Opérateur équipé d'un exosquelette d'épaules, vissant au plafond sur un chantier de second œuvre

Exosquelette épaules et bras : mesurer le poste avant d’équiper, en Suisse

Démarche présentée dans Les Echos · RTS · Canal 9 · La Télé

Vos équipes finissent la journée les bras lourds : avant de choisir un exosquelette, mesurons les contraintes de vos postes.

✓ Mesure du poste avant tout modèle · ✓ Le conseil peut conclure « pas d’exosquelette » · ✓ Un mois d’essai au poste

En bref : un exosquelette d’épaules soutient le bras levé, sans porter la charge. La méthode tient en trois temps : mesurer le poste avant de comparer les modèles, essayer au geste réel, décider. Il complète l’aménagement du poste, il ne le remplace pas. NovaFree conduit cette mesure en Suisse.

90 % d’avis favorables avant l’essai. 75 % après usage réel. Ces deux chiffres viennent d’une étude menée par un fabricant, Hilti, avec l’ITMP et l’OPPBTP, auprès de 161 professionnels du bâtiment et des travaux publics (BTP), en France, en juin 2025.

Le principal tient là : un exosquelette d’épaules se juge à l’usage, pas sur une brochure. Si vos monteurs vissent au plafond, vous avez peut-être trois offres sur le bureau, aucune façon de les départager, et la crainte d’équiper pour rien.

Voici le geste assisté, ses limites, et la mesure à faire avant de signer. Le sujet d’ensemble s’ouvre sur les exosquelettes au travail.

À quoi sert un exosquelette d’épaules ?

Il soutient le bras levé, il ne porte pas la charge. Quand le bras monte, ressorts ou vérins reprennent une part du poids du bras et de l’outil, et renvoient cet appui vers le bassin. Le geste reste le vôtre.

C’est un DAP, un dispositif d’assistance physique : il assiste le geste, il ne protège de rien. Il vise à décharger la coiffe des rotateurs, les tendons qui tiennent l’épaule ; l’essai dit s’il y parvient à vos postes. Nous parlons de postes, pas de personnes à soigner : NovaFree fait de l’ergonomie-conseil.

Épaules ou bras : parle-t-on de la même chose ?

Oui, presque toujours. Le fabricant écrit « exosquelette de bras » quand il décrit où l’appui se prend, « d’épaules » quand il nomme la zone soulagée : même dispositif, qui agit dès que la main dépasse l’épaule.

La frontière utile est ailleurs. Si la contrainte naît quand le bras monte et reste haut, c’est l’épaule qu’il faut assister ; si elle naît quand le tronc se penche vers le sol, c’est le dos qu’il faut assister.

Conseiller NovaFree relevant l'angle d'élévation du bras d'un opérateur, directement au poste
L’angle, la durée, le poids, la cadence : quatre relevés qui précèdent les devis.

Comment mesure-t-on l’efficacité d’un exosquelette d’épaules ?

On mesure le poste, pas le matériel. Quatre grandeurs décident presque tout : l’angle d’élévation du bras, la durée cumulée passée main au-dessus de l’épaule, le poids de l’outil, la cadence. Relevées avant les devis, elles disent si un dispositif a sa place chez vous, et lequel.

La Confédération publie l’outil qui va avec : l’instrument d’évaluation des risques biomécaniques du Secrétariat d’État à l’économie (SECO), mis à jour le 31 octobre 2024, et son application SECO Ergo-Test couvrent cinq zones du corps, dont les épaules et les bras.

Nous l’employons au poste, avec les autres méthodes d’analyse (voir mesurer les contraintes : les outils). Une mesure ne promet rien ; elle donne le point de comparaison du relevé suivant.

L’angle d’élévation dit jusqu’où la main monte, et si elle passe au-dessus de l’épaule : c’est le seuil du dispositif, qui ne devient actif qu’à partir de là. La durée cumulée, elle, est le temps total passé main levée sur une journée : la contrainte s’installe par accumulation, et elle pèse plus qu’un geste isolé.

Le poids de l’outil est la charge que le bras tient en plus de lui-même : l’appui en reprend une part, celle du bras et de l’outil, jamais la charge manipulée. Reste la cadence, c’est-à-dire la fréquence à laquelle le geste revient dans le poste.

Que disent les études, et les gens qui le portent ?

Que l’enthousiasme retombe, et que la mesure reste. Les 90 % d’avis favorables tombés à 75 % après usage réel sortent d’un suivi de terrain ; plus de la moitié des équipés souhaitent pourtant continuer, et les auteurs, dont un fabricant, concluent qu’un exosquelette s’intègre dans une démarche globale, avec diagnostic préalable (étude Hilti, ITMP et OPPBTP, juin 2025, France).

