Préparateur de commandes qui reprend un colis sur une palette au sol, buste fléchi, allée de rayonnage

Exosquelette en logistique en Suisse : pour quels gestes d’entrepôt ?

Évaluations d’exosquelettes relayées par RTS · Canal 9 · La Gruyère

Le picking, la palettisation, le quai : ce qu’une assistance physique change au geste, et ce qu’elle ne change pas.

✓ Le geste mesuré avant le modèle · ✓ Un mois d’essai sur vos quais, sans achat · ✓ Réponse sous 48 h ouvrées

En bref : un exosquelette en logistique assiste un geste précis du quai ou du picking, jamais l’entrepôt entier. NovaFree mesure le geste avant de proposer un modèle, toutes marques. Il complète les mesures techniques et organisationnelles, il ne les remplace pas (SECO, 2025).

29,0 % des salariés portent ou déplacent des charges lourdes pendant au moins un quart du temps de travail (SECO, Krieger et Arial, 2024). Dans un entrepôt, cette proportion décrit un horaire.

Vous cherchez à savoir si un exosquelette a sa place sur vos quais, et pour quel geste. Cette page répond par le geste : ce que l’assistance change au picking et à la palettisation, ce qu’elle ne change pas aux troubles musculo-squelettiques, les TMS, et ce qu’un essai tranche. Le cadre général est sur le guide de l’exosquelette professionnel.

Quels TMS dans ce métier ?

Trois gestes portent presque toute la charge d’un entrepôt. La préparation de commandes répète la prise et la dépose des centaines de fois par poste. La palettisation descend le buste sous la hanche, puis le remonte chargé. Le chargement au quai ajoute la marche, la rampe et le courant d’air.

Ces gestes n’usent pas les mêmes structures. Le picking sollicite l’épaule et le poignet par la répétition seule. Une palettisation charge les lombaires par la flexion. Au quai s’ajoute la torsion, parce qu’on pivote avec la charge au lieu de tourner les pieds, et personne ne tourne les pieds quand le camion attend.

Trois contraintes physiques, mesurées chez les salariés

Part des salariés exposés un quart du temps de travail ou plus Part des salariés exposés un quart du temps de travail ou plus : mouvements répétitifs de la main ou du bras 62,1 %, positions douloureuses ou fatigantes 46,7 %, portage ou déplacement de charges lourdes 29,0 %. Échelle de 0 à 70 %. Mouvements répétitifs 62,1 % Positions douloureuses 46,7 % Charges lourdes 29,0 % 0 70 %
Salariés en Suisse, agriculture exclue, n = 11 099. Modalité : un quart du temps de travail ou plus. Source : SECO, Krieger et Arial, 2024, tableau 1, page 11.

Le magasinier et le logisticien ne sont pas des cas particuliers. Ces trois contraintes sont les plus déclarées de toute la population salariée. Le versant médical du sujet, les troubles eux-mêmes et leurs mécanismes, se lit sur prévenir les TMS en entrepôt et sur les quais.

Pourquoi les mesures habituelles s’arrêtent-elles avant le quai ?

Parce que la mécanisation d’un entrepôt s’arrête là où la palette commence. Un convoyeur amène le colis, il ne le dépose pas. Le transpalette monte la charge, il ne la range pas en rayon haut. Entre deux automatismes, il reste un corps.

Le logiciel de gestion d’entrepôt, lui, raccourcit le chemin et densifie les prises : la fatigue change de nature, elle ne diminue pas. Ajoutez les pics saisonniers, où l’effectif double avec des renforts formés en deux heures, et le froid d’une plateforme frigorifique, qui raidit les gestes avant la première palette.

Cette zone, entre le dernier automatisme et la main, décide si un équipement porté a une place. Elle se regarde sur site, à l’heure où le camion charge. C’est exactement ce que la Suva propose d’observer avec le feuillet Suva 66128, contrôle des contraintes physiques.

Quelles solutions dans cet environnement ?

Dans l’ordre, et l’ordre compte. Supprimer d’abord : une hauteur de dépose remontée de vingt centimètres retire des milliers de flexions par mois. C’est le premier niveau, celui que décrit la substitution en ergonomie.

Puis mécaniser, et c’est souvent le geste le plus rentable de l’année : table élévatrice à niveau constant, préhenseur à vide, convoyeur télescopique dans la remorque. Ce niveau est celui des mesures techniques de prévention. Réorganiser ensuite : rotation entre picking et contrôle, binôme sur les charges hautes, cadence lissée sur la journée plutôt que sur la dernière heure.

L’équipement porté vient après ces trois niveaux, jamais avant. C’est le dernier étage de la hiérarchie STOP, du S au P. Le Secrétariat d’État à l’économie écrit que les exosquelettes ne constituent qu’une mesure complémentaire et restent limités dans leur portée (SECO, brochure exosquelettes, 2025).

Le droit dit le même ordre. L’ordonnance 3 relative à la loi sur le travail, l’OLT 3, demande que les installations et le travail soient conçus pour protéger la santé, et consacre son article 25 aux charges. Aucun texte n’exige un équipement précis : tous exigent que le risque soit évalué, puis réduit.

