
Audit ergonomique en Suisse : que regarde-t-on dans votre environnement de travail ?
Nos analyses de postes suivies par La Gruyère · La Télé
Des mesures déjà prises et des arrêts qui reviennent au même poste : l’audit dit ce qui contraint encore, instruments à l’appui, avant toute dépense d’équipement.
✓ Analyse au poste réel, sur instruments nommés et datés · ✓ Mesures classées dans l’ordre de la hiérarchie STOP · ✓ Un audit peut conclure : pas d’exosquelette
Des entreprises suisses accompagnées par NovaFree








En bref : un audit ergonomique observe les gestes, charges et cadences à vos postes, puis les cote sur des instruments datés, liste de contrôle Suva 66128 et instrument biomécanique du SECO. NovaFree en tire un relevé hiérarchisé, poste par poste, chez vous. Le prix se compte en postes, jamais en grille.
46 %. C’est la part des entreprises suisses qui évaluent régulièrement les risques, contre 77 % dans l’UE-27 (SECO, Rapport sur la gestion de la sécurité au travail et de la protection de la santé, 2025, PDF).
Neuf sur dix ont pourtant pris au moins une mesure contre les TMS, les troubles musculo-squelettiques, en trois ans (même rapport). Entre ces deux chiffres tient une situation courante : du matériel acheté, des gestes rappelés, les mêmes absences au même poste.
Devant une direction qui réclame des faits, une conviction ne pèse rien. Voici un audit de bout en bout : les points observés, les instruments, l’obligation servie, le document qui en sort. La démarche ergonomique, de l’audit au suivi, replace cette étape dans l’ensemble.
Sur cette page :
- Un audit ergonomique, est-ce un audit de postes ou un audit de site web ?
- Que regarde-t-on exactement pendant un audit de poste ?
- Sur quels instruments l’audit s’appuie-t-il ?
- Quelle obligation légale un audit ergonomique sert-il, du CO à l’OLT 3 ?
- Comment un audit se déroule-t-il, de Lausanne à Martigny ?
- Avec quoi votre entreprise ressort-elle d’un audit ?
- Et après l’audit ?
- Dans quels cas un audit n’est-il pas la bonne porte ?
Un audit ergonomique, est-ce un audit de postes ou un audit de site web ?
Deux types d’audit portent le même nom. L’un évalue une interface numérique : navigation, lisibilité, parcours d’un site ou d’une application. L’autre évalue une situation de travail physique : gestes, charges, postures, cadences, environnement.
NovaFree ne pratique que le second. Si vous cherchez l’ergonomie de votre site internet, une agence du numérique vous servira mieux que nous : ce métier n’est pas le nôtre.
Que regarde-t-on exactement pendant un audit de poste ?
Cinq familles de faits, relevées pendant que le travail se fait : les gestes et les postures ; les efforts et les charges ; les cadences et la récupération ; l’environnement, soit l’éclairage, le bruit, le climat, l’air et l’espace ; l’organisation enfin, qui fait quoi et dans quel ordre.
L’instrument fédéral d’évaluation des risques biomécaniques structure ce relevé autour de cinq zones du corps : dos, nuque, épaules et bras, mains, hanches et jambes. Une contrainte se note à sa zone, pas à l’impression qu’elle laisse.
Deux principes portent le reste. On observe le travail réel, pas le travail prescrit : la fiche de poste décrit une intention, l’atelier montre une pratique. Et on parle aux personnes qui tiennent le poste : celui qui reprend au sol et pose à hauteur d’épaule sait à quelle heure le geste devient lourd.

Sur quels instruments l’audit s’appuie-t-il ?
Les critères doivent pouvoir être vérifiés. Ils viennent d’outils officiels, nommés et datés. La liste de contrôle Suva 66128, appréciation des contraintes physiques au poste de travail passe le poste au crible.
L’instrument SECO d’évaluation des risques biomécaniques (mis à jour le 31 octobre 2024), publié par le Secrétariat d’État à l’économie, cote les contraintes zone par zone, et l’application Ergo-Test du SECO permet de le remplir debout, au poste. L’APT, l’analyse du poste de travail, décrit le poste dans son ensemble : ses utilisateurs sont accrédités par le groupe BERE de Swiss Insurance Medicine.
