
Exosquelette pour un soignant en Suisse : transfert, soins au lit, bloc
Démarches de prévention relayées par RTS · Canal 9 · Les Echos
Le transfert ne se supprime pas. Ce qu’une assistance physique change au geste de soin, et les deux conditions qu’un service doit poser avant.
✓ L’hygiène vérifiée avant le modèle · ✓ Un physiothérapeute à nos côtés pendant l’essai · ✓ Réponse sous 48 h ouvrées
En bref : un exosquelette pour soignant assiste la flexion du buste pendant un transfert, pas le portage du patient. NovaFree vérifie l’hygiène et l’adhésion de l’équipe avant tout modèle. L’équipement porté complète les mesures techniques, il ne les remplace pas (SECO, 2025).
Sept heures du matin, chambre 12 : la soignante pose un genou contre le lit, passe un bras sous l’épaule, et amène la personne vers le fauteuil. Ce geste-là ne disparaîtra pas.
Reste ce qu’on peut changer autour. Cette page décompose le transfert, les soins au lit et le travail au bloc, dit ce qu’une assistance physique y change contre les troubles musculo-squelettiques, les TMS, et les deux conditions qu’un service doit poser avant. Le cadre est sur le guide de l’exosquelette professionnel.
Sur cette page :
Quels TMS dans ce métier ?
Un service de soins additionne trois contraintes rarement réunies ailleurs. La flexion du buste avec une charge vivante, qui bouge et qu’on ne pose pas. Le travail bras levés, au bloc et à la réfection de lit. La répétition, quinze transferts avant midi.
Aides-soignants, aides-soignantes, infirmiers et infirmières sont en première ligne, et les problèmes qu’ils décrivent se ressemblent d’un étage à l’autre. Réduire cette pénibilité suppose de protéger le dos avant l’arrêt, pas après.
Un chiffre fédéral situe l’exposition : 46,7 % des salariés déclarent des positions douloureuses ou fatigantes au moins un quart du temps de travail (SECO, Krieger et Arial, 2024). Dans un service de soins, le transfert fait à la main en est un cas type pour le dos.
Une précision de vocabulaire, parce qu’elle évite un malentendu fréquent. Cette page traite l’équipement du soignant, pas la rééducation du patient ni l’aide à la marche, qui relèvent d’autres pages et d’autres métiers. Le versant médical des troubles se lit sur les TMS en santé et soins.
Que se passe-t-il pendant un transfert de patient ?
Un transfert n’est pas un mouvement, c’est trois. Et un seul des trois charge le dos.
Les trois temps d’un transfert, et celui qui charge le dos
- 1. Préparer Frein du lit, hauteur réglée, fauteuil placé. Peu de charge, beaucoup d’effet sur la suite.
- 2. Amorcer Le buste descend, les bras prennent, le dos se redresse chargé. Tout se joue ici.
- 3. Accompagner Le mouvement se poursuit, la charge se répartit. La contrainte retombe.
Ce lit-fauteuil n’est d’ailleurs pas le seul transfert. Le retournement au lit demande une poussée latérale à bout de bras. Un relevé de chute impose une position basse et longue, souvent à deux, et toujours au plus mauvais moment de la journée. Le rehaussement combine flexion et traction vers la tête de lit.
Distinguer ces gestes change la conversation. Un dispositif qui aide au deuxième temps du lit-fauteuil peut ne servir à rien au relevé de chute. C’est pour cela qu’un essai se fait sur une journée de service, pas sur une démonstration.
Quelles solutions dans cet environnement ?
Un repère avant le tri : le contrôle des contraintes physiques publié par la Suva se remplit dans le service, en une matinée, et il sert de base commune.
D’abord ce qui existe déjà et qui n’est pas toujours utilisé. Le lève-personne, le drap de glissement, le disque de transfert, la hauteur variable du lit. Ce sont les mesures techniques de prévention, et elles passent avant, dans l’ordre que décrit la hiérarchie STOP, du S au P.
La vraie question n’est souvent pas l’absence de matériel, mais le temps : aller chercher le lève-personne prend des minutes que le planning n’a pas prévues. Traiter cela est une mesure d’organisation.
