
Exosquelette dans l’industrie en Suisse : quel modèle pour quel poste de ligne ?
Programmes d’évaluation suivis par RTS · Canal 9 · Blick
Trois offres de fournisseurs ne font pas une décision. Ce qui départage un modèle d’un autre, poste par poste.
✓ Aucune marque distribuée, aucun stock · ✓ Le modèle choisi après le geste, jamais avant · ✓ Réponse sous 48 h ouvrées
En bref : un exosquelette dans l’industrie se choisit sur le geste du poste, puis sur l’environnement réel. NovaFree observe, classe les mesures, fait essayer deux familles, puis décide avec vous. Toutes marques, aucun stock. Il complète les mesures techniques, il ne les remplace pas (SECO).
« J’ai trois offres et aucun critère pour les départager. » C’est la phrase qui revient dans les ateliers. Elle est juste : un catalogue ne décide rien.
Cette page donne les critères : ce que le geste impose, ce que l’environnement réel accepte, ce que l’équipement coûte au-delà du prix d’achat, et ce qu’un exosquelette ne fera pas contre les troubles musculo-squelettiques, les TMS. Le cadre général est sur le guide de l’exosquelette professionnel.
Sur cette page :
- Quels TMS dans ce métier ?
- Pourquoi trois offres de fournisseurs ne font-elles pas une décision ?
- Quelles solutions dans cet environnement ?
- Quels sont les inconvénients d’un exosquelette sur une ligne ?
- Quelles marques, et comment les départager ?
- Combien coûte l’équipement d’une ligne, au-delà du prix d’achat ?
- Par quoi commencer sur votre site ?
Quels TMS dans ce métier ?
Ce n’est pas la charge qui use, c’est la répétition. 62,1 % des salariés effectuent des mouvements répétitifs de la main ou du bras au moins un quart du temps de travail, et 46,7 % déclarent des positions douloureuses ou fatigantes dans la même modalité (SECO, Krieger et Arial, 2024).
Trois postes concentrent ces contraintes. L’assemblage bras levés, où l’épaule travaille au-dessus du coude pendant tout le cycle. Le contrôle qualité, où la main tient et tourne la pièce des milliers de fois. Le port de pièces, entre machine, bac et palette, qui plie le dos et le relève chargé.
Ces trois profils ne se traitent pas avec le même matériel, et c’est la première raison pour laquelle une offre unique ne peut pas répondre.
Pourquoi trois offres de fournisseurs ne font-elles pas une décision ?
Parce qu’une offre décrit un produit et pas un poste. Chaque fabricant propose ce qu’il fabrique. C’est normal, et personne n’a regardé votre cycle.
Un conseil utile commence là où le fabricant s’arrête. Nous ne distribuons aucune marque et nous ne tenons aucun stock : le conseil peut conclure qu’aucun exosquelette n’a sa place chez vous, et cela arrive.
Quelles solutions dans cet environnement ?
Dans l’ordre. Supprimer ce qui peut l’être, mécaniser ce qui reste, réorganiser ensuite, équiper en dernier. C’est la hiérarchie STOP, du S au P, et les mesures techniques de prévention en occupent le deuxième étage.
Ce qui décide qu’un exosquelette a une place sur une ligne
Le Secrétariat d’État à l’économie écrit que l’exosquelette ne constitue qu’une mesure complémentaire et reste limité dans sa portée (SECO, brochure exosquelettes, 2025). L’ordonnance 3 relative à la loi sur le travail, l’OLT 3, dit la même chose autrement : elle exige des mesures, jamais un équipement nommé.
Quels sont les inconvénients d’un exosquelette sur une ligne ?
Ils existent, ils sont documentés, et les taire coûte plus cher que les dire. Un dispositif porté déplace la contrainte : le SECO écrit qu’il peut augmenter l’effort musculaire d’autres muscles, notamment les antagonistes.
L’institut français de recherche en prévention recense ce que l’usage peut créer ou déplacer : contraintes posturales, gêne mécanique, collisions, perte d’équilibre, charge cardiovasculaire, inconfort, surcharge attentionnelle (INRS, exosquelettes, France).