Selon la tâche s’y ajoutent RULA, REBA, NIOSH ou OWAS, en complément des grilles Suva et SECO : les méthodes d’analyse de poste (RULA, REBA, APT…) les détaillent une à une.
Nommer l’instrument et sa date permet à un tiers de refaire le relevé. La différence se voit le jour où il faut défendre un budget.
Quelle obligation légale un audit ergonomique sert-il, du CO à l’OLT 3 ?
Aucun texte fédéral n’impose un audit ergonomique sous ce nom, autant le dire d’entrée.
L’obligation ne porte pas sur la prestation, elle porte sur la santé des personnes : l’article 328 du Code des obligations charge l’employeur de protéger la santé de ses collaborateurs, et la loi sur le travail (LTr) impose à son article 6 toutes les mesures dont l’expérience a démontré la nécessité, que l’état de la technique permet d’appliquer et qui sont adaptées aux conditions d’exploitation de l’entreprise.
Et l’ordonnance 3 relative à la loi sur le travail (OLT 3) l’écrit à son article 23 : « Les postes de travail et les équipements doivent être conçus et aménagés conformément aux principes de l’ergonomie. »
Les articles 24 et 25 ajoutent la position naturelle du corps et l’information sur le poids des charges ; l’OPA et la directive CFST 6508, dite MSST pour médecins du travail et autres spécialistes de la sécurité au travail, y ajoutent la détermination des dangers.
Reste le levier que presque personne ne cite : quand les défauts d’ergonomie ne se corrigent pas facilement, le commentaire officiel de l’OLT 3 demande de « faire appel à une personne formée en ergonomie » (SECO, commentaire de l’art. 23 OLT 3, PDF).
La vraie question : qu’est-ce qui contraint encore ? Une fois vos mesures prises, c’est celle qui compte. Un audit y répond ; la page le droit du travail et l’ergonomie déplie chaque texte.
Comment un audit se déroule-t-il, de Lausanne à Martigny ?
L’audit se déroule en cinq étapes, dans un ordre toujours le même, jamais à distance. Ces analyses sont conduites par Nicolas Wüst, ingénieur diplômé en mécanique, fondateur de NovaFree. Nous ne revendiquons aucun titre d’ergonome certifié : le commentaire de l’OLT 3 cité plus haut est une recommandation du SECO, pas un agrément que nous détiendrions.
- Le cadrage, avec vous. Quels postes, quelles équipes, quelles plaintes déjà remontées.
- La visite pendant le travail. Le poste s’observe en marche, à l’heure où il est difficile. Le détail de l’observation.
- L’entretien avec les personnes concernées. Ce qui fait mal, ce qui gêne, ce qu’on a bricolé pour tenir.
- Le relevé instrumenté. Les contraintes cotées zone par zone, sur les grilles Suva et SECO. Les instruments du relevé.
- La restitution. Le relevé se présente, se discute et se corrige avec vos équipes. Le livrable de l’audit.
Le déplacement fait partie de la méthode : l’audit se fait sur place, à vos postes, de Lausanne à Yverdon, Bulle ou Martigny, et non sur un questionnaire renvoyé par courriel. Un poste se regarde.
Nous ne publions pas de durée type : une usine à trois équipes ne s’observe pas comme un atelier de six personnes. Le nombre de journées se fixe au cadrage et figure dans l’offre.
Avec quoi votre entreprise ressort-elle d’un audit ?
Avec un document. Et avec une décision qui tient debout. Le document porte les contraintes relevées poste par poste, cotées et hiérarchisées, puis les mesures proposées dans l’ordre de la hiérarchie STOP : Substitution, mesures Techniques, mesures Organisationnelles, mesures de Protection individuelle. Chacune est rattachée à son niveau, le poste, l’organisation ou l’équipement.
Le gain est une décision documentée, pas une promesse de résultat : un audit mesure, il ne soulage personne par lui-même. Trois conditions décident de sa portée : des postes accessibles pendant le travail, des collaborateurs qui acceptent de parler, une direction qui lit le relevé. L’effort demandé de votre côté est court : désigner les postes, ouvrir les créneaux, libérer les personnes le temps de l’entretien.
Le constat tient en une phrase : on agit beaucoup, on mesure peu. Sans relevé, une mesure se choisit sur une impression : l’équipement finit au vestiaire, la contrainte reste au poste.
