
Exosquelette de rééducation en Suisse : où s’arrête le travail ?
Ce que la Suva finance à la réinsertion · ce que fait un ergothérapeute
Nous ne soignons personne. Ce que fait un exosquelette de rééducation, ce qu’il ne fait pas au travail, et ce qui se décide au retour d’un arrêt.
✓ Nous disons ce que nous ne faisons pas · ✓ Le soin individuel relève de notre partenaire · ✓ Réponse sous 48 h ouvrées
En bref : un exosquelette de rééducation est un dispositif médical, conduit par des soignants, pour réapprendre un mouvement. Un exosquelette de travail assiste un geste de production, rien d’autre. NovaFree intervient sur le second, jamais sur le premier : le soin individuel relève de notre partenaire.
L’ergothérapie est en Suisse une profession de la santé réglementée, et elle se rembourse sur prescription médicale. L’ergonomie-conseil, elle, ne soigne personne.
Cette distinction règle la moitié des questions qu’on nous pose au retour d’un arrêt, souvent lié à des troubles musculo-squelettiques, les TMS. D’où trois points : ce que chaque objet fait, qui le conduit, et ce qu’une entreprise peut réellement décider. Le cadre général est sur le guide de l’exosquelette professionnel.
Qu’est-ce que la rééducation avec exosquelette ?
Un acte de soin, conduit dans un centre, avec des thérapeutes. Le dispositif est une structure robotisée qui aide une personne à se verticaliser et à reproduire un mouvement après une atteinte neurologique. Il se prescrit, il ne s’achète pas par une entreprise.
L’utilisation d’exosquelettes pour la rééducation motrice concerne des patients, pas des opérateurs : on cherche à faire bouger un membre, à rendre la marche possible, à retrouver un geste. C’est un travail de robotique médicale, et ses inconvénients comme ses bénéfices se mesurent dans des essais cliniques, pas dans un atelier. Ces exosquelettes-là ne ressemblent à ceux du travail que de loin.
La rééducation est conduite par des professions de santé réglementées. L’ergothérapeute exerce une profession de la santé réglementée : un bachelor d’une haute école spécialisée est obligatoire, trois écoles le délivrent, et les séances se remboursent sur prescription médicale, à raison de neuf par ordonnance.
Ce n’est pas notre métier, et nous n’en avons pas le titre. L’ergonomie est une discipline scientifique, pas une profession de santé réglementée. Nous analysons des situations de travail ; nous n’évaluons pas des personnes.
En quoi est-ce différent d’un exosquelette de travail ?
Sur tout, sauf la silhouette. L’objectif d’abord : retrouver une fonction perdue d’un côté, réduire une contrainte répétée de l’autre. L’utilisateur ensuite : un patient suivi, ou un salarié en poste.
Le cadre juridique enfin, et c’est le plus tranchant. Un dispositif de rééducation relève du domaine médical et d’une prescription. Un exosquelette de travail n’est même pas un équipement de protection individuelle : le Secrétariat d’État à l’économie écrit que le potentiel de protection des exosquelettes n’est pas suffisamment démontré (SECO, brochure exosquelettes, 2025, p. 5).
La confusion a un coût concret. Une entreprise qui cherche un dispositif de rééducation pour un collaborateur cherche au mauvais endroit : ce qu’elle peut décider, c’est le poste. Le versant financement, lui, est traité sur le financement par l’assurance-invalidité.
Que faire quand un collaborateur revient après un arrêt ?
Regarder le poste avant de regarder l’équipement. C’est moins spectaculaire, et c’est ce qui décide de la reprise.
Le même poste au retour d’un arrêt, avant et après adaptation
Avant
Après
- Le plan de travail remonte à hauteur de coudes : le tronc cesse de se pencher à chaque pièce, et la reprise devient tenable dès la première semaine.
- Les bacs quittent le sol pour un support incliné : la prise se fait bras le long du corps, sans accroupissement répété.
Images générées, personnes fictives. Elles illustrent une adaptation de poste, elles ne documentent pas un atelier réel. Aucun équipement porté : c’est le poste qui change.
Ce type d’adaptation a un soutien, et peu d’employeurs le savent. La Suva indique qu’elle « peut ainsi prendre en charge les coûts de réinsertion jusqu’à concurrence de 20 000 francs » pour l’aménagement d’un poste destiné à la réinsertion professionnelle, et précise que ce soutien financier n’a aucune influence sur les primes d’assurance (Suva, aménagement de postes de travail à des fins de réinsertion).
L’observation du poste, elle, est décrite sur l’audit ergonomique, étape par étape. Un exosquelette peut en sortir, ou non : le conseil peut conclure qu’il n’y a pas d’exosquelette à poser.
Qui fait quoi, entre Lausanne et Nyon ?
Trois rôles, et ils ne se confondent pas. Le médecin décide de l’aptitude et de la prescription. Le thérapeute conduit le soin. Nicolas Wüst et l’entreprise travaillent sur le poste.
Pour le soin individuel, notre partenaire est Holentis, dont le fondateur est ergothérapeute et dont le Programme Rachis®, dédié aux problématiques du dos, existe depuis 2015. Son siège est à Lausanne, avec une antenne à Nyon. Le détail est sur notre partenariat avec Holentis.
Et si la question porte sur la vie quotidienne plutôt que sur le travail, elle est abordée sur l’exosquelette au quotidien, hors du travail. L’exosquelette porté par le soignant lui-même, pour le transfert de patient, est un autre sujet encore : il est traité sur l’exosquelette dans les métiers du soin.
Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande
Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn
Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique
La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn
Parlons de vos postes de travail
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Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89
Vos questions sur l’exosquelette de rééducation
Qui peut bénéficier d’un exosquelette de rééducation ?
Cette décision appartient à une équipe soignante, jamais à un employeur. Elle dépend de l’atteinte, de l’état général et des objectifs du programme de soin. Nous ne sélectionnons personne et nous n’évaluons aucune capacité individuelle : notre objet, c’est le poste de travail et les contraintes qu’il impose.
Quel est le prix d’un exosquelette de rééducation ?
Nous ne publions aucun tarif sur ce marché, parce que ce n’est pas le nôtre. Ces dispositifs s’achètent par des établissements de soin, dans des conditions qui n’ont rien de commun avec un équipement d’atelier. Pour un exosquelette de travail, les postes de coût sont détaillés sur notre page consacrée au prix.
Une entreprise peut-elle acheter un exosquelette pour un collaborateur en arrêt ?
Elle peut aménager un poste, et c’est souvent ce qui manque. Un dispositif de soin se prescrit et se conduit hors de l’entreprise. En revanche, l’aménagement d’un poste destiné à une reprise peut recevoir un soutien financier, et la décision se prépare avec l’assureur concerné avant la date de reprise, pas après.