Trois dispositifs d'assistance posés côte à côte devant un poste de travail en atelier

Comparatif d’exosquelettes : sur quels critères comparer, en Suisse ?

Grille adossée à : OLT 3 art. 23-25 · LTr art. 6 · Suva 66128 · instrument SECO

Trois devis sur le bureau, et pas un critère commun pour les mettre en regard. Le mot comparatif est partout, la comparaison nulle part.

✓ Trois modèles au moins sur le même poste et le même geste · ✓ Conseil toutes marques, sans exclusivité fournisseur · ✓ Réponse sous 48 h ouvrées

Des entreprises suisses accompagnées par NovaFree

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En bref : un comparatif d’exosquelettes utile ne compare pas des modèles, il compare six lignes : geste, zone assistée, durée de port, réglage, compatibilité avec les équipements déjà portés, chaîne de service. NovaFree la remplit au poste. Une grille ne tranche jamais seule.

Trois devis, trois vocabulaires, trois façons de présenter la même chose. Aucun critère commun ne permet de les mettre côte à côte.

Voici la grille que tous les comparatifs supposent : sur quoi comparer, pourquoi une fiche technique n’y répond pas, et ce qu’une grille ne tranchera jamais, dans la prévention des troubles musculo-squelettiques, les TMS. Elle prolonge le guide de l’exosquelette professionnel, et elle part du poste, pas du catalogue.

Pourquoi les comparatifs d’exosquelettes ne comparent-ils rien ?

Parce qu’ils partent du produit, et que le produit n’est pas la question.

Les comparatifs en ligne expliquent les familles, testent des dispositifs de loisir ou alignent des dizaines de modèles, sans critère commun. Or le vrai critère de choix, c’est l’activité, pas la fiche technique.

La distinction entre familles techniques ne suffit pas non plus à comparer : elle situe, elle ne départage pas. Elle se lit sur exosquelette actif ou passif, ce qui les sépare.

Main remplissant une grille de critères sur une planchette, devant un poste de travail
La grille se remplit devant le poste, une ligne à la fois, pas devant trois catalogues.

Sur quels critères comparer deux dispositifs ?

Six lignes. Aucune ne porte un nom de marque.

Ligne de la grilleCe qu’on observeCe qu’une fiche technique en dit
Le gesteCe que fait le corps, combien de fois, à quelle hauteurRien : elle décrit un objet, pas une tâche
La zone assistéeDos, épaules, main, membres inférieursElle l’annonce, sans dire pour quel geste
La durée de portLe temps réel sous les sangles, pauses déduitesRien
Le réglageQui règle, quand, et si cela se refaitUn nombre de crans, sans échelle commune
Les équipements déjà portésCasque, harnais, vêtement de protection, ceintureRien, presque toujours
La chaîne de servicePièces, délai de réparation, appareil de remplacementRarement, et jamais un délai

Quatre de ces six lignes se remplissent devant le poste, pendant le travail, et nulle part ailleurs. C’est la raison pour laquelle un comparatif en ligne ne vous mènera jamais au bout.

Pour aller plus loin : ce que pèse un exosquelette sur une journée, régler le niveau d’assistance, le budget d’un exosquelette professionnel et louer pour savoir, acheter pour durer.

Pourquoi une fiche technique ne répond-elle à aucun de ces critères ?

Parce qu’elle décrit un objet, et qu’aucun de ces six critères ne porte sur l’objet seul.

Une fiche donne une masse, parfois un nombre de crans, parfois une taille. Elle ne dit rien du geste, rien de la durée, rien de ce que la personne porte déjà.

Quand deux fabricants annoncent la même grandeur, ils ne l’ont pas mesurée de la même manière : il n’existe aucune échelle commune de l’assistance. Une Hilti EXO-O1 et une Laevo Flex annoncent toutes deux une réduction des efforts ; les deux mesures ne se comparent pas, et aucune des deux ne dit combien d’efforts votre poste demande.

« je suis surtout sûr de pas connaître le meilleur modèle qui sortira l’année prochaine »

Nicolas Wüst, sur La Télé, Entrepreneurs, 18 décembre 2024

C’est pour cela que nous ne publions ni classement, ni recommandation par défaut. Le prix suit la même règle : il se compare à service égal, jamais à ligne de catalogue égale. Le catalogue des modèles existe et il est neutre : voir le catalogue des marques, sans exclusivité.