Vient ensuite l’assistance portée. Pour la flexion du buste, le principe est décrit sur l’exosquelette pour le dos, à la flexion ; pour le travail bras levés au bloc, sur l’exosquelette d’épaule, bras levés. Le Secrétariat d’État à l’économie rappelle qu’il ne constitue qu’une mesure complémentaire (SECO, brochure exosquelettes, 2025). Sur ces postes, nous suivons notamment Laevo, Auxivo, Paexo d’Ottobock et HMT.
Un exosquelette passe-t-il les protocoles de désinfection ?
C’est la première question d’un service. Un équipement partagé est un équipement à désinfecter.
Quatre points se vérifient avant l’achat, et Nicolas Wüst les pose au fabricant lui-même. Les matériaux supportent-ils le produit utilisé dans l’établissement ? Le dispositif se démonte-t-il, et en combien de gestes ? Où sèche-t-il, et combien de temps ? Qui en répond dans l’équipe ?
Sans réponse écrite à ces quatre points, le dossier ne passe pas l’hygiène hospitalière, et c’est normal. Nous posons ces questions au fabricant avant de vous proposer un essai : cela évite de faire espérer une équipe pour rien.
Comment une équipe de soins accepte-t-elle un équipement porté ?
Quand elle l’a choisi. L’adhésion ne se décrète pas, et un service de soins le fait savoir plus vite qu’un atelier.
Le témoignage le plus parlant ne vient pas d’un fabricant : c’est un exploitant d’établissement qui raconte une solution conçue pour et par des soignants. L’ordre des mots compte. Ceux qui portent sont ceux qui essaient, et ce sont eux qui tranchent.
Notre façon de le faire tient en trois éléments. Des volontaires, jamais une équipe entière. Un physiothérapeute présent pendant l’essai, qui regarde le geste et non le produit. Un questionnaire rempli avant et après par chaque porteur. Le soin individuel, lui, s’oriente vers nos partenaires de santé, physiothérapie et ergothérapie : nous faisons de l’ergonomie-conseil, pas du soin.
Par où commencer dans votre service ?
Par l’étage où les arrêts reviennent. Il est connu de tout le monde, et rarement observé une matinée entière.
Ce que nous n’avons pas encore : un établissement accompagné par nous et autorisé à publier son cas. Nous préférons l’écrire plutôt que d’emprunter le témoignage d’un autre secteur, où le geste n’est pas le même et où l’hygiène ne pose pas les mêmes questions.
Ce qui est possible tout de suite : un audit ergonomique sur une matinée de soins, puis essayer un exosquelette dans votre service, avec Nicolas Wüst. L’échelle des budgets est sur le prix d’un exosquelette, poste de coût par poste de coût.
Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande
Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn
Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique
La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn
Parlons de vos postes de travail
ou appelez
Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89
Vos questions sur l’exosquelette en soins
Quels exosquelettes pour quels gestes de soin ?
Un pour la flexion, un autre pour les bras levés, et rien pour la poussée. L’assistance lombaire vise le redressement du buste, au transfert et à la réfection de lit. L’assistance d’épaule vise le maintien des bras, au bloc. Le retournement et le rehaussement, qui engagent surtout la poussée et la traction, restent hors de portée d’un dispositif porté.
Comment nettoyer un exosquelette utilisé en établissement de soins ?
Selon une procédure écrite, validée avant l’achat. Elle précise le produit admis par le fabricant, les pièces démontables, le lieu et la durée de séchage, et la personne responsable. Un dispositif qui ne peut pas entrer dans le plan d’hygiène de l’établissement ne doit pas être acheté.
Un exosquelette est-il remboursé pour un établissement de soins ?
Il n’existe pas de reconnaissance générale des exosquelettes dans la liste des moyens auxiliaires de l’assurance-invalidité. Un financement reste possible au cas par cas, pour une personne, par les moyens auxiliaires liés à l’emploi ou par les mesures d’intervention précoce, sur décision de l’office AI cantonal. Pour un service entier, il s’agit d’un investissement de l’établissement.
Un exosquelette aide-t-il une personne âgée à marcher ?
Ce n’est pas le même objet, ni le même sujet. Les dispositifs d’aide à la marche et de rééducation s’adressent au patient et relèvent du soin ; ils ne sont pas traités ici. Cette page porte sur l’équipement du soignant pendant son travail.