
Exosquelette de sport et de loisir en Suisse : pourquoi ce n’est pas un exosquelette de travail
Travaux sur l’assistance physique au travail relayés par RTS · Blick
Deux objets, deux mondes. Ce qui sépare un dispositif de randonnée d’un équipement de travail, et pourquoi nous ne vendons ni l’un ni l’autre.
✓ Nous ne vendons rien au grand public · ✓ Un conseil qui peut dire : ce n’est pas pour vous · ✓ Réponse sous 48 h ouvrées
En bref : un exosquelette de sport assiste une sortie de quelques heures, choisie et agréable. Un équipement de travail tient huit heures, imposées. NovaFree n’équipe que le travail. Nous ne recommandons aucun produit grand public, et nous n’en vendons aucun. Le geste du travail décide, pas le catalogue.
Vous cherchiez peut-être un dispositif pour la randonnée, le ski ou la marche. Vous êtes tombé sur un site qui parle d’entreprises, et c’est normal : le mot est le même.
L’objet, lui, ne l’est pas. Cette page dit ce qui sépare les deux, pourquoi un matériel de loisir n’a pas sa place sur un poste, ce que cela change pour les troubles musculo-squelettiques, les TMS, et ce que nous faisons, pour qui. Le cadre professionnel est sur le guide de l’exosquelette professionnel.
Qu’est-ce qu’un exosquelette de sport ?
Un produit de consommation. Il se vend en ligne, se choisit par soi-même et s’utilise quand on veut : randonnée, marche en montée, ski de piste, vélo.
Le marché est récent et bruyant, en Suisse comme en France. Les modèles se suivent, et aucun comparatif indépendant n’existe. Ces objets sortent du champ que couvrent la Suva et le Secrétariat d’État à l’économie : le travail. Aucun bénéfice biomécanique n’y est documenté, et les usages sportifs au-delà de la marche et du ski sont rarement décrits.
Ni Ergonova ni NovaFree n’en recommandent aucun, et nous n’en nommons aucun. Ce n’est pas de la prudence commerciale : nous ne les avons pas essayés au travail, et nous ne parlons que de ce que nous mesurons.
En quoi diffère-t-il d’un exosquelette de travail ?
Par la durée, par le réglage, et par la responsabilité. Trois différences qui changent tout.
La durée d’abord. Une sortie dure trois heures et s’arrête quand on le décide, au bord du chemin, sans autorisation à demander. Un poste dure huit heures et recommence le lendemain. Un dispositif supportable en randonnée peut devenir insupportable au quatrième jour d’atelier.
Le réglage ensuite. Un produit grand public se règle une fois, par son propriétaire. Un équipement de travail se règle à la morphologie de chaque porteur, se reprend après quelques jours, et s’entretient. La responsabilité enfin : au travail, c’est l’employeur qui répond de la santé de son personnel. La loi fédérale sur le travail, la LTr, le dit sans détour, et le choix d’un équipement entre dans ces obligations.
Un quatrième écart pèse plus qu’on ne croit. Un produit grand public se remplace ; un équipement de travail s’entretient, se répare et se règle de nouveau quand la personne change de poste. Les pièces d’usure, les sangles et les éléments élastiques sont des consommables. Il faut savoir qui les fournit, et sous quel délai. Nicolas Wüst pose la question au fabricant avant l’essai.
Le statut juridique de l’objet est traité sur la norme exosquelette et ce qu’elle n’oblige pas. Retenez qu’un exosquelette n’est pas considéré comme un équipement de protection individuelle, faute de potentiel de protection suffisamment démontré (SECO, brochure exosquelettes, 2025).
Un exosquelette de loisir peut-il servir au travail ?
Non, et la tentation est compréhensible. Un produit vendu quelques centaines de francs paraît plus simple.
Quatre raisons s’y opposent. Le fabricant ne l’a pas prévu pour cela, et sa notice le dit, à la page que personne ne lit. Personne n’a regardé le poste, donc rien ne garantit que l’assistance porte sur le bon geste. Le dispositif peut déplacer la contrainte, et le Secrétariat d’État à l’économie écrit qu’il peut augmenter l’effort d’autres muscles. L’employeur reste responsable si quelque chose se passe mal.
L’ordonnance sur la prévention des accidents, l’OPA, porte sur l’équipement utilisé au travail, quelle qu’en soit la provenance.
Il y a plus simple. Avant d’équiper un corps, on regarde le geste, et on essaie d’abord de le supprimer, de le mécaniser ou de le réorganiser. C’est l’ordre que le Secrétariat d’État à l’économie appelle Substitution, Technique, Organisation ; l’équipement porté vient après, au niveau Personnel. La différence entre les deux familles de dispositifs professionnels est expliquée sur exosquelette actif ou passif.
