
Exosquelette pour un artisan en Suisse : qui décide, qui paie, qui règle ?
Essais d’artisans relayés par RTS · Blick · La Télé
Personne ne prescrit un exosquelette de travail. Ce qui décide, c’est le geste, la journée entière, et qui paie.
✓ Aucune marque à défendre · ✓ Un avis qui tient sur une journée, pas sur dix minutes · ✓ Réponse sous 48 h ouvrées
En bref : pour un exosquelette d’artisan, aucune ordonnance n’existe. NovaFree regarde le geste, fait essayer sur une journée entière, puis vous laissez décider. Toutes marques, aucun stock. L’équipement porté complète les mesures techniques et organisationnelles, il ne les remplace pas (SECO, 2025).
« Qui peut prescrire un exosquelette ? » La question revient sans cesse. La réponse tient en une ligne.
En Suisse, aucun professionnel ne prescrit un exosquelette de travail : il se choisit après analyse du geste, et il s’achète comme un outil de chantier, jamais comme un soin. Cette page dit ce que cela change pour un artisan, ce que l’assistance fait contre les troubles musculo-squelettiques, les TMS, ce qu’elle ne fait pas, et qui paie. Le cadre est sur le guide de l’exosquelette professionnel.
Quels TMS dans ce métier ?
Le second œuvre travaille haut et travaille bas, souvent dans la même heure. 62,1 % des salariés effectuent des mouvements répétitifs de la main ou du bras au moins un quart du temps de travail (SECO, Krieger et Arial, 2024). Le plaquiste y est exposé à chaque plafond.
Chaque corps de métier a son point d’usure. Le peintre et le plaquiste, l’épaule, au plafond. Le carreleur, les genoux et le bas du dos. L’électricien et le sanitaire, la nuque et le poignet, dans des espaces où l’on ne tient pas debout.
S’y ajoute ce que personne ne compte : le chargement du matériel dans la camionnette, deux fois par jour, à l’aller comme au retour, par tous les temps, et l’escalier sans ascenseur du dernier chantier de la semaine. Le versant médical du sujet se lit sur les TMS chez les artisans.
Qui peut prescrire un exosquelette à un artisan ?
Personne. Il n’existe aucune ordonnance pour un exosquelette de travail en Suisse.
Un médecin peut constater une atteinte et recommander d’alléger un geste, ce qui n’est pas la même chose que nommer un appareil. Un physiothérapeute peut décrire ce que le corps encaisse. Aucun des deux ne désigne un modèle, parce que le choix dépend du geste, du chantier et de la personne, pas d’un diagnostic.
Ce vide explique le vocabulaire flottant des devis. Les six mots suivants reviennent partout, et ils recouvrent des réalités précises qu’il vaut la peine de connaître avant de signer.
Les six mots que vous lirez sur un devis
Assistance d’épaule
Structure qui soutient le bras quand il travaille au-dessus du coude. Elle rend une part de l’effort quand le bras monte et reste levé. Elle ne soulage pas le dos.
Assistance lombaire
Structure qui reprend une part de l’effort au moment où le buste se redresse après une flexion. Elle n’agit ni sur la torsion, ni sur la marche, ni sur le port au-dessus des épaules.
Temps de port
Durée de port supportable avant que le dispositif ne devienne gênant. Elle se mesure sur un chantier, pas en démonstration.
Période d’adaptation
Les premiers jours, pendant lesquels le geste se réorganise autour du dispositif. Un jugement porté avant la fin de cette période ne vaut rien, ni pour acheter ni pour renoncer.
Réglage à la morphologie
Ajustement des longueurs et des tensions à la taille et à la corpulence du porteur. Un même modèle mal réglé devient inutile, ou gênant. Le réglage se refait après quelques jours.
Prescription
Acte médical qui ouvre un droit à une prestation. Il n’en existe aucun pour un exosquelette de travail en Suisse : le dispositif se choisit, il ne se prescrit pas.
Quelles solutions dans cet environnement ?
D’abord ce qui se change sans rien porter. Un échafaudage roulant à la bonne hauteur retire plus de contraintes d’épaule qu’un dispositif porté, et il coûte le prix d’une location de semaine. Un lève-plaque en retire davantage encore. C’est l’ordre que décrit la hiérarchie STOP, du S au P.
Ensuite seulement l’équipement. Pour le travail au plafond, l’assistance porte sur l’épaule : voir l’exosquelette d’épaule, bras levés. Pour la reprise de charge au sol, elle porte sur la flexion : voir l’exosquelette pour le dos, à la flexion. La différence entre les deux familles est sur exosquelette actif ou passif.
