire une marque dans un appel d’offres, c’est écarter la mesure.

Intégrer un exosquelette dans une commune suppose enfin de dire à quoi il sert : réduire une pénibilité nommée, protéger la santé d’une équipe, ou soutenir un maintien dans l’emploi après une atteinte. Une aide peut alors être demandée : notre évaluation la documente, et nous vous accompagnons jusqu’au choix d’un dispositif adapté à vos besoins.

Deux voies existent avant l’achat ferme. La location, pour une saison ou pour un essai long : l’arbitrage se prépare sur la page louer un exosquelette ou l’acheter. Et l’inscription de la démarche dans les obligations générales de l’employeur, que décrivent la directive MSST et les obligations de l’employeur.

Par où commencer dans votre commune ?

Par la tournée qui produit les arrêts. Elle est connue de tout le monde, et rarement documentée.

Ce qui est possible tout de suite : un audit ergonomique sur une tournée, puis un échange avec Nicolas Wüst : contacter NovaFree, en français ou en allemand.

Nicolas Wüst, fondateur de NovaFree

Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande

Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn

Nadja Broquet, ergonome NovaFree pour la Suisse alémanique

Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique

La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn

Parlons de vos postes de travail

ou appelez
Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89

Vos questions sur l’exosquelette en collectivité

Qui peut bénéficier d’un exosquelette dans un service technique ?

L’agent dont le geste est répété et dont la tâche ne peut pas être mécanisée. Ce n’est ni une question d’âge, ni une question de diagnostic. Un avis utile peut conclure qu’aucun équipement ne s’impose et qu’une rotation entre équipes ferait davantage.

Un exosquelette est-il remboursé par l’assurance pour une commune ?

Il n’existe pas de reconnaissance générale des exosquelettes dans la liste des moyens auxiliaires de l’assurance-invalidité. Un financement reste possible au cas par cas, par les moyens auxiliaires liés à l’emploi, les mesures d’intervention précoce ou la procédure d’examen des nouveaux produits, sur décision de l’office AI cantonal.

Quel est le prix d’un exosquelette pour des travaux publics ?

Le prix varie, et le nombre d’agents équipés pèse autant que le modèle. La location existe pour tester longtemps sans immobiliser un budget d’investissement. Les postes de coût sont détaillés sur la page consacrée au prix.

Qu’est-ce qu’un exosquelette pour un travailleur communal ?

Une structure portée qui rend une part de l’effort sur un geste précis. Elle ne porte pas à votre place, elle ne supprime pas la charge et elle ne soigne rien. Elle redistribue un effort, et elle peut en créer ailleurs : c’est pour cela qu’elle se teste avant de s’acheter.