Que faire si vous cherchez un exosquelette pour vous-même ?
Parlez-en d’abord à un médecin ou à un physiothérapeute. Une douleur se qualifie avant de s’équiper.
Quatre étapes, dans cet ordre, et la première ne coûte rien.
- Faites qualifier la douleur : un dispositif porté ne traite rien. Il change la façon dont un effort se répartit, il ne soigne aucune articulation.
- Demandez qui vous suivra : un achat en ligne ne vient avec aucun suivi. Personne ne regarde comment vous marchez, personne ne règle l’objet sur vous, personne ne revient trois semaines plus tard, et un essai de dix minutes en magasin ne dit rien d’une sortie de six heures. Holentis, à Lausanne, est le partenaire de NovaFree sur ces situations individuelles.
- Regardez d’où vient la douleur : si elle vient de votre travail, la question change de nature, de destinataire et de financement. Ce n’est plus un achat personnel, c’est une affaire d’employeur : analyse du geste, mesures techniques, organisation, et équipement en dernier. La démarche complète est décrite sur la prévention des troubles musculo-squelettiques.
- N’attendez aucun remboursement de loisir : si votre situation relève d’une atteinte durable à la santé, l’assurance-invalidité peut entrer en jeu, mais toujours en lien avec l’emploi et au cas par cas, sur décision de l’office AI cantonal. Pour un usage de loisir, aucune prise en charge n’existe, ni par l’assurance-accidents ni par l’assurance-invalidité.
Que fait NovaFree, et pour qui ?
Des entreprises, en Suisse, et rien d’autre. Nous ne vendons aucun exosquelette et nous n’en stockons aucun.
Le travail d’Ergonova commence par l’observation d’un geste sur site, partout en Suisse. Il se poursuit par le tri des mesures possibles. Il se termine souvent sans achat. Nicolas Wüst intervient depuis Saillon en français, et notre second pôle, à Malleray, répond en allemand. Le catalogue des fabricants que nous consultons est sur les marques d’exosquelettes, sans exclusivité.
Ce que nous ne faisons pas : le conseil aux particuliers, la vente en ligne, l’usage sportif, et le soin. Une douleur qui vous gêne au quotidien relève d’un médecin, pas d’un achat. L’autre frontière de notre périmètre, l’usage militaire, est expliquée sur l’exosquelette militaire et notre périmètre.
Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande
Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn
Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique
La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn
Parlons de vos postes de travail
ou appelez
Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89
Vos questions sur l’exosquelette de sport et de travail
Quel est le rôle des exosquelettes, au travail et en loisir ?
Le même principe, deux intentions opposées. Dans les deux cas, une structure portée transfère une part de l’effort vers un autre appui. En loisir, l’objectif est le confort d’une sortie choisie. Au travail, l’objectif est de réduire une contrainte répétée, imposée, et qui dure des années.
Qui peut bénéficier d’un exosquelette ?
Au travail, la personne dont le geste est répété et dont la tâche ne peut être ni supprimée ni mécanisée. Hors travail, la question relève d’un professionnel de santé et non d’un conseil en ergonomie. Nous ne répondons que pour le premier cas.
Un exosquelette est-il efficace pour l’arthrose de la jambe ?
Ce n’est pas à nous de le dire, et ce n’est pas notre domaine. Une atteinte articulaire se discute avec un médecin ou un physiothérapeute, qui connaissent votre situation. Nous faisons de l’ergonomie-conseil en entreprise : nous ne soignons personne et nous ne prescrivons rien.
Un exosquelette est-il remboursé par l’assurance pour un usage personnel ?
Il n’existe pas de reconnaissance générale des exosquelettes dans la liste des moyens auxiliaires de l’assurance-invalidité. Un financement reste possible au cas par cas, lié à l’emploi, sur décision de l’office AI cantonal. Pour un usage de loisir, la question ne se pose pas : c’est un achat de consommation.
Puis-je acheter un dispositif de randonnée pour un collaborateur ?
Vous le pouvez, et cela ne vous exonère de rien. L’employeur reste tenu de protéger la santé de son personnel : acheter un objet conçu pour le loisir ne remplace ni l’analyse du geste, ni les mesures techniques, ni l’organisation du travail. Si le dispositif gêne, s’il déplace la contrainte ou s’il provoque une chute, la responsabilité ne se déplace pas vers le fabricant grand public, qui n’a jamais prévu cet usage. Avant d’acheter quoi que ce soit, faites regarder le poste : c’est moins cher, et cela tient devant un contrôle.