Aucun de ces choix n’est imposé. L’ordonnance 3 relative à la loi sur le travail, l’OLT 3, exige des postes conçus selon les principes de l’ergonomie, jamais un équipement nommé, et l’inspection cantonale du travail vérifie les mesures prises, pas la marque.
Le Secrétariat d’État à l’économie écrit que l’exosquelette ne constitue qu’une mesure complémentaire et reste limité dans sa portée (SECO, brochure exosquelettes, 2025). Parmi les marques que nous suivons sur ces postes : Hilti EXO-O1, Paexo d’Ottobock, Laevo, HMT, ExoIQ. Nous n’en distribuons aucune.
Un exosquelette se porte-t-il toute une journée de chantier ?
C’est la question. Elle ne se tranche pas en salon. Dix minutes de démonstration ne disent rien d’une journée.
Trois épreuves décident. Monter et descendre d’un échafaudage ou d’un escabeau vingt fois. Entrer et sortir de la camionnette, se baisser dans le coffre. Travailler en espace contraint, sous un évier, dans un vide sanitaire, contre un mur.
Un dispositif qui échoue à l’une des trois finit dans la camionnette avant midi. C’est d’ailleurs le risque que l’institut français de recherche en prévention documente : gêne mécanique, collisions, perte d’équilibre, inconfort, surcharge attentionnelle (INRS, exosquelettes, France).
Qui paie, quand on est indépendant ?
Vous, le plus souvent. C’est la différence de fond avec un salarié.
Trois pistes existent tout de même. La location, pour ne pas immobiliser un montant sur un chantier de six semaines : l’arbitrage se prépare sur la page louer un exosquelette ou l’acheter. L’amortissement, puisqu’il s’agit d’un investissement d’exploitation. Et, en cas d’atteinte à la santé, un financement au cas par cas de l’assurance-invalidité.
Sur ce dernier point la formulation compte. Il n’existe pas de reconnaissance générale des exosquelettes dans la liste des moyens auxiliaires ; une prise en charge reste possible au cas par cas, sur décision de l’office AI cantonal. Le détail est sur le financement d’un exosquelette par l’assurance-invalidité.
Par où commencer, seul ou à trois ?
Par un appel. Une demi-heure suffit pour savoir si le sujet vous concerne.
Ce que nous n’avons pas encore : un artisan indépendant accompagné par nous et autorisé à raconter son cas. Nous préférons l’écrire plutôt que d’emprunter le témoignage d’un autre métier.
Ce qui est possible tout de suite : un audit ergonomique sur un chantier réel, ou un échange direct avec Nicolas Wüst, en français ou en allemand, par la page contact de NovaFree.
Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande
Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn
Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique
La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn
Parlons de vos postes de travail
ou appelez
Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89
Vos questions sur l’exosquelette pour artisan
Quel est le prix moyen d’un exosquelette pour un artisan ?
Il n’existe pas de prix moyen utile. L’écart entre une structure d’épaule simple et un dispositif motorisé est considérable, et la location change complètement le calcul pour une entreprise de trois personnes. Les postes de coût sont détaillés sur la page consacrée au prix.
Qui sont les fabricants d’exosquelettes que vous pouvez conseiller ?
Plusieurs, et aucun ne couvre tous les gestes. Les marques que nous pouvons citer pour le second œuvre sont Hilti EXO-O1, Paexo d’Ottobock, Laevo, HMT et ExoIQ, toutes disponibles sur notre marché. Nous n’en distribuons aucune et nous n’en écartons aucune d’avance : le catalogue neutre est sur la page des marques.
Quels sont les inconvénients d’un exosquelette sur un chantier de rénovation ?
La gêne dans les passages étroits vient en tête. Viennent ensuite la chaleur sous la structure, le temps de mise en place à chaque interruption, et le fait qu’un dispositif d’épaule ne sert à rien quand on travaille au sol. Un modèle mal choisi ne se porte plus au bout de trois jours.
Quelle est la durée de vie d’un exosquelette utilisé en chantier ?
Elle dépend de l’entretien et du rangement. Les pièces qui travaillent sont les sangles, les articulations et les éléments élastiques : la poussière de plâtre et les projections les usent. Un dispositif nettoyé et rangé chaque soir tient bien plus longtemps qu’un dispositif laissé dans le coffre.