L’INRS (France) ajoute la mécanique : un exosquelette redistribue les contraintes, il ne les supprime pas ; une hausse d’environ 15 % du coût cardiaque a été observée avec un modèle de bras de 9 kg. La revue ZHAW commandée par le SECO converge : des muscles moins sollicités, d’autres davantage.

La brochure 2025 du SECO fixe la place de l’outil : niveau P de la hiérarchie STOP, une mesure personnelle qui complète l’aménagement du poste, sans le remplacer. Au 19h30 de la RTS (12 novembre 2025), une spécialiste du SECO ramenait la décision à sa vraie question : « trouver cette adéquation entre la tâche, le collaborateur et son état de santé ».

Dans quels métiers les bras travaillent-ils au-dessus des épaules ?

Partout où l’outil se tient plus haut que l’épaule. Construction et second œuvre d’abord, plafonds, cloisons et percements : exosquelettes d’épaule sur les chantiers. Industrie et production ensuite, au montage en hauteur : quel exosquelette pour l’industrie.

Puis l’agriculture et la viticulture, l’industrie alimentaire, la santé et les soins, où l’INRS pose une réserve nette : quasi aucun exosquelette n’est adapté à la mobilisation de personnes.

Sur un chantier lausannois, dans un atelier valaisan, à Bulle comme à Yverdon, le même geste : le bras monte, il reste haut, et c’est la durée qui pèse.

Quel modèle pour quel geste ?

Aucun modèle n’est bon en soi : il est adapté à un geste, ou il ne l’est pas. Sur les épaules, l’offre est courte : Paexo (Ottobock), Hilti EXO-O1, HMT, ExoIQ, Ekso, Auxivo, Ironhand pour la main. La plupart sont passifs : ressorts et élastiques, ni moteur ni batterie ; les actifs accompagnent le geste et pèsent davantage.

En Suisse, la question arrive toujours par un nom de marque : ce réflexe vient trop tôt. NovaFree ne vend aucun modèle et travaille toutes marques. Pour l’arbitrage, les 6 critères de choix d’un exosquelette donnent la méthode, comparer les modèles d’exosquelettes garde la trace des essais, et combien coûte un exosquelette répond au budget.

Comment l’essayer sur vos postes en Suisse ?

En trois temps. L’analyse de vos postes d’abord. Puis un mois d’essai en conditions réelles, plusieurs modèles candidats et un physiothérapeute qui règle et recueille les ressentis. Le bilan enfin, relevés d’avant et d’après côte à côte : la décision vous appartient, et elle peut être « pas d’exosquelette ».

Nous venons à vos postes. Le pôle de Saillon, celui de Nicolas Wüst, couvre le Valais, Vaud, Genève, Fribourg, Neuchâtel et le Jura ; depuis août 2026, un second pôle à Malleray couvre l’arc jurassien et la Suisse alémanique. Les options de financement, assurance-invalidité comprise au cas par cas, se regardent ensuite.

Nicolas Wüst, fondateur de NovaFree

Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande

Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn

Nadja Broquet, ergonome NovaFree pour la Suisse alémanique

Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique

La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn

Et si vos équipes l’essayaient au poste ?

Sélection multi-marques, un mois d’essai encadré, bilan objectivé, avant toute décision.

ou appelez
Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89

Vos questions sur l’exosquelette d’épaules

Un exosquelette d’épaules se porte-t-il avec un casque, un harnais ou d’autres EPI ?

Souvent oui, mais cela se vérifie au poste, jamais sur une fiche technique. Casque, protection auditive, harnais antichute : chaque combinaison s’essaie sur la personne, avec ses propres EPI. Les frottements se voient en quelques minutes.

Peut-on porter un exosquelette d’épaules toute la journée ?

Rien ne l’impose, et c’est rarement souhaitable. Quelques jours d’adaptation, puis un port ciblé sur les tâches qui montent les bras. Le port reste volontaire : pour le SECO, un exosquelette n’est pas un équipement de protection individuelle.

Un exosquelette d’épaules gêne-t-il les mouvements des bras ?

Il contraint certaines amplitudes ; l’essai dit lesquelles. Un dispositif qui soutient le bras levé se fait sentir quand le bras redescend ; la revue ZHAW commandée par le SECO le documente. À l’essai, on note où l’amplitude manque.

Un exosquelette d’épaules soulage-t-il aussi le dos et la nuque ?

En partie seulement. Cela se mesure, cela ne se promet pas. L’appui pris sur les épaules se renvoie vers le bassin : le dos travaille autrement, pas moins par principe. La nuque, elle, a ses propres dispositifs.