Opérateur portant un dispositif d'assistance motorisé pendant une opération de manutention

Marques d’exosquelettes actifs et connectés : quels modèles, quelles limites, en Suisse ?

Cadre cité : SECO 2025 · OMach RS 819.14 · OEPI RS 930.115 · ISO 13482:2014

Un devis pour six dispositifs motorisés, et pas une ligne sur les batteries. Ce qui coûte cher n’est pas l’achat : c’est l’après.

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Des entreprises suisses accompagnées par NovaFree

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En bref : les marques d’exosquelettes actifs proposent des dispositifs qui embarquent une source d’énergie et des actionneurs. Leur coût ne tient pas dans le prix d’achat : batteries, entretien, formation, chaîne de service. NovaFree les qualifie au poste, sans en vendre aucun. Aucune norme ne les certifie.

Six dispositifs motorisés sur un devis, et rien sur la recharge, rien sur qui répare, rien sur le délai. Le prix d’achat est la partie facile.

Cette page décrit la famille motorisée telle qu’elle se vit en exploitation : qui fabrique quoi et pour quelle zone du corps, ce que la machine demande après la livraison, et ce qu’aucun texte ne certifie contre les troubles musculo-squelettiques (TMS). Elle prolonge le catalogue des marques d’exosquelettes sur son segment le plus exigeant, et se lit après les critères de choix d’un exosquelette.

Comment fonctionne un exosquelette actif ?

Un dispositif porté qui produit lui-même de la force. Ekso, Sarcos ou ExoIQ travaillent cette famille.

Trois éléments le définissent : une source d’énergie embarquée, le plus souvent une batterie ; des actionneurs, moteurs électriques ou vérins, qui appliquent cette énergie à une articulation ; et une commande, qui décide quand et combien. Un dispositif passif, lui, ne fait que restituer l’énergie du mouvement de la personne.

Le comparatif d’exosquelettes critère par critère met les familles en regard. Le choix entre les deux ne se traite pas ici : il se lit sur exosquelette actif ou passif, ce qui les sépare, et le catalogue des passifs vit sur les exosquelettes passifs, famille par famille.

Opérateur travaillant bras levés avec un dispositif d'assistance d'épaule motorisé
Un dispositif assiste une zone, jamais le corps entier : c’est la première question à poser.

Quels dispositifs motorisés existent, et pour quelles zones ?

Par zone assistée, et non par classement. Aucune marque n’est meilleure : elles ne visent pas le même geste.

  • Le tronc et les lombaires. Des dispositifs motorisés accompagnent la flexion et le relevé du buste. C’est le segment le plus fourni, et celui où les passifs sont aussi les plus présents.
  • Les épaules et les bras levés. Ottobock avec la gamme Paexo et SuitX, Ekso ou ExoIQ travaillent cette zone, avec ou sans motorisation selon les modèles.
  • La main et la préhension. Ironhand assiste la fermeture de la main, ce qui concerne les gestes de serrage répétés plus que le port de charge.
  • Les membres inférieurs. Twiice, Sarcos ou Ekso travaillent la marche, l’appui et le relevé, avec des finalités très différentes selon qu’on parle de travail ou de réadaptation.

Nous ne vendons aucun de ces dispositifs et n’en stockons aucun. Les nommer sert à décrire des mécanismes, jamais à recommander : la zone se décide sur le geste, et le geste se relève au poste.

Deux critères se jugent ensuite à part, et ils ont chacun leur page : le poids d’un exosquelette et le niveau d’assistance et son réglage. Les montants relevés en Suisse vivent, eux, sur le prix d’un exosquelette.

Existe-t-il une norme qui certifie un exosquelette actif, en Suisse ?

Non. Et c’est vérifiable texte par texte.

Aucun texte fédéral ne leur est consacré. La seule qualification officielle suisse est négative : le Secrétariat d’État à l’économie, le SECO, écrit que leur potentiel de protection n’étant pas suffisamment démontré, « ils ne sont actuellement pas considérés comme des équipements de protection individuelle » (SECO, exosquelettes et prévention, juin 2025).

Le détail : ISO 13482:2014 vise les robots de service personnel, et le mot exosquelette n’apparaît pas dans son champ d’application. ISO/DIS 25563 est un projet, au stade DIS le 24 août 2026 : il ne s’invoque pas au présent.

Le règlement européen sur les machines de 2023, l’ordonnance suisse sur la sécurité des machines et celle sur les équipements de protection individuelle visent des familles de produits, pas ce dispositif.

Dernier point, souvent mal compris : le marquage CE n’est pas exigé en Suisse, même si la législation sectorielle suisse peut l’admettre en lieu et place du marquage suisse. Le statut complet se lit sur la norme exosquelette et ce qu’elle n’oblige pas.