L’exosquelette peut-il aider à la manutention en entrepôt ?

Oui pour certains gestes, non pour d’autres. La réponse se donne poste par poste, jamais par catalogue.

Là où le buste plonge et remonte chargé, à la palettisation et à la reprise au sol, un dispositif lombaire reprend une part de l’effort au redressement : le principe est décrit sur l’exosquelette pour le dos, à la flexion. Quand le colis part en rayon haut, l’assistance porte sur l’épaule, et c’est un autre matériel, décrit sur l’exosquelette d’épaule, bras levés.

Deux familles existent. Le passif, sans batterie, restitue l’énergie emmagasinée par un ressort ; le motorisé fournit la sienne. Sur une cadence de picking, la différence se joue sur le poids porté toute la journée et sur la recharge d’une flotte, pas sur la fiche technique.

Le détail est sur exosquelette actif ou passif, ce qui les sépare, la méthode sur comment choisir un exosquelette, critère par critère. Plusieurs marques couvrent ces postes en Europe : Laevo, Auxivo, Paexo d’Ottobock, ExoIQ, Ironhand. Nous n’en distribuons aucune.

Deux choses qu’un exosquelette ne fait pas. Il ne remplace pas une ceinture de soutien lombaire, qui n’a ni la même fonction ni le même statut. Et il n’améliore pas le rendement d’une ligne : peu d’études permettent de constater une amélioration de la productivité des travailleurs qui en utilisent, écrit le SECO.

Quels risques l’exosquelette lui-même introduit-il en entrepôt ?

C’est la question la plus utile. Un équipement porté déplace la contrainte, il ne la supprime pas.

Le SECO écrit qu’il peut augmenter l’effort musculaire d’autres muscles, notamment les antagonistes. En France, l’INRS a mesuré un coût cardiaque supérieur de 15 % avec un dispositif de bras d’environ neuf kilos (INRS, exosquelettes, France).

Le même institut recense les risques que l’usage peut créer ou déplacer : contraintes posturales, gêne mécanique, collisions, perte d’équilibre, charge cardiovasculaire, inconfort, surcharge attentionnelle.

Traduits en entrepôt, ces mots deviennent concrets. Une allée de picking étroite transforme une structure d’épaule en gêne à chaque croisement. Une rampe de quai mouillée rend la perte d’équilibre coûteuse.

Un cariste qui monte et descend de son engin vingt fois par heure retire et remet le dispositif, ou finit par ne plus le porter. Ce sont les principaux risques à prendre en compte, et ils se vérifient sur place.

Comment se déroule un essai sur vos quais, en Suisse ?

Sur place, pendant vos créneaux, jamais en salle. L’intégration se joue pendant l’essai, pas après l’achat.

Un mois de mise à disposition selon un plan d’occupation convenu à l’avance, un physiothérapeute en accompagnement, un questionnaire rempli avant et après par chaque testeur : c’est la forme que Nicolas Wüst pratique, et elle sert d’abord à dire non quand c’est non.

Ce que nous n’avons pas encore : un cas d’entrepôt documenté et autorisé à la publication.

Ce qui est possible tout de suite : un audit ergonomique sur une ligne de picking, puis essayer un exosquelette sur vos quais.

Nicolas Wüst, fondateur de NovaFree

Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande

Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn

Nadja Broquet, ergonome NovaFree pour la Suisse alémanique

Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique

La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn

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Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89

Vos questions sur l’exosquelette en logistique

Quel est le prix d’un exosquelette pour charge lourde ?

Il n’y a pas un prix, il y a une échelle. Elle dépend de la famille, du réglage, du nombre de postes équipés et du choix entre la location et l’achat. Le détail, poste de coût par poste de coût, est sur la page consacrée au prix d’un exosquelette.

Quels sont les différents types d’exosquelettes utilisés en entrepôt ?

Deux familles, et trois zones du corps. Les passifs restituent l’énergie emmagasinée par des ressorts ou des élastiques, les motorisés la fournissent. Les zones assistées en logistique sont le dos, l’épaule et, plus rarement, la main. Le choix se fait sur la cadence et sur la durée de port, pas sur la marque.

Un exosquelette remplace-t-il une ceinture de soutien lombaire ?

Non, et la différence est de nature. La ceinture serre, l’exosquelette transfère une part de l’effort vers d’autres appuis. Aucun des deux n’est un équipement de protection individuelle : le potentiel de protection des exosquelettes n’étant pas suffisamment démontré, ils ne sont actuellement pas considérés comme des EPI (SECO, 2025).

Comment prévenir concrètement les risques liés aux exosquelettes ?

En les cherchant sur place, avant d’équiper. On vérifie la compatibilité avec les équipements réellement portés, la largeur des allées, la montée et la descente des engins, et la durée de port supportable. On prévoit où le dispositif se range en fin de poste. Et on garde une rotation : un équipement porté ne remplace jamais une organisation.