Et après l’audit ?
Les mesures se prennent dans l’ordre où elles ont été classées. On supprime ou on mécanise ce qui peut l’être, on modifie le poste, on revoit l’organisation. Ces trois niveaux passent avant tout équipement, et une part des contraintes s’y règle sans rien acheter.
Vient la mise en œuvre : notre accompagnement terrain d’un mois installe les mesures avec les équipes, aux côtés d’un physiothérapeute qui règle et observe. Une mesure que personne n’adopte n’existe pas.
Si une contrainte résiduelle subsiste alors, et alors seulement, l’essai encadré au poste réel d’un exosquelette se discute. Ce n’est pas la conclusion normale d’un audit : c’est une branche parmi d’autres.
L’ordre, lui, ne change pas : on épuise la substitution, les mesures techniques puis l’organisation avant d’équiper une personne. L’exosquelette complète, il ne remplace pas.
Dans quels cas un audit n’est-il pas la bonne porte ?
Trois cas, dits avant l’offre.
Quand la douleur est individuelle et médicale. Une personne qui a mal n’est pas un poste qui contraint : un audit documente une situation de travail, il ne soigne personne. NovaFree fait de l’ergonomie-conseil, l’adaptation du système de travail, et non de l’ergothérapie, qui agit sur la personne, sur prescription médicale. Le soin individuel s’oriente vers nos partenaires de santé.
Lorsque l’entreprise sait déjà ce qui contraint. Une PME qui a documenté ses postes et connaît ses gestes critiques n’a pas besoin d’un relevé qui répète ses dossiers. On part de l’existant, et l’étape suivante peut être directe.
Quand une mesure évidente existe en amont. Si une manutention peut être supprimée ou mécanisée, c’est cela qu’il faut faire, et l’audit le dira dès la première visite. « On mettra toujours l’accent sur des mesures de prévention collective », expliquait Claire Bauduin, ergonome au Groupe Mutuel, dans Les Echos, espace partenaires (2 juillet 2026). C’est aussi notre ordre de travail : substitution, technique, organisation, et la personne seulement ensuite.
Dire à qui l’on ne sert pas coûte quelques demandes. Cela évite de vendre un diagnostic à qui possède déjà le sien. L’entreprise décide en connaissance de cause.
Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande
Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn
Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique
La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn
Par où commencer ? Par vos postes.
ou appelez
Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89
Que faut-il encore savoir avant de demander un audit ergonomique ?
Un audit ergonomique, c’est pour un site internet ou pour un lieu de travail réel ?
Les deux métiers portent le même nom. L’un évalue une interface numérique ; l’autre un cadre de travail physique : gestes, charges, postures, cadences, environnement. L’audit décrit ici porte sur les postes. NovaFree ne pratique pas l’ergonomie des interfaces.
Un audit ergonomique est-il obligatoire ?
Non. Aucun texte fédéral n’impose une prestation portant ce nom. L’obligation vise la santé des personnes : la protéger (art. 328 CO) par toutes les mesures que l’expérience a montrées nécessaires et que l’état de la technique permet d’appliquer (LTr art. 6) et concevoir les postes selon les principes de l’ergonomie (OLT 3, art. 23). Le commentaire officiel de l’OLT 3 invite alors à faire appel à une personne formée en ergonomie.
Nous avons déjà pris des mesures contre les TMS. Un audit sert-il encore à quelque chose ?
Oui : l’audit part de l’existant. Parce que vous avez déjà agi, il est plus rapide à cadrer. Neuf entreprises suisses sur dix ont pris au moins une mesure contre les TMS au cours des trois dernières années, mais 46 % seulement évaluent régulièrement leurs risques, contre 77 % dans l’UE-27 (SECO, Rapport sur la gestion de la sécurité au travail et de la protection de la santé, 2025). Agir et mesurer sont deux gestes différents : le second dit si le premier a porté.
Combien coûte un audit ergonomique ?
Le montant dépend du périmètre observé : nombre de postes, équipes concernées et secteur. Une grille tarifaire mentirait sur au moins l’une de ces variables, et les tarifs d’« audit ergonomique » affichés en ligne concernent le plus souvent l’audit de sites internet. Un échange court suffit à cadrer le vôtre ; nous répondons sous 48 h ouvrées.