
Cas d’usage de l’ergonomie : à quoi ça ressemble dans votre secteur, en Suisse ?
Cadre commun : OLT 3 art. 23-25 · Suva 66128 · hiérarchie STOP · analyse de poste
Une caisse de six kilos, reprise des centaines de fois par jour, à hauteur de chevilles. Le métier change, ce geste revient partout.
✓ Le conseil peut conclure qu’aucun équipement n’est nécessaire · ✓ Suivi en français depuis Saillon, en allemand depuis Malleray · ✓ Réponse sous 48 h ouvrées
Des entreprises suisses accompagnées par NovaFree








En bref : les cas d’usage de l’ergonomie se ressemblent d’un métier à l’autre : charge basse, bras levés, geste répété, froid, vibrations. NovaFree part du geste réellement observé au poste, jamais de la branche, et suit l’ordre des mesures de l’ordonnance 3 relative à la loi sur le travail (OLT 3).
Vous cherchez à quoi ça ressemble chez vous, et on vous répond ce qu’est l’ergonomie. Ce n’est pas la même question.
Voici, secteur par secteur, la contrainte que le métier impose et ce qu’un aménagement y change. Ces situations servent d’hypothèse pour vos postes, pas de preuve. Les troubles musculo-squelettiques (TMS) naissent d’un geste, pas d’une branche, et c’est le geste, en Suisse comme ailleurs, que nous relevons.
Qu’est-ce qui change d’un secteur à l’autre, et qu’est-ce qui ne change jamais ?
Le geste change à chaque métier. La méthode ne change jamais.
Ce qui change : la hauteur de la charge, la cadence imposée, la température, la surface sur laquelle on marche, la place disponible autour du poste, la durée d’exposition dans la journée.
Ce qui ne change jamais : on observe le geste réel avant de proposer quoi que ce soit, on cherche d’abord à supprimer la contrainte, puis à la réduire par la technique et l’organisation, et l’équipement porté arrive en dernier.
C’est l’ordre que décrit la hiérarchie STOP : il s’applique à une cave comme à un entrepôt, et l’ordonnance 3 relative à la loi sur le travail en porte la logique en demandant d’abord d’éviter que les travailleurs aient à déplacer des charges à la main (OLT 3, art. 25 al. 1).
La démarche complète, de l’analyse à la décision, se lit sur la démarche, étape par étape.
À quoi ressemble une contrainte, secteur par secteur ?
À un geste précis, répété, dans un environnement qui ne se négocie pas.
| Le secteur | Le geste qui revient | Pour aller plus loin |
|---|---|---|
| Agriculture et viticulture | Travail bras levés dans les vignes en pente, et vibrations en cabine. | les TMS en agriculture, vigne et cabine |
| Industrie alimentaire | Gestes répétés à cadence imposée, souvent au froid et sur sol humide. | les TMS en agroalimentaire |
| Construction et second œuvre | Postures contraignantes tenues, équipes mobiles, postes qui changent chaque semaine. | les TMS sur les chantiers |
| Transport et logistique | Reprise de colis au sol et au-dessus des épaules, des centaines de fois par jour. | les TMS en logistique |
| Santé et soins | Manipulation de personnes, transferts et retournements, à deux ou seul. | les TMS dans les soins |
| Industrie de production | Assemblage au poste fixe, bras en l’air sous une machine, outils tenus en force. | les TMS en production |
Aucune de ces lignes ne décrit votre poste. Elles disent le geste qui revient dans le métier ; la contrainte réelle se relève chez vous, avec un instrument nommé.
À quoi ressemble un poste avant et après ?
À deux hauteurs différentes, et à une contrainte qui a changé de place.
Le même poste de mise en carton, avant et après
Avant
Après
- Les bras restent sous la hauteur des épaules et le dos n’a plus à fléchir : c’est la table qui remonte la charge, plus la personne.
- Le dos cesse de se courber à chaque caisse : la palette remonte au fur et à mesure du prélèvement.
Images générées, personnes fictives. Elles illustrent une situation de travail, elles ne documentent aucun poste réel ni aucun client.
Ce que la paire montre, c’est un déplacement, pas une disparition. C’est l’objet même d’un aménagement technique.
Pourquoi un cas d’un autre secteur ne se transpose-t-il pas ?
Parce que trois choses au moins diffèrent, et qu’il suffit d’une pour tout changer.
- La cadence : le même geste à trois reprises par heure ou à trois cents n’appelle pas la même mesure.
- L’environnement : le froid raidit, l’humidité fait glisser, le bruit empêche de se coordonner.
- Les personnes : morphologies, ancienneté, douleurs déjà installées, et parfois une équipe qui tourne chaque semaine.
Un cas d’usage sert d’hypothèse, jamais de preuve. Il vous dit quoi aller regarder chez vous, et dans quel ordre. Il ne vous dit pas ce que vous allez trouver.
Par où commencer dans votre secteur ?
Par une observation au poste, pas par un catalogue.
Le relevé initial se commande sur la page Faire analyser un poste par un tiers, et le choix de l’instrument de mesure se lit sur la page Quelle grille pour quelle observation. Les deux précèdent toute proposition d’équipement.
« il faut regarder ce que ça rapporte derrière »
Le conseil peut conclure qu’aucun équipement n’est nécessaire, et cela arrive. Une table réglable, un changement d’ordre dans les tâches ou une rotation entre deux postes règlent parfois ce qu’aucun matériel ne réglerait.
Décrivez votre secteur, vos postes et le geste qui revient. Nous vous disons ce qui s’observe chez vous, en français depuis Saillon avec Nicolas Wüst, et en allemand depuis Malleray avec Nadja Broquet.
Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande
Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn
Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique
La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn
Parlons de vos postes de travail
ou appelez
Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89
Vos questions sur les cas d’usage par secteur
Quels secteurs sont les plus concernés par les TMS ?
La question se pose par le geste, pas par la branche. Un poste de bureau avec une souris tenue huit heures et un poste de mise en carton n’ont ni la même contrainte ni la même solution, et deux entreprises du même secteur peuvent être très éloignées l’une de l’autre. Ce qui concentre le risque, ce sont la charge reprise bas ou haut, la répétition et les vibrations.
Un cas d’usage vaut-il pour mon entreprise ?
Non, il sert d’hypothèse. Il vous indique quel geste aller observer et quel type de mesure se pose d’ordinaire sur un geste comparable. La cadence, l’environnement et les personnes diffèrent toujours d’un site à l’autre : c’est le relevé chez vous qui tranche, pas l’exemple lu ici.
Faut-il un exosquelette dans mon secteur ?
Pas forcément, et souvent pas d’abord. L’équipement porté arrive au dernier cran de la hiérarchie des mesures, après la suppression de la contrainte, les moyens techniques et l’organisation du travail. Notre conseil peut conclure qu’aucun équipement n’est nécessaire. Quand il l’est, la façon de le choisir se lit sur comment choisir un exosquelette.
Quels sont les trois types d’ergonomie ?
Physique, cognitive et organisationnelle. La première porte sur le corps au travail : postures, charges, gestes répétés. La deuxième porte sur la charge mentale : informations à traiter, interruptions, décisions. La troisième porte sur la façon dont le travail est réparti dans le temps et entre les personnes. Les situations de cette page relèvent de la première, et l’organisation du travail y intervient presque toujours.