Technicien de réseau qui travaille bras levés sur une armoire haute d'un poste électrique extérieur

Exosquelette dans les métiers de l’énergie en Suisse : réseau, hauteur, fosse

Programmes de prévention relayés par RTS · Canal 9 · Les Echos

Ici, énergie désigne un métier : des tournées, des interventions, et des gestes qui se répètent chaque jour.

✓ Vos tournées observées avant toute proposition · ✓ Un avis qui peut conclure : rien à équiper · ✓ Réponse sous 48 h ouvrées

En bref : un exosquelette dans les métiers de l’énergie assiste des gestes d’intervention, en hauteur ou en fosse. NovaFree observe d’abord la tournée. Toutes marques, aucun stock. L’équipement porté complète les mesures techniques, il ne les remplace pas (SECO, 2025).

Le mot désigne deux choses : ce que l’appareil consomme, et le secteur où l’on travaille.

Il s’agit ici du secteur, et de ses gestes : relevé de compteur, maintenance, travail en hauteur, intervention en fosse. Ce qu’une assistance physique y change contre les troubles musculo-squelettiques, les TMS, et ce qu’elle n’y change pas, se décide geste par geste et ouvrage par ouvrage, tandis que le cadre général, lui, se lit sur le guide de l’exosquelette professionnel.

Quels TMS dans ce métier ?

Quatre gestes reviennent sur un réseau. Le travail bras levés, sur une armoire, un tableau, une ligne. L’intervention en fosse, accroupi ou à genoux, dans un espace où l’on ne se redresse pas. Le port de matériel, touret, échelle, outillage, du véhicule au point d’intervention. Le relevé, des centaines de fois par tournée, dans des locaux que personne n’a dessinés pour qu’on y travaille accroupi.

Un chiffre fédéral cadre l’exposition : 46,7 % des salariés déclarent des positions douloureuses ou fatigantes au moins un quart du temps de travail (SECO, Krieger et Arial, 2024). Sur un réseau, l’ouvrage impose la posture.

S’y ajoute l’isolement. Une équipe d’intervention travaille à deux, loin de tout atelier.

Pourquoi le mot énergie ne veut-il pas dire la même chose pour tout le monde ?

Parce qu’il désigne à la fois une technologie, la façon dont fonctionne un exosquelette, et un secteur.

D’une part, l’énergie de l’appareil : ce qu’un dispositif consomme ou restitue, la batterie d’un modèle motorisé, le ressort d’un modèle sans moteur. Ce sujet est traité sur les pages consacrées aux marques d’exosquelettes actifs et au niveau d’assistance d’un exosquelette. La distinction de principe entre les deux familles est sur exosquelette actif ou passif.

De l’autre, les métiers de l’énergie : production, transport, distribution, services industriels communaux, eau et gaz compris. Ce sont des gestes, des tournées et des ouvrages. C’est de cela qu’il s’agit ici.

Quelles solutions dans cet environnement ?

Un instrument existe pour commencer : le contrôle des contraintes physiques publié par la Suva, rempli sur une intervention réelle plutôt qu’au bureau.

D’abord ce qui se change sur l’ouvrage et sur la tournée. Une armoire montée plus bas, un chariot de matériel, une échelle à plateforme, un binôme sur les charges longues. Ce sont les mesures techniques de prévention, et elles passent avant, dans l’ordre que décrit la hiérarchie STOP, du S au P.

Ensuite seulement l’assistance. Pour le travail bras levés, elle porte sur l’épaule : voir l’exosquelette d’épaule, bras levés. Pour la reprise de matériel au sol, sur la flexion : voir l’exosquelette pour le dos, à la flexion. Marques dont les modèles couvrent ces gestes : Paexo d’Ottobock, Laevo, HMT, Auxivo, ExoIQ, Hilti EXO-O1.

Le Secrétariat d’État à l’économie rappelle qu’un exosquelette ne constitue qu’une mesure complémentaire et reste limité dans sa portée (SECO, brochure exosquelettes, 2025). Les obligations générales de l’employeur se lisent sur la directive MSST et le cadre suisse.

