
Exosquelette et handicap en Suisse : quelles voies pour le travail ?
Deux portes, deux régimes : LAI, art. 21 et art. 7d · décision de l’office AI cantonal
Un collaborateur revient, et son poste n’a pas bougé. Deux voies existent alors, elles ne se ressemblent pas, et l’une se prépare des mois à l’avance.
✓ Nous préparons le dossier, la décision reste à l’office · ✓ Le soin individuel relève de notre partenaire · ✓ Réponse sous 48 h ouvrées
En bref : un exosquelette et le handicap se croisent par deux portes. On identifie d’abord laquelle, dispositif de soin ou moyen auxiliaire du poste de travail, puis on mesure, puis on prépare le dossier écrit. NovaFree travaille la seconde porte, jamais la première.
Un collaborateur revient après une atteinte, et son poste n’a pas bougé d’un centimètre. La question du matériel arrive en général trop tard.
Parce qu’elle dépend d’une autre question, rarement posée : s’agit-il d’un dispositif de santé ou d’un aménagement de poste ? Voici la différence, qui décide, et le calendrier réel. Le cadre général est sur le guide de l’exosquelette professionnel.
De quoi parle-t-on quand on cherche un exosquelette pour le handicap ?
De deux objets que presque rien ne rapproche. L’un aide une personne à se tenir debout et à marcher : c’est un dispositif de santé, il se prescrit, il se conduit avec des soignants. L’autre assiste un geste sur un poste de production : c’est un équipement de travail, et il se décide en entreprise.
La presse mélange les deux, et n’aide pas : elle raconte la prouesse, rarement le parcours. En Suisse, Twiice est un constructeur de dispositifs de marche assistée ; nous ne le distribuons pas et nous n’intervenons pas sur ce terrain.
Un mot sur ce que cette technologie ne remplace pas. Un dispositif porté ne se substitue pas à un fauteuil roulant, pas davantage à un service d’aide à domicile : ce sont des réponses différentes, et la bonne solution pour l’emploi d’une personne dépend d’abord de ce que son poste exige.
Le versant soin est cadré sur l’exosquelette de rééducation et la frontière du soin. La suite traite le versant travail.
Quelle différence entre un dispositif médical et un moyen auxiliaire du poste ?
La différence tient en une phrase : l’un suit la personne, l’autre reste au poste. De là découlent un décideur différent, un financeur différent et un calendrier différent.
Le moyen auxiliaire du poste de travail est une notion de l’assurance-invalidité. La loi prévoit que le droit aux moyens auxiliaires s’exerce « d’après une liste que dressera le Conseil fédéral », et que l’assurance prend à sa charge les moyens auxiliaires « d’un modèle simple et adéquat » (LAI, art. 21).
Il n’existe pas de reconnaissance générale des exosquelettes dans la liste des moyens auxiliaires de l’assurance-invalidité. Un financement reste possible au cas par cas, par les moyens auxiliaires du poste de travail, les mesures d’intervention précoce ou la procédure d’examen des nouveaux produits, sur décision de l’office AI cantonal. Le détail est sur le financement par l’assurance-invalidité.
Qui peut en bénéficier, et qui décide ?
Personne ne peut l’exiger, et c’est écrit dans la loi. L’article 7d de la loi sur l’assurance-invalidité, qui organise les mesures d’intervention précoce et nomme parmi elles l’adaptation du poste de travail, précise à son alinéa 3 : « Nul ne peut se prévaloir d’un droit aux mesures d’intervention précoce. » C’est la phrase qui interdit à quiconque de vous promettre une issue.
Ce que cela change en pratique : un dossier se prépare, il ne se réclame pas. Il décrit le poste réel, la contrainte mesurée, l’équipement envisagé et ce qu’il modifie. La décision appartient ensuite à l’office AI cantonal, et les différences cantonales de porte d’entrée sont décrites sur la détection précoce canton par canton.
Un autre financeur existe, et peu d’employeurs y pensent. La Suva soutient l’aménagement d’un poste destiné à une réinsertion professionnelle, et précise que ce soutien financier n’a aucune influence sur les primes d’assurance (Suva, aménagement de postes à des fins de réinsertion).
Quant à la prescription, elle appartient au médecin, jamais à l’employeur ni à nous. Nous n’évaluons pas des personnes : nous décrivons des postes. Le soin individuel relève de notre partenaire Holentis.
Comment prépare-t-on un maintien en emploi, dans le canton de Vaud comme en Valais ?
Tôt, et par le poste. Nicolas Wüst observe la situation de travail réelle, avec la personne concernée quand elle le souhaite, et note ce qui bloque geste par geste.
Vient ensuite l’écrit, et c’est lui qui fait la différence. Un relevé daté, des photos du poste, la liste des mesures déjà prises, et la description de ce qui resterait contraignant après aménagement. Ce document sert à trois interlocuteurs : la direction, le médecin et l’office.
Le calendrier compte autant que le contenu. Une demande préparée pendant l’arrêt avance ; une demande déposée le jour de la reprise attend. La méthode d’observation est décrite sur l’audit ergonomique, étape par étape.
Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande
Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn
Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique
La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn
Parlons de vos postes de travail
ou appelez
Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89
Vos questions : exosquelette et handicap
Qui peut bénéficier d’un exosquelette au titre du handicap ?
Personne n’y a droit d’office, et tout se décide au cas par cas. Pour un poste de travail, la demande passe par l’assurance-invalidité et la décision appartient à l’office AI cantonal. Pour un usage personnel, la voie est médicale. Les deux ne se cumulent pas et ne se remplacent pas.
Qui peut prescrire un exosquelette ?
Un médecin, et uniquement pour un dispositif de santé. Un équipement de travail ne se prescrit pas : il se décide par l’entreprise, après analyse du poste. C’est la confusion la plus fréquente, et elle fait perdre du temps aux deux bouts.
Quel est le prix d’un exosquelette pour le handicap ?
Nous ne publions aucun tarif sur ce marché, qui n’est pas le nôtre. Les dispositifs de marche assistée relèvent du matériel de santé, avec des circuits d’achat et de prise en charge propres. Pour un équipement de travail, les postes de coût sont détaillés sur notre page consacrée au prix.
Comment les exosquelettes peuvent-ils aider les personnes handicapées au travail ?
En retirant une contrainte précise, jamais en compensant une situation dans son ensemble. Un dispositif porté peut lever une gêne sur un geste répété, si ce geste reste au poste après aménagement. Il ne remplace pas un siège, pas une hauteur revue, pas une réorganisation des tâches, qui coûtent moins et se décident plus vite.