
Ergonome ou ergothérapeute : qui appeler, et quand, en Suisse ?
Frontière posée d’après : ASE · SwissErgo · CHUV · SECO · et notre partenaire Holentis
Un collaborateur a mal, un poste doit changer. Ce ne sont pas les mêmes métiers, et l’ordre dans lequel on les appelle compte.
✓ Nous disons quand ce n’est pas notre métier · ✓ Une orientation nommée, jamais un renvoi vague · ✓ Réponse sous 48 h ouvrées
En bref : l’ergonome agit sur le travail, ses postes et son organisation ; l’ergothérapeute agit sur la personne, sur prescription médicale. NovaFree fait de l’ergonomie-conseil en entreprise et oriente le soin individuel vers ses partenaires. Deux métiers, deux moments : ils ne se remplacent pas.
Un collaborateur revient d’arrêt, un autre se plaint du dos, et votre direction demande qui appeler. Quatre métiers portent des noms qui se ressemblent, et le premier appel oriente tout le reste.
Cette page les sépare, tels qu’ils existent en Suisse : ergonome, ergothérapeute, physiothérapeute, médecin du travail. Qui fait quoi, qui prescrit, qui paie, et dans quel ordre ils interviennent sur un même dossier de troubles musculo-squelettiques, les TMS. Elle prolonge la définition de l’ergonomie et son histoire, et elle dit où s’arrête notre métier.
Sur cette page :
Quelle est la différence entre un ergonome et un ergothérapeute ?
Trois lignes suffisent, et chacune est vérifiable.
L’objet. L’ergonome travaille sur le système de travail : les postes, les outils, l’organisation, les cadences. L’ergothérapeute travaille sur la personne : sa réadaptation, sa capacité d’agir au quotidien, ses moyens auxiliaires individuels.
Le statut. L’ergonome exerce une discipline scientifique : en Suisse, ce n’est pas une profession de la santé réglementée. L’ergothérapeute, lui, exerce une profession de la santé réglementée, avec un bachelor en haute école obligatoire et trois écoles dans le pays, à Lausanne, à Winterthour et à Lugano.
Le déclencheur. On appelle un ergonome parce qu’une entreprise veut changer quelque chose à ses postes. On consulte un ergothérapeute sur prescription médicale, et l’ergothérapie est un soin. Le premier répond à une organisation, le second à une ordonnance.
Tout le vocabulaire de ces métiers se lit sur le glossaire de l’ergonomie au travail.

Et le physiothérapeute, dans tout ça ?
Il traite le corps. Il ne conçoit pas le travail.
Un physiothérapeute soigne une douleur et rend de la mobilité : thérapie manuelle, exercices, rééducation après une lésion. C’est un métier de soin, lui aussi réglementé, et lui aussi sur prescription. En France, on dit kinésithérapeute : ce n’est pas un autre métier, c’est un autre mot.
Les deux métiers travaillent souvent ensemble sur le même dossier. Chez NovaFree, l’accompagnement terrain d’un mois se fait avec un physiothérapeute présent au poste : l’un regarde ce que le travail demande, l’autre regarde ce que le corps encaisse.
Le quatrième nom de la liste est le médecin du travail. Il se prononce sur l’aptitude et sur la santé au travail, et c’est lui, avec le médecin traitant, qui prescrit.
Qui appeler en premier, selon votre situation ?
La question se tranche sur une seule chose : ce qui est concerné, une personne ou un poste.
- Une personne nommée, avec une douleur ou une limitation : le médecin d’abord, puis l’ergothérapeute ou le physiothérapeute sur prescription. Ce n’est pas notre porte.
- Une équipe, un poste, un geste répété : l’ergonome. Le relevé porte sur le travail, pas sur les personnes.
- Les deux à la fois, par exemple une reprise après un arrêt long : les deux, dans cet ordre. Le soin reste au soignant, et le poste du retour se prépare en parallèle, comme le décrit la récupération après un TMS.
- Un doute : décrivez la situation. Une orientation coûte un appel, une erreur d’orientation coûte des semaines.
Que fait concrètement un ergonome dans une entreprise ?
Il regarde le travail réel, pendant qu’il se fait.
Le relevé porte sur des choses mesurables : les hauteurs, les charges, les fréquences, les angles, la durée du cycle, les appuis, l’éclairage. Il se conduit devant le poste, jamais sur plan. Le déroulé complet se lit sur l’audit ergonomique des postes.