Quels sont les inconvénients d’un exosquelette sur un réseau ?

Un dispositif porté déplace la contrainte, il ne la supprime pas. Une équipe qui l’attend à l’épaule le retrouvera parfois au bas du dos, ou dans la fatigue accumulée d’une fin de tournée.

Le SECO écrit qu’il peut augmenter l’effort musculaire d’autres muscles, notamment les antagonistes. L’institut français de recherche en prévention recense ce que l’usage peut créer ou déplacer : contraintes posturales, gêne mécanique, collisions, perte d’équilibre, charge cardiovasculaire, inconfort, surcharge attentionnelle (INRS, exosquelettes, France).

Sur un réseau, deux pèsent plus que les autres. La perte d’équilibre en hauteur, sur une échelle ou une plateforme. La gêne mécanique en espace confiné, dans une fosse ou un local de comptage. Ce sont deux motifs légitimes de renoncer.

Une troisième question est propre à ce secteur, et aucune fiche produit n’y répond : la compatibilité du dispositif avec le travail au voisinage d’installations sous tension et avec les équipements de protection individuelle déjà portés. Elle se tranche avec le fabricant et avec votre chargé de sécurité, pas avec nous, et pas après la commande.

Que vérifier avant d’équiper une équipe d’intervention ?

Six points, et ils se cochent sur le terrain. Aucun ne se vérifie sur une fiche technique.

Six points à vérifier avant d’équiper une équipe d’intervention

Cochez ce que vous constatez vous-même, sur le terrain, avec l’équipement réellement porté. Chaque ligne s’observe en moins d’une minute.

Points établis d’après le contrôle des contraintes physiques de la Suva et d’après la brochure du SECO sur les exosquelettes, parue en 2025.

Si trois lignes restent vides, le sujet n’est pas le modèle : c’est l’organisation de l’intervention. Un équipement ne rattrape pas un local encombré ni un véhicule sans place.

Par où commencer sur votre réseau ?

Par l’intervention la plus fréquente, pas la plus spectaculaire. C’est la répétition qui use, pas l’exception.

Ce qui est possible tout de suite : un audit ergonomique sur une tournée d’intervention, puis un échange avec Nicolas Wüst : contacter NovaFree, en français ou en allemand.

Nicolas Wüst, fondateur de NovaFree

Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande

Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn

Nadja Broquet, ergonome NovaFree pour la Suisse alémanique

Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique

La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn

Parlons de vos postes de travail

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Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89

Vos questions sur l’exosquelette dans les métiers de l’énergie

Quelle est la fonction d’un exosquelette pour un technicien de réseau ?

Soutenir une posture imposée par l’ouvrage. Il rend une part de l’effort quand le bras reste levé devant une armoire, ou quand le buste se redresse après une reprise au sol. Il ne porte pas le matériel à votre place et il ne raccourcit pas l’intervention.

Quel est le principe de fonctionnement d’un exosquelette ?

Il transfère une part de l’effort vers un autre appui du corps. Un modèle sans moteur stocke l’énergie dans un ressort ou un élastique et la restitue au mouvement inverse ; un modèle motorisé fournit sa propre énergie. La différence est développée sur la page consacrée à l’opposition entre les deux familles.

Quelle est la durée de vie d’un exosquelette utilisé en extérieur ?

Elle dépend de l’entretien plus que du modèle. Les pièces qui travaillent sont les sangles, les articulations et les éléments élastiques : la pluie, le gel et la poussière les usent. Un dispositif séché et rangé après chaque tournée tient bien plus longtemps.

Quel est le coût d’un exosquelette pour un service industriel ?

Le prix varie, et le nombre d’équipes pèse autant que le modèle. S’y ajoutent le réglage, la formation, les pièces d’usure et le remplacement. Les postes de coût sont détaillés sur la page consacrée au prix.