
Exosquelette dans les transports en Suisse : conduite, chargement, livraison
Démarches de prévention relayées par RTS · Blick · Les Echos
Le mot mobilité désigne deux choses. Ici, le métier : conduire, charger, livrer. Et ce qu’une assistance physique n’y change pas.
✓ Le sens du mot tranché avant toute proposition · ✓ Nous disons quand un exosquelette ne sert à rien · ✓ Réponse sous 48 h ouvrées
En bref : dans les transports et la mobilité, un exosquelette assiste le chargement et la livraison, jamais la conduite. NovaFree observe d’abord, au dépôt, les gestes de chargement et de livraison. Contre les vibrations, il ne peut rien : c’est le siège qui compte.
Deux personnes cherchent « exosquelette et mobilité » pour deux raisons opposées. L’une veut remarcher, l’autre veut charger un autocar sans se bloquer.
Cette page traite la seconde : les gestes des métiers du transport (conduire, charger, sangler, livrer), ce qu’une assistance physique y change contre les troubles musculo-squelettiques, les TMS, et ce qu’elle n’y change pas. Le cadre est sur le guide de l’exosquelette professionnel.
Quels TMS dans ce métier ?
Un poste de conduite et un quai de chargement n’usent pas de la même façon. Assis, le conducteur encaisse des vibrations et garde le buste immobile pendant des heures. Debout, il charge : bagages en soute, colis à l’étage, sangles à tendre.
Le chiffre fédéral cadre la partie manutention : 29,0 % des salariés portent ou déplacent des charges lourdes au moins un quart du temps de travail (SECO, Krieger et Arial, 2024). Un livreur du dernier kilomètre en porte plusieurs fois par heure.
S’y ajoute la transition, propre au métier : on passe d’une position assise prolongée à un effort maximal, sans palier et sans échauffement. Le versant médical du sujet se lit sur les TMS dans les transports de personnes.
De quelle mobilité parle-t-on ?
De celle des professionnels. Le mot recouvre deux marchés qui n’ont rien en commun.
D’un côté, la mobilité des personnes : aide à la marche, rééducation, autonomie après une atteinte. Ce sont des dispositifs médicaux, un parcours de prescription et un remboursement ; ils se lisent sur les exosquelettes en rééducation et sur les exosquelettes d’assistance au quotidien.
De l’autre, les métiers du transport : conducteurs de bus et de car, chauffeurs-livreurs, personnel de quai, agents d’escale. C’est de cela que parle cette page.
Quelles solutions dans cet environnement ?
Un point de départ simple : le contrôle des contraintes physiques de la Suva, rempli au dépôt, sépare déjà ce qui tient au véhicule de ce qui tient au geste.
D’abord le véhicule. Un siège suspendu réglé à la masse du conducteur, une suspension entretenue, un marchepied à la bonne hauteur, un hayon qui fonctionne. Aucun de ces quatre points ne se porte sur le dos. Ce sont les mesures techniques de prévention, et elles passent avant, dans l’ordre que décrit la hiérarchie STOP, du S au P.
Ensuite le geste de chargement. Pour la flexion répétée du buste en soute ou au hayon, le principe est décrit sur l’exosquelette pour le dos, à la flexion. Le versant marchandises, entrepôt et quai, est traité sur l’exosquelette en logistique. Sur ces postes, nous suivons notamment Laevo, Auxivo, Paexo d’Ottobock et ExoIQ.
Où nous nous déplaçons, depuis nos deux pôles
- Arc lémanique et Nord vaudois : dépôts de transports publics et bases de livraison.
- Valais et Chablais : pôle de Saillon, interventions en français.
- Arc jurassien et Jura bernois : pôle de Malleray, interventions en allemand.
Un exosquelette agit-il sur les vibrations du poste de conduite ?
Non.
Une structure portée transfère un effort d’un appui vers un autre. Les vibrations transmises par le plancher et par le siège ne sont pas un effort : ce sont des oscillations que seul un siège suspendu, une suspension entretenue et une vitesse adaptée atténuent.
Proposer un exosquelette à un conducteur qui se plaint du dos après huit heures de route, c’est répondre à côté. Le bon levier est le siège, et il coûte souvent moins cher. Nous le disons, même quand cela nous fait renoncer à une vente.
Quels risques mécaniques le port introduit-il dans une cabine ?
Trois, et ils sont sérieux dans un espace fermé. Une cabine n’est pas un atelier.
L’institut français de recherche en prévention recense ce que l’usage peut créer ou déplacer : contraintes posturales, gêne mécanique, collisions, perte d’équilibre, charge cardiovasculaire, inconfort, surcharge attentionnelle (INRS, exosquelettes, France). Le Secrétariat d’État à l’économie ajoute qu’un dispositif peut augmenter l’effort musculaire d’autres muscles.
En transport, cela donne des situations précises. L’accrochage au montant de porte à chaque descente. La gêne à la ceinture de sécurité si le dispositif reste porté au volant. La perte de temps à chaque arrêt, si l’équipement se retire et se remet. Ce sont trois motifs légitimes de renoncer.
Par où commencer dans votre dépôt ?
Par la tournée la plus chargée, et par le véhicule le plus roulé. Les deux disent la même chose, plus vite qu’un questionnaire.
Ce que nous n’avons pas encore : un exploitant de transport accompagné par nous et autorisé à publier son cas. Nous préférons l’écrire plutôt que d’emprunter le déploiement d’un réseau étranger et de le présenter comme une référence locale.
Ce qui est possible tout de suite : un audit ergonomique sur une tournée de livraison, puis un échange avec Nicolas Wüst, en français ou en allemand, par la page de contact de NovaFree.
Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande
Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn
Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique
La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn
Parlons de vos postes de travail
ou appelez
Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89
Vos questions sur l’exosquelette dans les transports
L’exosquelette peut-il aider à la manutention des bagages et des colis ?
Sur la flexion du buste, oui ; sur le port en escalier, non. L’assistance agit au moment du redressement, quand la charge est reprise bas. Elle n’agit pas sur la marche, ni sur les escaliers, ni sur la torsion en soute, qui restent les trois contraintes les plus citées par les livreurs.
Quels sont les inconvénients d’un exosquelette pour un conducteur ?
Il se retire et se remet à chaque arrêt, et c’est rédhibitoire. S’y ajoutent l’accrochage au montant de porte, la gêne à la ceinture de sécurité et l’inconfort assis. Sur une tournée à dix arrêts, un dispositif mal choisi coûte plus de temps qu’il n’épargne d’effort.
Un exosquelette est-il remboursé pour une entreprise de transport ?
Il n’existe pas de reconnaissance générale des exosquelettes dans la liste des moyens auxiliaires de l’assurance-invalidité. Un financement reste possible au cas par cas, pour une personne, par les moyens auxiliaires liés à l’emploi ou par les mesures d’intervention précoce, sur décision de l’office AI cantonal.
Quel est le prix d’un exosquelette pour un dépôt de transport ?
C’est une échelle, et le nombre de porteurs compte autant que le modèle. Un dispositif par véhicule ne coûte pas la même chose qu’un dispositif par personne, et il se règle moins bien. Les postes de coût sont détaillés sur la page consacrée au prix.