En atelier, ces mots ont un visage. Un espace confiné entre deux machines interdit une structure d’épaule. La poussière et les copeaux usent les articulations mécaniques d’un dispositif. Un poste au froid raidit les sangles, change l’effort ressenti, et fait qu’un modèle jugé confortable en juin devient une gêne en février. Et un exosquelette porté toute la journée n’est pas le même objet qu’un exosquelette porté deux heures.
Quelles marques, et comment les départager ?
Pas de classement, et ce n’est pas une prudence de façade. Aucune donnée publique ne permet de désigner un meilleur modèle, et le SECO rappelle qu’il n’existe pas de données scientifiques concluantes sur la diminution des douleurs ou des TMS.
Ce qui se compare, en revanche, est concret : la zone assistée, le poids porté, le réglage à la morphologie, la tenue au nettoyage, la disponibilité des pièces d’usure et le service après-vente. Plusieurs marques couvrent les postes industriels : Paexo d’Ottobock, Laevo, HMT, Auxivo, ExoIQ, Ironhand, Hilti EXO-O1.
Le catalogue neutre est sur les marques d’exosquelettes, sans exclusivité, la distinction de famille sur exosquelette actif ou passif, et la grille sur comment choisir un exosquelette, critère par critère.
Combien coûte l’équipement d’une ligne, au-delà du prix d’achat ?
Un prix d’achat ne dit que la partie visible. Le coût réel se compte sur trois ans, et il comprend le réglage initial, la formation des opérateurs, les pièces d’usure, le nettoyage, le stockage en fin de poste et le temps d’encadrement.
S’y ajoute une décision de structure : équiper un poste ou une équipe, acheter ou louer le temps d’une série.
L’échelle des montants est sur le prix d’un exosquelette, poste de coût par poste de coût, et l’arbitrage se prépare sur la page louer un exosquelette ou l’acheter.
Ce que nous n’écrirons pas : un retour sur investissement fondé sur un gain de cadence, ni aucun pourcentage de productivité repris d’une plaquette de fabricant. Peu d’études permettent de constater une amélioration de la productivité des travailleurs qui utilisent un exosquelette, écrit le SECO : un chiffre de rendement serait une invention.
Par quoi commencer sur votre site ?
Par un poste, pas par un site. Une observation sur un cycle réel dit plus qu’un tour d’atelier de deux heures, parce qu’un tour d’atelier ne voit jamais la dernière heure d’un poste. Et ce que les autres opérateurs en disent compte autant que la mesure : une équipe qui n’a pas choisi ne porte pas.
Ce qui est possible tout de suite : un audit ergonomique sur un poste de ligne, puis essayer un exosquelette dans votre atelier, avec Nicolas Wüst et un physiothérapeute.
Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande
Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn
Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique
La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn
Parlons de vos postes de travail
ou appelez
Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89
Vos questions sur l’exosquelette dans l’industrie
Quelle marque d’exosquelette choisir pour un poste industriel ?
La question n’a pas de réponse publique, et s’en inventer une serait trompeur. Aucune donnée comparative indépendante ne classe les modèles entre eux. Ce qui se compare est la zone assistée, le poids, le réglage, l’entretien et le service en Suisse. Le reste se tranche au poste, en essayant deux familles.
Quel est le prix d’un exosquelette professionnel ?
Il s’agit d’une échelle, pas d’un prix. Elle dépend de la famille, du réglage, du nombre de postes et du choix entre location et achat. La page consacrée au prix détaille les postes de coût, y compris ceux qui n’apparaissent pas sur un devis.
Un exosquelette peut-il être porté toute la journée ?
Cela se vérifie, cela ne se promet pas. La durée de port supportable dépend du poids du dispositif, du cycle et de la température du poste. C’est précisément l’un des points que l’essai mesure, questionnaire rempli avant et après.
Un exosquelette est-il obligatoire pour se conformer à la loi suisse ?
Non. L’ordonnance 3 relative à la loi sur le travail et l’ordonnance sur la prévention des accidents exigent que le risque soit évalué puis réduit : elles n’imposent aucun équipement nommé. Une mesure technique documentée vaut mieux qu’un équipement acheté sans analyse.