Comparer, est-ce un acte d’achat ou une évaluation des risques ?

Une évaluation des risques. Et le droit suisse le dit avant nous.

La loi sur le travail demande à l’employeur les mesures que l’état de la technique permet d’appliquer et qui sont adaptées aux conditions d’exploitation. L’ordonnance 3 ajoute que les postes de travail et les équipements doivent être conçus conformément aux principes de l’ergonomie. Comparer des équipements, c’est donc instruire une obligation, pas passer une commande.

Les instruments qui remplissent la grille sont eux aussi publics (voir mesurer les contraintes, les outils), dont le feuillet Suva 66128 et l’instrument d’évaluation du Secrétariat d’État à l’économie, le SECO.

Et l’ordre des mesures ne change pas : l’équipement porté arrive au dernier cran de la hiérarchie STOP. Comparer avant d’avoir cherché à supprimer la contrainte, c’est comparer trop tôt.

Que ne tranche jamais une grille de comparaison ?

Trois choses, et ce sont celles qui décident.

  • L’acceptation. Deux personnes au même poste ne portent pas le même jugement sur le même dispositif. Aucune ligne de grille ne le prédit.
  • La fatigue de fin de journée. Elle ne se lit sur aucune fiche technique : elle se constate après une semaine de port.
  • La compatibilité réelle avec le poste. Un dégagement de dix centimètres entre deux machines invalide un modèle que la grille classait premier.

Une grille sert à éliminer, pas à élire. Elle écarte les dispositifs qui ne peuvent pas convenir, et elle ramène le choix à deux ou trois candidats. Le dernier pas se fait au poste, jamais sur un écran : c’est aussi ce que dit le SECO quand il place l’exosquelette au dernier cran des mesures.

Comment mettre trois modèles en regard au poste ?

En les faisant coexister sur le même geste, à la même cadence, avec les mêmes personnes.

Le protocole : un mois de mise à disposition, un plan d’occupation défini avec vous, un physiothérapeute au poste, un questionnaire rempli avant et après par chaque testeur. Trois modèles au moins sont mis en regard avant toute recommandation, et le port reste volontaire.

Ce que vous récupérez n’est pas un vainqueur : c’est une grille remplie, poste par poste, avec ce que les porteurs ont dit. Le déroulé se lit sur planifier un essai comparatif au poste.

Décrivez le geste, la cadence et les équipements déjà portés. Nicolas Wüst vous dit quelles lignes de la grille sont déjà tranchées, et lesquelles ne le seront qu’au poste.

Nicolas Wüst, fondateur de NovaFree

Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande

Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn

Nadja Broquet, ergonome NovaFree pour la Suisse alémanique

Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique

La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn

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Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89

Vos questions sur la comparaison des exosquelettes

Quelles sont les meilleures marques d’exosquelettes ?

La question n’a pas de réponse générale. Nous ne la donnerons pas. Un dispositif excellent sur un geste de flexion répétée est inutile pour un travail bras levés. Ce qui existe, c’est un dispositif qui convient à un poste donné, à une durée de port donnée et à des personnes données. Nous conseillons toutes marques, nous n’en stockons aucune, et nous ne couronnons personne.

Quels sont les inconvénients d’un exosquelette ?

Ils sont réels et documentés. Le dispositif ajoute une masse, il peut gêner un déplacement ou un accès, il déplace l’effort vers d’autres muscles, et il demande un temps d’habituation. Il ne supprime aucune charge : il accompagne un geste. C’est précisément pourquoi il arrive au dernier cran de la hiérarchie des mesures, et jamais au premier.

Quel exosquelette choisir pour un poste donné ?

Commencez par le geste, pas par le modèle. Quelle partie du corps travaille, combien de fois par heure, à quelle hauteur, pendant combien de temps, avec quels équipements déjà portés. Ces cinq réponses éliminent déjà une bonne part du marché. La méthode complète se lit sur la page Par où commencer le choix d’un exosquelette ; cette grille-ci dit sur quoi mettre les candidats en regard.

Un comparatif suffit-il à décider ?

Non, et c’est ce qu’aucun comparatif n’écrit. Une grille élimine, elle n’élit pas : elle ramène le champ à deux ou trois candidats plausibles. L’acceptation par les porteurs, la fatigue après une semaine et l’encombrement réel du poste ne se lisent nulle part ailleurs qu’au poste. C’est le rôle de l’essai, et c’est la dernière étape.