« Tout ce qui est préventif permet aussi d’éviter d’avoir à suivre le collaborateur »
Ensuite viennent les mesures, dans l’ordre : supprimer la contrainte, équiper la tâche, organiser le travail, et seulement en dernier protéger la personne. L’équipement porté arrive au bout de cette liste, jamais à son début.
Le Secrétariat d’État à l’économie, le SECO, renvoie à la société suisse pour l’ergonomie, SwissErgo, membre du Centre for Registration of European Ergonomists. C’est la seule référence professionnelle que l’administration nomme.
Qui prescrit, et qui paie quoi ?
Deux circuits, et ils ne se croisent pas.
L’ergothérapie est un soin. Elle se prescrit par un médecin et se rembourse par l’assurance maladie, l’assurance accidents, l’assurance-invalidité ou l’assurance militaire, à raison de neuf séances par ordonnance selon la convention entre l’Association suisse des ergothérapeutes et Santésuisse.
L’ergonomie-conseil est une prestation d’entreprise. Elle ne se prescrit pas et ne se rembourse pas : elle se commande, et elle se facture à l’employeur. Personne n’a besoin d’ordonnance pour faire relever un poste.
Reste le cas de l’aménagement individuel. Le financement par l’assurance-invalidité est possible au cas par cas, au titre des moyens auxiliaires liés au poste de travail ou de l’intervention précoce, et la décision appartient à l’office AI cantonal. La mécanique est décrite sur le financement par l’assurance-invalidité.
Que fait NovaFree, et que ne fait-elle pas ?
Disons-le en une phrase, puis détaillons.
NovaFree fait de l’ergonomie-conseil : relever un poste, mesurer ce qu’il demande, écrire ce qui doit changer, accompagner le changement. Nous ne soignons personne, nous n’évaluons aucune capacité fonctionnelle, nous ne délivrons aucun certificat.
NovaFree n’est pas un cabinet d’ergothérapie, et c’est volontaire. Quand la situation individuelle dépasse le poste, une douleur chronique, une réadaptation, une reprise difficile, nous l’orientons vers un partenaire de santé : Holentis, notre partenaire de soin, dont l’équipe est interdisciplinaire, et les physiothérapeutes du réseau. Les rôles de chacun sont posés sur les partenaires de santé et leurs rôles.
L’inverse ne se fait jamais : nous ne présentons aucune de nos prestations comme du soin, et nous ne promettons rien au nom d’un partenaire.
Décrivez votre cas en trois lignes. Nicolas Wüst vous dit qui appeler, même quand ce n’est pas lui.
Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande
Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn
Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique
La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn
Parlons de vos postes de travail
ou appelez
Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89
Vos questions sur les métiers de l’ergonomie et du soin
Quelle est la différence entre un ergothérapeute et un physiothérapeute ?
Le geste et l’objectif. Le physiothérapeute traite la douleur, la mobilité et la force, souvent après une lésion : thérapie manuelle, exercices, rééducation. L’ergothérapeute travaille l’autonomie dans les activités réelles, à la maison comme au travail : adaptation des gestes, moyens auxiliaires, orthèses. Les deux sont des professions de la santé réglementées et interviennent sur prescription médicale.
Qui prescrit l’ergothérapeute ?
Un médecin. Médecin traitant, spécialiste ou médecin du travail selon le cas. La prestation est ensuite remboursée par l’assurance maladie, l’assurance accidents, l’assurance-invalidité ou l’assurance militaire, à raison de neuf séances par ordonnance selon la convention entre l’Association suisse des ergothérapeutes et Santésuisse. Une entreprise ne prescrit pas : elle peut informer, elle ne décide pas du soin.
Quel est le rôle de l’ergonome dans une entreprise ?
Rendre le travail tenable, sur la durée. Il observe le travail réel, mesure ce qu’il demande au corps avec des instruments nommés et datés, hiérarchise les mesures, puis accompagne leur mise en place. L’entreprise garde ensuite un document écrit. Il ne pose aucun diagnostic et ne suit aucune personne : ce n’est ni son métier ni son droit.
Un ergonome intervient-il ailleurs que dans un bureau ?
Oui, et c’est même là que le besoin est le plus fort. Atelier, cave d’affinage, chantier, exploitation agricole, entrepôt, service de voirie : partout où un geste se répète et où une charge se déplace. Les pages sectorielles du site partent chacune du geste réel du métier, pas du mobilier de bureau.