Que demande un dispositif motorisé une fois en service ?

Trois choses que le devis ne dit pas, et que Nicolas Wüst demande avant tout le reste.

Des batteries. Combien de packs par dispositif, combien de temps pour recharger, où on les range, comment on les fait tourner sur deux équipes, et ce qu’elles deviennent au bout de trois hivers. Une batterie perd de la capacité au froid, et un quai de chargement n’est pas un bureau.

Un entretien. Pièces d’usure, mises à jour logicielles, contrôles annuels. La vraie question n’est pas de savoir lequel tombe en panne : c’est combien de temps un porteur reste sans dispositif, et si un appareil de remplacement existe.

Une formation, et un référent. Un dispositif motorisé s’enfile, se règle, s’éteint et se range : quelqu’un doit savoir le faire dans l’entreprise, sinon l’équipement finit au vestiaire. Ces trois postes se chiffrent avant la signature, pas après, et ils entrent dans le raisonnement de louer ou acheter un exosquelette.

Comment essayer un motorisé avant d’en équiper une équipe ?

Plus longtemps que pour un passif, parce que l’engagement est plus lourd.

Le protocole ne change pas : un mois de mise à disposition au poste réel, un plan d’occupation défini avec vous, un physiothérapeute présent, un questionnaire rempli avant et après par chaque testeur. Sur un motorisé, deux vérifications s’ajoutent : la recharge tient-elle le rythme de vos équipes, et que se passe-t-il le jour où un dispositif s’arrête.

Le port reste volontaire, et l’essai peut conclure qu’aucun modèle ne convient. C’est arrivé, et cela vaut mieux qu’un parc immobilisé. Le déroulé complet se lit sur essayer un exosquelette dans votre entreprise, et les retours d’entreprises sur les études de cas d’exosquelette.

Décrivez le geste, la durée du cycle et l’organisation des équipes. Nicolas Wüst vous dit si la famille motorisée a un sens sur ce poste, ou si elle n’en a pas.

Nicolas Wüst, fondateur de NovaFree

Nicolas Wüst · Fondateur & CEO · Suisse romande

Vos équipes méritent mieux qu’une promesse de catalogue : des solutions qui tiennent à leur poste, dans leurs cadences. C’est ma conviction depuis mes années d’industrie, et c’est pour ça que NovaFree existe. Mon parcours sur LinkedIn

Nadja Broquet, ergonome NovaFree pour la Suisse alémanique

Nadja Broquet · Ergonome, santé au travail · Suisse alémanique

La santé au travail est un levier de performance et de pérennité pour les équipes. C’est ma conviction, et elle guide chaque poste que j’analyse, en français comme en allemand. Mon parcours sur LinkedIn

Parlons de vos postes de travail

ou appelez
Nicolas Wüst : 079 244 24 26
Nadja Broquet: 078 912 12 89

Vos questions sur les exosquelettes motorisés

Quelle est l’autonomie d’un exosquelette motorisé ?

Nous ne publions aucune autonomie, et c’est volontaire. Les valeurs annoncées sont des données de fabricant que nous n’avons pas mesurées nous-mêmes, et elles dépendent du réglage, de la température et du geste. Ce qui se demande avant de signer : le nombre de packs fournis, le temps de recharge, le comportement au froid, et ce que devient la capacité après deux ans. Tout cela se vérifie pendant l’essai.

Qui répare un exosquelette motorisé, et en combien de temps ?

Cela se contractualise, cela ne s’espère pas. Un dispositif électronique a une chaîne de service, un dispositif mécanique en a une autre : pièces, délais, atelier, appareil de remplacement. La question utile n’est pas de savoir lequel tombe en panne, mais combien de temps un porteur reste sans son dispositif. Posez-la au fournisseur avant la commande, pas après.

Un exosquelette actif est-il certifié ?

Non, aucune norme ne le certifie en Suisse. Aucun texte fédéral ne leur est consacré, et la seule qualification officielle est négative : ils ne sont pas considérés comme des équipements de protection individuelle. Les normes qu’on vous citera visent d’autres objets, ou sont encore à l’état de projet. Un fournisseur qui parle de certification parle d’autre chose.

Faut-il former les porteurs à un dispositif motorisé ?

Oui, et cela fait partie du coût. Enfiler, régler, éteindre, ranger, signaler une anomalie : ce sont des gestes qui s’apprennent, et il faut au moins un référent formé dans l’entreprise, comme le décrit la formation à l’exosquelette. Une équipe qui ne sait pas régler son équipement l’abandonne en trois semaines, et le parc dort.