Monteur vu de trois quarts, tête renversée en arrière, portant un appui-tête articulé relié à des sangles d'épaules

Exosquelette de nuque en Suisse : pour quels gestes de travail ?

Travail tête en extension : ce qu’en disent le SECO et l’OLT 3

Nous ne vendons aucun modèle. Le geste qui fatigue une nuque, ce qu’un appui cervical change, et ce qu’il faut régler avant d’en poser un.

✓ L’aménagement avant l’équipement · ✓ Toutes marques, aucun stock · ✓ Réponse sous 48 h ouvrées

En bref : un exosquelette de nuque reporte le poids de la tête vers les épaules pendant un travail tête en extension. On règle d’abord la hauteur de l’ouvrage, puis on vérifie le casque, puis seulement on essaie. NovaFree ne vend aucun modèle.

46,7 % des salariés déclarent des positions douloureuses ou fatigantes pendant au moins un quart de leur temps de travail (SECO, 2024). La tête en extension en fait partie.

Elle ne se corrige pas en se tenant mieux. Voici l’appui cervical au travail : quels gestes l’appellent, ce qu’il faut régler avant d’équiper, et comment l’essayer sans acheter. L’atteinte elle-même est traitée sur la cervicalgie professionnelle, et le cadre général sur le guide de l’exosquelette professionnel.

À quoi sert un exosquelette de nuque ?

À reprendre une part du poids de la tête quand elle part en arrière. La masse du crâne pèse sur les cervicales dès que le regard monte ; l’appui en reprend une partie et la reporte vers le haut du dos et les épaules. La charge change d’endroit, elle ne disparaît pas.

Ce sont des dispositifs passifs, sans moteur ni batterie, bâtis autour d’un appui-tête articulé et de sangles d’épaules. Légers, donc supportables sur une journée ; encombrants, donc parfois impossibles sous un casque.

Un point de droit change la lecture de toutes les fiches produit : un exosquelette n’est pas un équipement de protection individuelle. Le SECO écrit que le potentiel de protection des exosquelettes n’est pas suffisamment démontré, et qu’ils ne sont donc pas considérés comme des équipements de protection individuelle, les EPI (Secrétariat d’État à l’économie, brochure exosquelettes, 2025, p. 5). Il ne remplace aucun casque, aucun harnais.

Quels gestes de travail appellent un appui cervical ?

Un seul geste, décliné en cinq métiers : le travail prolongé tête levée. Peinture de plafond, pose électrique sous dalle, montage en hauteur, viticulture en pergola, élagage. Ce sont les métiers à observer en priorité, et ils se reconnaissent au quotidien sans instrument : il suffit de regarder où va le regard.

Le déclencheur n’est pas la force, c’est la durée. Quelques minutes la tête en arrière ne laissent rien ; deux heures cumulées par jour, cinq jours par semaine, laissent une nuque raide le soir et une consultation quelques mois plus tard.

Ce que les salariés déclarent subir au moins un quart du temps de travail

Trois expositions physiques déclarées par les salariés Barres horizontales, échelle partant de zéro et allant à 70 pour cent. Modalité commune : au moins un quart du temps de travail. Mouvements répétitifs de la main ou du bras, 62,1 pour cent. Positions douloureuses ou fatigantes, 46,7 pour cent. Port ou déplacement de charges lourdes, 29,0 pour cent. Même tableau, même enquête, mêmes salariés hors agriculture. 0 % 70 % Mouvements répétitifs 62,1 % Positions douloureuses 46,7 % Charges lourdes 29,0 %
Salariés en Suisse, agriculture exclue, n = 11 099. Modalité : au moins un quart du temps de travail. Tableau 1, page 11 (SECO, Enquête suisse sur la santé 2022, publiée en 2024).

Le signe qui trompe : la douleur arrive en fin de journée, rarement pendant le geste. C’est pourquoi elle remonte peu jusqu’au responsable sécurité, et jamais avant l’arrêt de travail. Le bénéfice attendu pour l’entreprise se joue là : soulager les cervicales pendant le geste, pas après.

Que vérifier avant d’équiper une nuque ?

Trois choses, dans cet ordre, et la troisième seulement si les deux premières ne donnent rien.

La hauteur de l’ouvrage. Une plate-forme élévatrice, un outil télescopique ou un poste incliné supprime le geste, et aucun appui cervical n’égale cela. La répartition des heures. Alterner deux heures en hauteur et deux heures au sol divise l’exposition sans rien acheter. L’équipement vient en dernier, sur ce qui reste. Dans cet ordre, jamais l’inverse.

Le droit part du même principe. L’ordonnance 3 relative à la loi sur le travail, l’OLT 3, demande des postes « conçus et aménagés conformément aux principes de l’ergonomie » (OLT 3, art. 23). L’aménagement précède l’équipement. Y compris quand l’équipement est séduisant, et il l’est souvent, parce qu’il se voit, se commande en trois clics et se montre à la direction le jour de sa livraison.

Reste la question qu’aucune fiche produit ne pose : la compatibilité avec le casque et avec le harnais antichute. Un appui qui oblige à desserrer la jugulaire ou qui gêne le point d’ancrage ne sera pas porté, et il ne doit pas l’être. Cela se vérifie sur le poste, avec les EPI réels.

Comment l’essayer sur vos postes, de Nyon à Sion ?

En le portant, au poste, pendant un mois. Un appui cervical se juge à la troisième semaine, quand le porteur a oublié qu’il l’a sur les épaules.

Nicolas Wüst conduit l’essai avec les personnes concernées, avec leurs équipements de protection et avec un physiothérapeute. Chacun remplit un questionnaire de pénibilité avant puis après. Nous ne tenons aucun stock et n’avons d’exclusivité avec aucune marque : l’essai peut conclure qu’aucun modèle ne convient à votre environnement de travail.

Les zones voisines sont traitées ailleurs : l’exosquelette d’épaules pour le travail bras levés et l’exosquelette pour soulager le dos. Les postes de coût sont détaillés sur le prix d’un exosquelette, et le choix entre louer et acheter sur louer ou acheter un exosquelette.

Nicolas Wüst, fondateur de NovaFree

Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande

Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn

Nadja Broquet, ergonome NovaFree pour la Suisse alémanique

Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique

La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn

Parlons de vos postes de travail

ou appelez
Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89

Vos questions sur l’exosquelette de nuque

Quels sont les inconvénients d’un exosquelette de nuque ?

Il déplace la charge au lieu de la supprimer : elle part vers les épaules et le haut du dos. S’y ajoutent l’encombrement sous un casque, la réduction du champ de vision vers l’arrière, le temps d’enfilage, et l’hygiène d’un appui-tête partagé entre plusieurs porteurs. Aucun de ces points ne se voit sur une photo de catalogue.

Un exosquelette de nuque est-il compatible avec un casque de chantier ?

Cela se vérifie sur le poste, jamais sur une fiche technique. L’appui-tête et la coque entrent souvent en conflit, et le harnais antichute ajoute une contrainte de plus. Rappel utile : l’exosquelette n’étant pas un équipement de protection individuelle, il ne remplace ni l’un ni l’autre.

Un exosquelette de nuque peut-il être financé ?

Un financement est possible au cas par cas, et rien n’est acquis d’avance. Trois voies existent en Suisse : les moyens auxiliaires du poste au sens de l’article 21 de la loi sur l’assurance-invalidité, l’intervention précoce, et la procédure des produits nouveaux. La décision appartient à l’office AI cantonal, et le détail est sur le financement par l’AI.